divagations du début-XXI°siècle

Calendrier du Mois de Mai

Ah le joli mois de mai 2018 !

Le 1°étant férié, le 8 l'est aussi. Au pont du premier s'annonce le pont du second. Et comme l'Ascension est fériée et qu'elle tombe le 10, c'est comme si la fête de l'Europe (pardon de l'Union Européenne) était fériée elle aussi. On ne se souhaite pas bon pont cette année, mais bon viaduc !

Ne pas oublier la Pentecôte, le 21. Si vous voulez rencontrer des gens ce sera entre le 14 et le 18 midi, entre le 22 et le 25 ou entre le 28 et le mois prochain ! = 14 jours pour tout concentrer…
Et le mois de mai est fini…

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Calendier de Travail Français : Illustrations

*Nombre de Français vivent sous un calendrier de travail très particulier ; qu'il s'agisse des média audio-visuels, de la presse écrite, des associations, des établissements scolaires, et certaines administrations, du monde politique : le nombre d'heures travaillées s'éparpille entre des impondérables.

Voici concrètement un exemple en ce mois d'avril 2018

Le 1° avril sonne Pâques. Avec cette fête, le lundi est férié, mais déjà le vendredi après-midi, voire le vendredi tout entier, nombre de travailleurs ont levé le pied ! Cela se sent dans les transports en commun, dans les rendez-vous médicaux, dans les consultations administratives et libérales, dans les médias locaux, dans les rencontres associatives.

Il faut attendre la fin de la semaine suivante pour que les enfants soient en vacances, mais dors et déjà la semaine s'annonce légère : beaucoup de personnes prennent des vacances avant les scolaires… comment réunir les gens ? ils sont au vert ou au soleil !
Puis s'enchainent les deux semaines de vacances scolaires, les rues se vident, les galeries marchandes sont pleines, les centres de loisirs s'activent, mais les journaux sont aussi vides (de 8 à 10 pages dans la presse locale, on passe à 3 pages sur la grande ville ! = il ne se passe plus rien en ville, pas de nouvelle = bonne nouvelle), les associations fonctionnent au ralenti, impossible d'avoir un rendez-vous administratif, nombre de professions libérales sont absentes, les centres médico-sociaux, socio-culturels n'ont pas le temps pour les citoyens, etc…

Quinze jours de vacances scoalaires après, même système, le rythme de vie urbain est toujours allègé, les autres zones sont en vacances, les quartiers vivent calmement hormis les chantiers qui eux s'activent de partout. On a l'impression qu'il va falloir attendre la fin de toutes les vacances pour reprendre une vie normale : mais quand est-ce ? le lundi 30 avril !
ah oui, et le 1° est un mardi = commencent les ponts de mai !

En juin on enchaîne les fêtes de famille, de quartier, d'école, d'association, la préparation des vacances, etc… et on en revient au calendrier français général.


Ces exemples ne veulent pas dire qu'on ne fait rien, car nombre de travailleurs sont à leur poste et assument leur travail. Mais on sent un allègement collectif certain dans les secteurs cités !



 

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FR3

Petites histoires de Pachyderme

FR3 avait fini d'égrener les faits d'hiver hors saison et affichait la météo qu'il ne ferait pas demain !

Pachyderme, d'ordinaire  assez philosophe pour ce qui ne le concernait pas, se demandait comment on pouvait gâcher un si bel et bon outil ?

 

à suivre…

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Complot contre Pachyderme

Petites histoires de Pachyderme…

Dès son emménagement, et malgré sa pauvreté, Pacyderme avait préparé son nouvel appartement. Il avait repeint la cuisine, découpé et monté des étagères, installé un plan d'ordinateur, placé des portes dans un renfoncement pour en faire un placard… et installé une alarme !

 

Tout content de son nouveau logis, il invita d'anciens copains… Puis il partit voir sa fille dans une ville de montagne à quelques centaines de kilomètres de là. Il louait une voiture le vendredi après-midi, pour revenir le dimanche soir et passer une longue fin de semaine avec la petite.

À peine avait-il pris la route, que dans l'immeuble, un son bizarre de cricket strident se fit entendre… qui s'amplifiait.

