divagations du début-XXI°siècle

Quand la France est Contée

à la Bibliothèque Nationale de France il y a des pépites de tout genre : aujourd'hui les traditions !
stéréotypes plus ou moins mis en scène en 1939

"Fêtes de France"  

présentaient aux New-Yorkais de l'époque, la France traditionnelle (voire presque éternelle)

Capture d’écran 2020-12-26 à 12

Ce film, commandé par le Commissariat Général au Tourisme, est réalisé pour l'Exposition Internationale de New-York, de 15'35" sur quelques fêtes traditionnelles de la France (surtout) rurale et (un peu) urbiane de l'époque de l'Entre-2-Guerres…

aspects techniques 

 

 

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Chants de Noël d'Ancien Temps

À  la Bibliothèque Nationale de France, il y a des pépites :  Noël

Noël enregistrés à l'Entre-Deux-Guerres en France*

Capture d’écran 2020-12-26 à 11

Noël limousins = 2'

Noël poitevins = 2'12" + 2'43"

Noël du Rouergue = 2'34" + 1'04 + 1'25"

Noël des Gueux = 2'39"

•Noël provencaux : Marcho dei Reï = 2'40" ; Pastre Pastresse = 2'44"

et en bonus la 1°version de Petit Papa Noël de 1944 :

Petit Papa Noël
Je rêvais, c’est naturel,
De jouets neufs plus amusants,
Que ceux que j’ai depuis un an
Je t’en avais fait une large liste
Mais ne les apporte pas
Et pour que maman ne soit plus triste
Fais revenir mon Papa !

 

La neige tombe à gros flocons
Dans son lit un petit garçon
En souriant dit « Je voudrais,
Maman, si tu le permettais
Avant d’éteindre la lumière
Fais une dernière prière

Petit Papa Noël
Quand tu descendras du ciel
Avec ta hotte de jouets
N’oublie pas mon petit soulier
Petit Papa Noël
Je voulais, c’est naturel
Te demander de beaux soldats
Que j’aurai conduit aux combats

Mais j’allais parler
A petite Mère
Qui m’a répondu tristement
Il ne faut jamais
Jouer à la guerre
Ca fait pleurer les Mamans
Petit Papa Noël
Quand tu descendras du ciel
Pour que Maman ne pleure pas
Ne m’apporte pas de soldats

Je l’ai vu dans les magasins
Que quelques jouets en bois peints
Mais je sais bien que tout là-haut
Il en existe de plus beaux
Cachés derrière un gros nuage
Et qu’ils sont pour les enfants sages

Petit Papa Noël
Quand tu descendras du ciel
Avec ta hotte de jouets
N’oublie pas mon petit soulier
Petit Papa Noël
Je rêvais, c’est naturel
De jouets neufs plus amusants
Que ceux que j’ai depuis un an

Je t’en avais fait
Une longue liste
Mais ne les apporte pas
Et pour que Maman ne soit plus si triste
Fais revenir mon Papa
Petit Papa Noël
Quand tu descendras du ciel
Pour moi ne prend pas de jouets
Que mon vœu soit exaucé

 

*Cela nous changera des miévreries yankees dont on nous abreuve !

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Mauvais

Capture d’écran 2020-11-07 à 19

Il est un mauvais terrien,
il est mauvais homme,
il est mauvais citoyen,
est-il mauvais mari ?
est-il mauvais père ?
il est mauvais patron,
il est mauvais président,
= il est mauvais perdant !

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Pas-Cuite*

Petites histoires de Pachyderme :

Pas-Cuite était partie avec ses enfants et son chien, laissant son mari dans le grand appartement du rez-chaussée !

