Petites Histoires chez Pachyderme

Quand Jolie Julie arrivait dans la rue, le Coureur s'arrêtait toute affaire cessante, il essayait d'attirer son attention, s'avançait pour engager la conversation, faisait le joli cœur…

Quand CJST la croisait dans l'escalier, il faisait l'intéressant, la questionnait sur son travail, lui prodiguait des conseils comme il savait si bien le faire !

MjFR se trouvait rarement en présence de J.J., mais quand cela se produisait, il frétillait, et tout à coup parlait parfaitement le français !

Contrairement à toute attente, ce fut le Gueulard qui remporta la mise !

Entre deux scènes dramatiques avec la Reine du pâté de ville, il jeta son dévolu sur elle, un après-midi en passant. Par le plus pur hasard, la voiture de J.J. encontra un souci, et le Gueurlard qui avait entrepris à ce moment de démonter des automobiles dans la rue, éparpillant les boulons et pièces sur le trottoir, se proposa de lui donner un coup de main : ce n'était pas grand chose, sous le capot, en relation avec le tableau de bord… Pour une fois, il trouva la solution, et joua alors de son charme ! J.J. le remercia et le Gueurlard fier de lui, roula des mécaniques jusqu'à l'épave dont il s'ocupait…
Les jours suivants, il la guetta, lui dit un mot gentil, une phrase, et comme elle avait l'habitude d'être regarder, flatter, elle se laissa faire… Un soir, vêtu de beau comme un banlieusard, il lui proposa de boire un verre, "sans engagement". Elle le trouvait bien fait, amusant. Il la trouvait bien roulée, blonde comme l'autre, qui habitait en face !
Ils sortirent ensemble…
"Il n'est pas si terrible" pensa-t-elle.
"Elle est mieux que l'autre" se disait le Gueulard.

Gueulard commença à faire son macho, l'obligeait à lui acheter des trucs, l'entraînait là où cela lui plaisait : elle pliait. Il était mal à l'aise avec ses amis (des bourges). Elle n'avait rien de commun avec ses amis à lui. Il croyait avoir attrapé le gros lot et Il la commandait, la dominait ouvertement aux yeux de tous. Comme des rencontres et des injonctions avaient lieu en pleine rue, on se demandait combien de temps elle allait supporter ce scénario. 

Pendant ce temps les dissentions avec la Mère Sans-Gêne et sa Reine de fille avaient repris pour on se sait quel prétexte. Une fin d'après-midi, on vit la police arriver, s'entretenir avec la Reine, aller chez la Gueularde : il y avait eu vol. C'était l"opérette au milieu de la chaussée.
Gueulard avait pris la poudre d'escampette… chez Julie !

-C'est ce que je pensais, se dit la Godiche qui assistait à la scène depuis sa fenêtre, maintenant il investit l'immeuble. Quelle tâche ! Il fallait bien qu'ils nous installent ses poisons là… "

La police monta chez Julie, interrogea le délinquant, convoqua tout le monde au poste.
Et on ne revit plus le Gueulard avec Julie. Les voisins de l'immeuble respirèrent.

 

 à suivre…
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