Les voisins peu habitués, se retrouvèrent dans l'escalier, puis se regroupèrent interloqués et stressés devant la porte de Pachyderme : la porte était fermée, Pachyderme ne répondait pas à la sonnette et personne n'avait son numéro de téléphone.

La sirène était apparemment partie pour ne plus s'arrêter. Impossible de s'isoler dans une seule pièce d'aucun appartement sans l'entendre… C'était le premier locataire à avoir un tel dispositif. Ici les gens étaient modestes et leurs biens n'exigeaient aucune protection particulière.

Au bout  de trente minutes ou plus, une voiture s'arrêta dans la rue, et ses occupants voulurent entrer dans l'immeuble : ils n'avaient aucun pass…  À la faveur d'une sortie, ils pénétrèrent dans l'escalier et se présentèrent à la porte de Pachyderme !

-Qu'est-ce que vous voulez demandèrent les voisins ?

-Nous sommes de la société de surveillance et nous savons que l'alarme s'est déclenchée ici, nous venons voir !

-Mais cela fait une demi-heure que cela sonne et vous arrivez maintenant ?? Un voleur a le temps de revenir deux fois et de repartir tranquille avec vous !

Les deux agents de sécurité vérifièrent que la porte était bien close ; et s'apprêtaient à repartir…

-Pourquoi cette sirène ?" demandèrent les voisins nouvèlement arrivés.

Les agents interrogèrent les présents : "avaient-ils vu ou entendu un va-et-vient ? un rodeur ?"

La Godiche n'avait rien remarqué et il n'y avait personne chez Pachyderme, vu qu'elle habitait en dessous et qu'elle entendait chaque pas de déplacement de tous les voisins qui avaient logé dans cet appartement.

-Alors il s'agit d'un chat ! "

À cette époque Pachyderme n'avait pas encore recueilli Perché et n'avait aucun animal.

-ou d'un oiseau qui est entré dans l'appartement et qui a déclenché l'alarme."

Chez Pachyderme les fenêtres étaient toujours fermées, sauf quand il faisait le ménage. Et tout le monde vérifia que toutes ses baies étaient closes… pourquoi l'alarme s'était-elle mise en route ?

 

-Bon ben maintenant, il faut nous arrêter ce vacarme, parce que ça porte sur les nerfs !

-Mais nous n'avons pas les clés de l'appartement, seul le résident peut arrêter le dispositif !

-Mais vous servez à quoi ? Vous n'avez pas un système de manœuvre à distance ?

-Non, il faut qu'on appelle la centrale, qui doit appeler le client qui doit…

Ils semblaient aussi aptes à leur mission qu'à être papes !

-Alors dépêchez-vous et arrêtez cette sirène, parce que s'il est parti pour la fin de semaine on ne va pas dormir avec cela !

Citoyen Je Sais Tout proposa d'appeler la police…

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Pachyderme Bricole

Petites histoires de Pachyderme…

Un samedi matin, la Godiche entendit remuer derrière sa porte d'appartement. Cela persista. Elle comprit que quelqu'un farfouillait dans la gaine électrique ; mais comme c'était la fin de semaine et qu'elle ne voulait pas être dérangée dans sa tranquillité, elle se contenta de regarder par le judas : elle reconnut Pachyderme, de profil, qui soufflait et râlait. Elle finit par ouvrir la porte et demanda à ce voisin, non sans l'avoir salué tout de même :

-Que faîtes vous ?

-J'ai plus d'internet !

-et vous trouvez internet dans la gaine électrique ?!

-Il y a quelqu'un qui utilise ma connection internet et aujourd'hui elle est en panne !

-Mais vous savez bien que je n'ai pas internet ? Je ne serai pas branchée sur la vôtre sans autorisation !

-Ah mais c'est pas vous ! Je sais très bien qui c'est !

-Et vous vous y connaissez ?

-non mais je regarde, pourquoi ces deux fils sont coupés ?

-mmh !

-Je suis gentil, mais quand je suis énervé je peux être très méchant…

-Vous savez, je ne crois pas qu'on puisse se connecter à votre internet ou votre ordinateur sans votre mot de passe !