Pas-Cuite était arrivée avec sa famille dans le wagon de débarquement des gens à problèmes dans le second bâtiment, des H.L.M. en bout de rue. ELle était bien calibrée avec de longs cheveux fins qu'elle peignait mais ne savait pas coiffer. Elle s'habillait de couleurs ternes, sans grâce, un peu passe-partout.
Elle était mariée, trois enfants, puis un chien, puis des enfants en garde à la journée… Pour cela, sa famille occupait un logement T5. Elle avait demandé un rez-chaussée afin de ne pas déranger les voisins de dessous avec les va et vient des enfants. Jusque là tout est normal.
En arrivant dans le pâté d'immeubles, elle fit tout de suite connaissance avec les voisins… Elle était liante, pas farouche, simple. Elle racontait sa vie, ou ce qu'elle croyait telle à tout le monde ; on aurait dit "sans filtre", mais elle savait taire de nombreux pans.
Elle se prit d'amitié avec la Gueularde et voulut un chien comme elle… Quand elles passaient devant l'immeuble pour promener leur animal, elles se racontaient les histoires du pâté d'immeubles. Pas-Cuite couinait et balançait des vannes à deux sous. Bientôt, elles ameutèrent d'autres commères et tournaient en rond autour des bâtiments. Elles voulurent enroler Godiche, mais cela ne concordait pas bien… Mughlaqa qui en était à son Nième congé maladie et avait besoin de voir du monde les rejoint. Elle suivit le mouvement un temps… puis prit peur de la capacité de nuisance de ces femmes.
Gueularde lisait un périodique de "chroniques" criminelles qu'elle achetait en revenant du travail dans une autre commune… Elle plaquait ce qu'elle lisait sur son voisinage et alimentait la conversation. Une autre mégère, la langue aussi bien pendue que l'esprit tordu et perinicieux formait le groupe Pieds-Nickelés locaux.

Quand Godiche écarta leurs avances, elles se vengèrent en se tournant vers Rajah… Celui-ci étant sociable, il allait les voir et elles le conduisaient dans la rue afin qu'il se confronte au trafic routier. D'autres fois, elles miaulaient sous les fenêtres de Godiche pour lui faire croire qu'il était dans la rue.
À deux voisines, elles avaient abonné un père de famille à une revue porno. L'épouse prit très mal la chose et voulut divorcer. Les deux commères se fendaient de rire et racontaient l'histoire à qui voulait l'entendre. Naturellement l'information finit par arriver aux oreilles de l'épouse… qui voulut les tuer !
Une autre fois, elles versèrent leurs ordures dans le parc à jouer des enfants afin qu'ils arrêtent de fréquenter le devant de leurs fenêtres.
Mughlaqa en avait suffisemment entendu et elle les quitta… ferma ses volets dès qu'elle les entendait arriver. Elles lui firent une ou deux niches, puis elles passèrent à une autre victime.

Les enfants de Pas-Cuite avaient fréquenté une école privée du centre-ville parce que la seconde était dysphasique. Ce qui était cocasse, car sa famille à elle était une communarde pur jus. Sa mère menait et allait chercher l'enfant en traversant le fleuve. En fait, Pas-Cuite ne se sentait pas de l'élever. Puis l'aînée decida que l'école était trop loin, qu'il fallait y aller trop tôt et s'abstint d'y aller. Le troisième enfant de Pas-Cuite était un garçon féru de petites bêtes : il les observait pendant les heures dans leurs allées et venues. Mais question d'apprendre… ce n'était pas son fort. Il fut placé en école spécialisée par la Maison du Handicap : sa mère en était très fière.
Et le mari de Pas-Cuite ? C'était un brave homme, créole que l'on avait marié à Pas-Cuite et qui nourrissait sa famille en travaillant dans l'industrie mécanique des environs. Il ne se mêlait pas des histoires de sa femme, mais la surveillait de près. Elle n'avait pas le droit de sortir du pâté d'immeubles sans une bonne raison. D'ailleurs le chien qu'elle promenait si souvent ne connaissait que ce tènement !

Comment Pas-Cuite avait-elle quitté son foyer avec sa troupe, en laissant le mari ?
La suite quand on la saura…

à suivre…
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Calme dans l'Immeuble

Petites histoires chez Pachyderme :