-Y'en a qui sont malins…

-c'est peut-être une coupure momentanée ?!

-Vous comprenez, au 3° ils font leurs coups en douce, mais je sais que c'est eux !

-Le Sportif ? mais il a le câble…

-Non pas lui, ses copains !

-ah bon ? Mais ils seraient venus à mon étage pour farfouiller dans les fils électriques ?

-La Louée a des copains bizarres et avec le Sportif, il font leurs coups ensemble…

-Bon essayez de ne pas me couper mon électricité ou mon interphone, svp !

Elle referma la porte, en ayant assez entendu. Elle pensa : "Je ne suis pas sûre que la Louée ait internet ; seulement un téléphone mobile. Pourquoi se met-il martel en tête, Pachyderme ?" Elle vagua à ses occupations, puis entendit Pachyderme taper sur le couvercle de la gaine. Elle attendit qu'il parte, se demandant s'il allait interpeller la Louée… Non il rentra chez lui, fulminant.

Elle vérifia ses connections dans l'appartement, tout semblait en ordre…

Quelques jours plus tard, elle croisa Pachyderme sur le trottoir :

-Alors et votre internet ?

-C'est revenu !

-Vous avez compris pourquoi ?

-Non, mais je vais surveiller, je suis sûr qu'on m'espionne, que certains entrent dans mon ordinateur !

-Mais vous n'avez pas de mot de passe ?

-Si !

-Alors comment voulez-vous qu'on entre dans votre ordinateur ?

-Y'en a qui sont plus malins que nous…

-oui, c'est vrai, mais en quoi pourriez-vous les intéresser ? Vous ne tenez pas d'information importante ?!

-Moi cela m'aurait arranger de me brancher sur votre internet, parce que c'est cher une connection, mais vous voulez pas !

Pachyderme était dans ses pensées, elle le salua et partit.

Quelque temps plus tard, elle voulut ouvrir la porte de l'immeuble à une personne qui venait la voir, elle appuya sur le bouton de l'interphone qui gouverne la dite-porte… mais cela ne fonctionna pas !

Pour le coup, "je sais de qui cela vient", se dit-elle !

 à suivre…

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Éconduit

Petites histoires de Pachyderme…

Un jour il y eut une discussion/remontrance/dispute de plus chez la Louée.

Le lendemain, un type que certains avaient déjà vu, s'acharnait sur l'interphone pour entrer dans l'immeuble… Il profita d'une sortie de "Citoyen Je Sais Tout" pour se faufiler jusqu'à l'appartement de la Louée. Elle n'ouvrit pas. Comme il insistait, elle appela la police ! La police vint… mais il n'y avait rien à voir, il s'était éloigné, puis il revint à l'immeuble. Elle dit qu'elle avait peur. Il remonta dans l'immeuble alors que la Godiche arrivait avec son pain. La police revint en civil, mais elle ne voulut pas leur ouvrir…. Enfin, l'homme réapparu avec un copain. D'après certains observateurs, ils sentaient l'alcool.

Citoyen Je Sais Tout qui ne travaillait pas à cette époque, et qui se prétendait éducateur, crut bon de dire aux voisins "je me crois au boulot". C'est là qu'on vit qu'il ne faisait rien…

Pour en finir, la Louée, balança tous les effets de son locataire par la fenêtre : un drap resta pendu à une balustrade, les pulls, les chaussettes et chaussures pleuvaient, les bulletins de salaire étaient éparpillés sur le trottoir, on retrouva un avis d'imposition dans le caniveau… on sut son nom, sa profession, son adresse officielle, mais jamais pourquoi il s'était fourvoyé jusqu'ici !

à suivre…

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le Sous-Loueur*

Petites histoires de Pachyderme…

Le Sous-Loueur était un malin. Avant de passer la Méditerranée, il avait bien étudié la question, recueilli les témoignages de ceux qui en revenaient, des familles de ceux qui y étaient installés. Il savait qu'un jour il irait outre-mer, au Nord…

Il était jeune, svelte, déterminé, intelligent, réflèchi et voulait se sortir d'un pays exsangue, corrompu et sans avenir. Son père était pourtant directeur d'école, sa mère attentive à l'éducation de ses enfants. Mais il ne voyait pas d'avenir là.