Carïbéen dormait et, réveillé, reçu quelques appels téléphoniques : on l'entendit de la fenêtre ouverte, car pour lui il ne faisait pas assez froid. De l'escalier sa voix passait comme un fond sonore. Il ne but pas, ne s'énerva pas, consomma de la télévision avec son casque : comme quoi quand il voulait, il pouvait.
Discret, comme à son habitude n'entrouvrit qu'à peine sa porte pour entrer ou sortir… aucun bruit de porte ou de clé lors de ses allées et venues.
Bernique allait de son fauteuil à sa cuisine, de ses casseroles à son canapé accompagnée si doucement de sa musique de variété qu'on savait à peine qu'elle était présente.
Seigneur avait pu dormir tranquille jusqu'à 10h… à part sa chasse d'eau au lever, rien n'indiquait qu'il fût chez lui. Il reçut un copain le dimanche, mais rien n'y laissa paraître.
Godiche comme à son habitude, s'occupait à faire semblant de ne rien faire. Mais calée dans ses coussins, les émissions vaguement qu'elles écoutaient à longueur ne filtraient pas la porte. Le cliquetis de son clavier restait discret.
Pachyderme avait trop bu le vendredi soir pour endurer la gymnastique de Sportif qui était en fait chez sa nouvelle Belle. Il ne s'aperçut que le matin qu'il n'y avait pas de trace de présence à l'étage au dessus.
CJFR était chez sa femme avec son fils. Cette fin de semaine il ne gérait pas sa sous-location !
Julie fit la grasse matinée et enfila ses pantoufles d'hiver toute molletonnée et ses pas ne s'entendaient plus. Elle alla chez ses parents, puis chez des amis, puis chez sa sœur et ne rentra pas chez elle.
Louée ne bougea pas de chez elle, on ne sait pourquoi : ni elle descendit les escaliers avec ses talons sonores, ne claqua pas sa porte, ne fit pas danser son trousseau de clés - type geôlier - , ni elle ne parla à qui que ce soit, ni tint de discours à ses oiseaux… Avait-elle perdu son téléphone aussi ?
Anguille navigua dans son duplex en chaussons épais et en pyjama.
Péronnelle avait rendez-vous disait son agenda. Elle ne téléphona pas dans les escaliers et personne ne bénéficia de sa conversation au cordeau et aux normes. Son compagnon était-il là ?
La porte d'entrée se ferma à plusieurs reprises, signe qu'il y avait du mouvement, mais le climat d'automne brusquement installé avait dû engourdir tout le monde ! Calme avant ou après la tempête ?

à suivre…
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Zizanie

Petites histoires chez Pachyderme :

Louée n'avait pas son pareil pour se répéter et saoûler son monde. Elle avait ses sujets de prédilection, les mêmes depuis des années… qu'elle rabâchait à qui elle trouvait sur son chemin. On l'évitait donc. Elle avait une voix tonitruante que l'on repérait de loin et une bouche édentée qui résultait d'année de mauvais soins. Ainsi on attendait qu'elle descende les escaliers et qu'elle sorte de l'immeuble pour s'engager à son tour : histoire de l'éviter. Mais si elle accostait un voisin sur le parcours, vous en aviez pour une heure d'attente pour votre tour à passer. Alors par obligation on y allait. Anguille passait l'air de rien, saluait et s'en allait. Discret baissait la tête, comme s'il ne voyait rien et s'éclipsait. Elle le laissait passer.

Mais quand elle croisait Pachyderme, elle l'accostait et une heure de temps, les deux monologues se croisaient. Elle lui parlait
-du ménage qui n'était pas fait, pourtant on paie, c'est pas normal,
-de la ventilation qui n'était pas nettoyée, c'est pas normal, ils doivent nettoyer !
-des plantes qui ornaient malencontreusement l'escalier et les fenêtres, mais c'est interdit,
et de sujets vaguement politique…
Pachyderme en parallèle se plaignait du voisin bruyant, celui qu'elle aimait tant, des efforts à faire entre voisins pour s'entendre, de la bonne volonté pour gérer l'immeuble…

Souvent elle frappait à la porte de Godiche pour se plaindre des voisins, comme le Caraïbén qui la réveillait la nuit en parlant plus fort qu'elle, ou elle se plaignait de la gestion et de la non-propreté de l'immeuble… Cette dernière était-elle déléguée, gérante ? non point, mais il fallait qu'elle vocifère ses plaintes :
-vous avez écrit à l'agence ? répondait invariablement Godiche.
Louée n'écrivait pas, elle parlait.… et quand elle téléphonait à l'agence, il lui était répondu : il faut faire un courrier, ce qu'elle ne faisait jamais… et pourtant elle aurait eu le temps !
-Et ces tâches, elles viennent du 4° : c'est qui qu'a fait ça ? Il faut mettre un mot pour dire au voisin de nettoyer ! c'est pas normal de laisser ses saletés comme ça pour les autres !
-Mettez vous même un mot, car vous n'aimez pas quand j'affiche quelque chose : prenez donc la peine !

Quand elle accostait le Caraïbéen, elle lui expliquait tout ce qu'il n'allait pas :
-vous êtes au rez-chaussée vous ne vous rendez pas compte, mais les escaliers ne sont pas nettoyés du tout.
-Et la commère du 1°, vous vous rendez compte, elle est la seule à avoir la clé de la cour : elle s'est appropriée la cour ! C'est pas normal…
-Moi aussi j'ai une clé…
-Cette vieille, elle met des plantes partout, et si ça tombe… ça fait des saletés ! c'est pas normal, pourquoi elle fait ce qu'elle veut ? C'est normal ça ?
-Et elle écrit des mots, pour qui elle se prend à écrire dans l'immeuble ?
Elle parlait de Godiche contre qui elle avait une dent !

Sportif habitait le même le même palier qu'elle, il disait en avoir marre de sa voix et de ses propos, mais elle le cajolait dès qu'elle le rencontrait, elle nettoyait le palier quand il l'avait sali avec son sac poubelle,
-tu as remarqué, chez la commère du 1°, tu sais la vieille, ça pue la pisse de chat !
-et le voisin du rez-chaussée, pourquoi il laisse sa porte ouverte avec la musique plein tube : il nous envahit, personne lui dit rien : c'est pas normal !

Mais à Anguille, elle ne parlait pas des tâches, à Godiche elle ne parlait pas des plantes ou des mots qu'elle mettait à l'adresse des voisins, à Caraïbéen elle ne parlait pas de ces vociférations nocturnes, à Sportif elle ne parlait pas de ses séances nocturnes de gymnastique, à Pachyderme elle ne parlait pas des histoires qu'elle essayait de monter voisin contre voisin… Pour avoir le dessus verbalement, socialement, spacialement elle semait la zizanie ! Pour les autres, elle n'était pas normale…

à suivre…
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Oiseaux chez Pachyderme

Petites histoires chez Pachyderme :

Comme il y a beaucoup d'arbres dans les cours de l'immeuble, il y a beaucoup d'oiseaux…

Pachyderme achetait des graines pour "les oiseaux du ciel" et les mettait dans des godets fabriqués de ses mains. Les moineaux piaillaient autour des mangeoires de l'automne au printemps. D'autres godets proposaient de l'eau. Des rouges-gorges venaient aussi.
Les merles grattaient la terre et parfois se servaient dans le compost. Les pies caquetaient surtout au printemps quand il fallait défendre le territoire. Elles nichaient dans le robinier et dans le platane du square. Dans l'immeuble, un voisin leur laissait ses croûtes de fromage, qu'elles attendaient à heure fixe, comme l'emploi du temps de cet habitant. Les corneilles siégeaient dans les arbres malgré la gêne des branches fournies. Deux tourterelles ponctuaient parfois le quartier de leurs roucoulements binaires.

Godiche mettait des graines de tournesol à sa fenêtre et attirait ainsi les mésanges bleues. Enfin, ce sont les mésanges qui passant vers sa fenêtre, lui avaient donné l'idée de les nourrir. Tous les soirs, elle remplissait un godet afin que les passereaux trouvent à manger dès le matin tôt. Elles étaient très gourmandes et venaient en couple : elles s'approchaient sur une branche, voletaient jusqu'à l'étendage, puis allaient jusqu'aux plantes suspendues. Là elles attrapaient une graine de tournesol et repartaient vite dans le rosier buissonnant où elles cassaient la graine : on retrouvait les déchets de la coque par terre, éparpillés…

Jardinière leur mettait de l'eau et des restes de pain émietté.

Véroleuse s'occupait des chats, les nourrissait afin qu'ils ne mangent pas les oiseaux : c'était bien suffisant.