Un soir, il prit son sac, acheta un ticket, monta dans le bus et partit. Au port, il resta quelques jours chez un vague parent, acheta un billet et disparut. Il avertit sa famille une fois arrivé à Marseille. Il dormit chez le cousin d'un copain. Il attendit une opportunité pour monter dans une agglomération plus au Nord où il logea chez un copain de sa ville.

Il travailla au noir dans un premier temps. Au bout d'un mois, toujours clandestin, il postula pour un foyer-hôtel (comme on disait pour les foyers-logements pour jeunes). Cette nouvelle étape accomplie, il passa à la suivante.

Il s'était informé sur les lieux de rencontres : il apprit que les jeunes tournaient en rond dans le centre commercial du centre-ville pour trouver fortune amoureuse.

Il s'y rendit, une fois, deux fois, trois fois, avec ses nouveaux copains, aux heures les plus propices.

Cette fois-ci, il repéra une jeune blonde, aux yeux verts, bien ronde… Il l'invita à boire un verre. Pas farouche, et peut-être même candidate, elle lui raconta sa vie, elle logeait chez une cousine, cela n'allait pas…. À la seconde rencontre, elle alla chez lui. Il dormit par terre sur une couverture, elle dans le lit. Au troisième soir, elle emménagea dans sa chambre et s'offrit à lui. Il avait pris soin de lui dire ce qu'il attendait d'elle : un permis de séjour…

à suivre…

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La Louée*

Petites histoires de Pachyderme…

La Louée était arrivée avec la nouvelle administration de l'immeuble. Elle était prioritaire. Elle était mince, avec de longs cheveux sombres qu'elle laissait pendre dans son dos. De dos d'ailleurs on la prenait pour une jeune fille. De face, on voyait bien qu'elle avait vécu.

En fait "elle vivait" encore !

Chaque mois, chez elle, dans son F1, arrivait un nouvel homme. Plus jeune qu'elle en général, très discret vis à vis des voisins, c'est pour cela qu'on ne comprit pas tout de suite.…

Elle arriva en début de printemps. Elle disait bonjour à tout le monde, mais ne s'attardait pas.

Elle avait des canaris dans sa cuisine, et on les entendait chanter quand la fenêtre était ouverte. C'était charmant. Ce qui l'était moins c'était les reliefs de leur repas que l'on trouvait régulièrement dans la cour. Puis ce furent les pots de fleurs qui tombaient et qu'elle ne venait jamais ramasser.

Elle partait tous les soirs vers 19h, rentrait de nuit, voir tôt le matin et allait son train de vie. Les habitants menant la leur, on n'en fit pas cas…

Peu de temps après son arrivée, les fenêtres ouvertes grâce à un printemps chaud, on entendit des discussions fermes et longues, des espèces de litanies sonores dont on n'entendait pas distinctement les mots, un fois, deux fois en peu de jours. L'homme descendait, revenait le soir, puis le lendemain, puis on ne le revit plus.

Histoires de ménage n'intéressent pas les voisins. Mais un mois plus tard, la même scène avec un autre homme se reproduisit. Puis encore une fois avec un autre… Ces hommes n'avaient pas la clé, ni de l'immeuble, ni de l'appartement. Ils sonnaient à l'interphone. Ce même été, apparu un homme étrange, grand, gros, avec un chien de la taille d'un veau… Dans l'appartement, on aurait qu'ils menaient un conciliabule.

Chaque jour, nombre de bouteilles de verre partait à la poubelle.

La jeune voisine de palier croisant l'homme, calme, mais imposant, sentant l'alcool, eut des craintes.  Elle avait entendu elle-aussi partie des discussions tard dans la nuit, depuis sa propre chambre. Plusieurs fois, elle se faufila hors de chez elle quand elle pensa avoir le champ libre. Elle n'était pas tranquille. Elle demandait à ses amis de venir la chercher pour descendre de chez elle. Elle chercha sur internet le type de chien, et en déduisit un modèle yankee interdit à la reproduction. Elle prit peur.