Une habitante jetait du pain rassis sur le trottoir et attirait les pigeons de la rue, ce qui gênait beaucoup de monde. Toutefois les pigeons étaient contents et roucoulaient en opinant du chef. Le rendez-vous devint général et une saisie assortie d'une interdiction de nourrir les pigeons fut opérée… Quelques années plus tard, sans savoir qu'elle prenait le relais, une autre voisine fit de même et trois à six pigeons revinrent. Ils envahissaient ainsi les mangeoires des autres fenêtres destinées aux passereaux…

Les autres habitants de l'immeuble se délectaient du chant ou de l'expression de chacun d'eux, surtout les matins au petit déj' et parfois le soir quand ils ne rentraient pas trop tard à la maison : ils entendaient les martinets strier le ciel en bande par des cris coordonnés. Les hirondelles avaient déserté les forgets du toit à la réfection de chaque charpente… tout comme les chauve-souris ! Plus d'hirondelles, plus de chauve-souris ? restaient les mésanges pour s'occuper des moustiques et elles ne suffisaient pas à la tâche !

à suivre…
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Invité chez Perché

Petites histoires de Pachyderme :

Un été Perché trouva un cousin inconnu chez lui ! Des amis de voisins avaient un problème de garde de chat pendant les vacances… Plutot que d'aller deux fois par jour nourrir un chat dans le voisinage, Pachyderme eut pitié de l'animal qui devait rester seul et voulut aussi s'épargner des aller-retour dans le pâté d'immeubles voisins. Il l'invita donc, pensant que la cohabitation serait possible.
Par temps chaud, Perché passait ses nuits et ses jours dehors, dans l'herbe ou sous des arbustes. Il ne rentrait que pour manger, s'évitant même les câlins avec Pachyderme : il faisait chaud et repoussait les contacts.

Quand l'ami des voisins apporta le matou, et que celui-ci sortit de la caisse, Pachyderme s'aperçut qu'il était du même type que Perché : miel et neige !
-Bonne augure se dit Pachyderme, ils doivent être cousins !"
Il prit toutefois soin de ne pas les présenter l'un à l'autre tout de suite… Perché d'ailleurs ne s'aperçut de rien les premiers jours, l'Invité étant reclus dans une pièce fermée le temps du repas de l'hôte. Mais un soir, il rentra plus tôt que prévu… il s'avança prudemment, vint flairer l'intrus ; mais l'Invité grogna. Il était du double de poids de Perché et s'imposa donc. Perché ayant mieux à faire, notamment contrôler une minette nouvelle qui rôdait dans les cours, il repartit à ses affaires.

L'Invité ne mangea presque pas les deux premiers jours, il était reclus dans une cachette qu'il s'était trouvée et ne bougeait pas. Puis ayant fait le tour du propriétaire la troisième nuit de son hébergement, il finit par s'installer sur le lit de Pachyderme, dans un coin, sur le drap. Ensuite l'Invité mangea normalement. Il avait très vite repéré la caisse à déjections et reprit ses habitudes de chat familier des humains. Précautionneux, Pachyderme nettoyait la caisse deux fois par jour et se lavait les mains à chaque fois… 
Puis l'Invité montra qu'il voulait qu'on s'occupât de lui : Pachyderme le cajola, comme Perché. Puis il joua avec lui… Parfois l'Invité avait des réactions vives et un peu démesurées : il le griffait malencontreusement.  Prudemment Pachyderme se désinfectait à chaque égratignure…

Pourtant en milieu de séjour, Pachyderme trouva un ganglion sous sa mâchoire… Il pensa à un coup de froid… puis vint un second ganglion. Mais pas de problème ORL. Il pensa à ses dents, qu'il avait fort mauvaises. Au bout de dix jours, il consulta son médecin qui trouva la situation bizarre, l'interrogea… Il demanda une série d'analyses de sang tout azimut… Le résultat fut sans appel de la part du laboratoire comme du médecin : la toxoplasmose ! À 65 ans Pachyderme, recevait un cadeau de son invité ! 

à suivre…
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Gudule Quitte la Place

Petites histoires de Pachyderme :

À peine sa carte de séjour valable dix ans reçue, Monsieur Je Fais Rien passa à la phase suivante de son plan d'installation en France. Il devint odieux avec Gudule.

Il expédiait une partie de ses revenus (quand il travaillait) à sa mère, veuve d'il y a quelques années. Une autre partie était planquée, car plus ou moins licite.
Gudule devait payer le loyer, les charges, les fluides, la taxe d'habitation, l'assurance, les meubles, l'alimentation. Elle trouvait la vie dure, mais c'était le lot des femmes populaires…  pensait-elle (non pas en ces termes : des femmes de son milieu).

Arrivé dans l'appartement une fois tout installé et payé, MJFR se sentait l'invité : et ne faisait rien pour le foyer ! Toutefois entre deux crises du couple, il avait pris la précaution de se faire ajouter au bail locatif que Gudule seule détenait au départ. Ceci eut pour effet de supprimer la petite allocation logement qu'elle percevait… Ceci eut pour effet de faire de MJFR, le locataire à part entière, mais sans frais pour lui ; càd qu'il ne participait toujours pas aux charges… comme un invité !

Heureux homme qui "réussissait tout ce qu'il planifiait", pensaient ses copains !

Quand arriva la carte de séjour de dix ans, il s'absenta de plus en plus souvent du logement, rentrait tard la nuit ou pas du tout… Il faisait des remarques désobligeantes, quand il voulait bien prendre la parole, car son grand jeu était plutot le mutisme. Gudule ne savait que penser, que faire, elle tournait les explications dans sa tête à l'endroit et à l'envers, sans comprendre qu'elle était la proie de la stratégie de son mari.
Elle fondit en larme auprès de Mughlaqa…
-Vous avez signé la demande de naturalisation ?" lui demanda cette dernière
-J'ai fait tout ce qu'il me demande, tout ce que j'avais promis, et voilà comment il me remercie…"

Gudule voulait une vie de couple, où chacun contribue aux projets et au quotidien. MJFR, voulait une carte de séjour, la nationalité française et profiter de la France. Gudule était un tremplin dans sa stratégie… Mughlaqa avait connu la même situation, elle connaissait bien les plans des hommes de son pays…
Or, maintenant Gudule ne pouvait plus tout payer ; elle s'accrochait à quelques heures de travail mal rémunérées, mal organisées, mal considérées, à perpette : il l'acculait. Il l'acculait pour qu'elle renonce. Il fallait qu'elle se rende compte que la vie avec lui n'était plus possible, mais elle avait du mal à renoncer à ses illusions.
Un jour elle dit,

-je vais quitter l'appartement et Monsieur se débrouillera pour payer…"
Mughlaqa la convainquit qu'il fallait qu'il quitte l'appartement… qu'elle reste chez elle…

Alors il changea de tactique. Il redevint plus présent, eut des attentions, se montrait gentil, mais ne payait toujours rien "je ne mange pas ici"
Elle crut son rêve revenir… 
-il veut te virer de ton appartement, il veut le garder, il ne change pas d'objectif, il change de tactique."

De guerre lasse Gudule signa la demande de naturalisation, et renonça à tout.
Alors MJFR laissa venir les choses : il lui dit que cela n'allait pas entre eux, qu'il fallait qu'ils se séparent… qu'il partirait de son côté. Elle envoya sa dédite, pour ne plus rien avoir à payer, il lui promis de payer les dettes de loyer et de fluides impayés. Il avait gagné ; mais il n'envoya jamais sa dédite et il se garda bien de lui signaler qu'il avait une autre blonde en vue !

Gudule programma son départ, demanda de l'aide à droite et à gauche, et son déménagement fut organisé. Elle n'en était plus capable. D'ailleurs, de quoi avait-elle été capable ? Il lui fallait un tronc pour se tenir, un tuteur pour vivre… elle était perdue sans cet homme qui l'avait ramassée sans rien lui promettre… Elle voulait être quelqu'un en se mariant, en entrant dans une communauté maghrébine qu'elle idéalisait, en ayant un logement et en recevant, elle n'avait plus rien… 

Le jour du déménagement, un petit camion devait emporter ses effets… des copains chargeaient et enfournaient. De la paire d'heures que cela prit de descendre le peu  de mobilier, les sacs et valises, plusieurs individus passèrent, à tour de rôle… des genres de missi-dominici qui rôdaient, vérifiaient, assuraient une présence… Gudule était en larmes et terrorisée : que venaient-ils faire ici… elle les avait déjà aperçus… Ces sentinelles lui démontrèrent l'ampleur de la manipulation dont elle avait été l'objet toutes ces années ! Elle n'avait jamais été acceptée comme l'une des leurs, elle n'avait jamais été considérée, elle était sous surveillance.  Elle était dévastée, et toqua chez Godiche…
Celle-ci essaya de comprendre, descendit, toisa le surveillant de l'instant droit dans les yeux : il partit.
Elle monta avec Gudule chez cette dernière pour l'aider. Le réfrigérateur était presque plein, elle ne pouvait pas le vider, la vaisselle n'était pas lavée, elle n'osait pas emmener l'armoire qu'elle avait achetée parce qu'il y avait encore les vêtements de son homme dedans. Il n'avait rien enlevé, rien préparé… Godiche arrêta le réfrigérateur, en sortit l'alimentation, rassembla une partie de la vaisselle dans un cabas qu'elle tentit aux déménageurs, poussa les vêtements hors du rangement, le sofa restait (il était vieux). Godiche y mit tout ce qu'elle trouvait, l'armoire fut démontée et expédiée, mais Gudule n'osa pas emporter le matelas qu'ils avaient acheté ensemble…

Et elle partit : une deuxième partie de sa vie s'achevait… elle changea de région…
Elle ne récupèra jamais les cautions d'eau, d'électricité qu'elle avait engagées à son arrivée, ni même la caution du logement… mais gentilhomme, MJFR lui dit qu'il l'aiderait à s'installer si elle avait besoin ! 

-Il lui a fait la totale !" conclurent Godiche et Mughlaqa…
-Et heureusement qu'il n'y a  pas d'enfant !"
C'était bizarre que cette gourde amoureuse n'en ait pas fait pour le retenir… une d'évitée !

à suivre…
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Gudule & Chat

Petites histoires de Pachyderme :

Gudule veut un chat, Gudule pense au chat qu'elle n'a pas, Gudule voit Pachyderme avec Perché et Godiche avec Rajah, Gudule veut le sien. Les chats de la cour sont à moitié sauvages, les autres sont à Jardinière et surtout à Véroleuse : impossible de leur demande une cession.

-Vous pouvez nous aider à les nourrir en finançant leur alimentation et leurs soins, comme le fait Inverti !" répondit Véroleuse, peu incline à prêter une de ses progénitures. "D'aileurs vous habitez au 2°étage, les chats ne peuvent pas sortir de chez vous, n'est-ce pas ?"
-je pourrais le descendre", tenta Gudule…
-et comment vous ferez comment pour le récupérer le soir ? Ils ont l'habitude d'être ensemble, ils ne vont pas vous suivre comme ça !"

-J'ai des doutes sur ses possibilités d'entretien d'un animal" confia Jardinière le soir à sa voisine de palier qui avait l'hôtel à chats…

-C'était un bon essai avec un chat d'ici, comme ça si elle ne peut pas, elle ramène le chat dans la cour…" suggéra Godiche quelques jours plus tard…

Mais Véroleuse dit qu'elle a des doutes,"le mari de Gudule n'aime pas les chats… je le sens !"

Effectivement, Monsieur je Fais RIen, aime les oiseaux et ne veut pas nourrir de chat "chez moi les chats se débrouillent, on ne les nourrit pas !" a-t-il dit à Gudule quand elle lui parla de son désir de chat…
-Un chat pourquoi faire ?" lui demande-t-il d'un air supérieur…

Gudule veut un chat pour être comme les autres, pour avoir quelque chose à elle, elle pourrait jouer avec lui quand elle est seule, quand son mari ne rentre pas ou quand son mari est ressortit après sa douche le soir, ou quand son mari s'absente le samedi, ou quand elle est au chômage… Bref Gudule a besoin d'un animal : un chien coûte trop cher pour ses ressources, un chat a besoin d'être sorti avant et après le travail, un chat ça reste tranquille et on peut le nourrir à très petits prix d'après ce qu'elle avait remarqué dans son magasin ! Elle aura ainsi un sujet de conversation commune avec les voisins : les chats !

 à suivre…
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