La Godiche, jamais en mal d'une conversation, entreprit de parler à cette femme sans âge, finalement. Elle lui demanda si elle travaillait loin.

-Non, je ne travaille pas, dit la femme sans ambage.»

-ah bon, mais je vous vois sortir tous les jours à 19h quand je rentre !»

-Non, non, je sors quand je suis prête ! Moi, j'ai une vie pépère…»

Un autre jour, elle croisa un homme avec une longue et mince malette qui voulait entrer dans l'allée sans que l'on lui ouvrit de l'interphone :

-où allez-vous ? » demanda la Godiche

-je vais voir une amie » dit doucement l'homme.

-ah oui ? et qui ?»

-elle veut être discrète… »

-Et bien si elle ne vous ouvre pas, c'est soit qu'elle n'est pas là, soit qu'elle ne veut pas vous voir !". Et elle ne libéra pas la seconde porte.

Mais c'était déjà le troisième de la saison…

à suivre…

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Créneaux de travail dans le Calendrier Français

*Nombre de Français vivent sous un calendrier de travail très particulier ; qu'il s'agisse des média audio-visuels, de la presse, des associations, des établissements scolaires, et certaines administrations, du monde politique : le nombre d'heures travaillées s'éparpille entre des impondérables.

Concrètement comment s'organise un calendrier annuel avec les corps cités.

•Les journaux locaux ont leurs menhirs (sujets incontournables qui reviennent chaque année : les riches de la région, la rentrée des classes, les cimetières à la Toussaint, les chocolats de la Trêve des Confiseurs, les Francs-Maçons, le prix de l'immobilier, la grippe et les gastro, etc…) ; ils ont aussi des créneaux.

Pendant les vacances scolaires les pigistes doivent être au chômage et les journalistes titulaires ont autre chose sur la planche : pas d'article ou des faits divers, la liste des chantiers de voirie, ou le thème des vacances. Les journaux sont vides quinze jours à la Toussaint, trois semaines pour les fêtes de fin d'année, dix jours en février, deux ou trois semaines entre les vacances de printemps et Pâques. Inutile de chercher les nouvelles en mai : entre les jours chômés, les fériés et les ponts, à peine quelques articles d'actualités dans le mois. Juin est plein de menhirs : la fête des mères, les communions, les fêtes d'écoles, les départs en vacances… En été c'est le calme plat dans les nouvelles : il ne se passe rien apparemment ! Il ne doit rien se passer : il n'y a plus de stylo qui vaille. En septembre tout est accaparé par la rentrée des classes, des associations, plus rien d'autre n'a d'importance !

•Même calendrier pour les associations. En septembre, c'est la rentrée, mieux vaut ne rien demandé, elles se réorganisent. Vous avez un créneau vers la fin septembre (après les Journées du Patrimoine par exemple ou les premières compétitions) et les trois premières semaines d'octobre. Avant la Toussaint, pendant la Toussaint, après la Toussaint, tous les membres sont pris par leurs devoirs familiaux. Là encore un créneau de trois semaines en novembre. Décembre est occupé par les préparatifs de fêtes associatives, amicales et familiales. En janvier, la moitié du mois est occupée par les galettes des rois, les réception de vœux. En février ne tombez pas : vacances ou neige ou épidémie, il ne se fait plus rien, sauf une semaine dans le mois à peu près. Attendons mars… attention mars est propice aux activités : les jours ont rallongé, il fait meilleur, il n'y a pas de jour férié… mais là, comme en octobre, en novembre ou en juin, tout se bouscule : il faut assumer le trimestre en quelques semaines ! Tout le monde se donne rendez-vous en même temps, voire le même jour (et si possible à la même heure) : congestions… Sans compter les retraités qui assurent nombre de tâches dans les associations et qui partent en vacances de printemps (hors-saison) : blocage !

Au printemps, pendant les vacances, il faut garder les petits enfants, rouvrir les maisons de campagne : nouvelles indisponibilités. Et arrivent les ponts et les retrouvailles extérieures : impossible de réunir un conseil d'administration, personne n'est libre en même temps ! Il faut attendre juin, mais là, comme en septembre, le programme est déjà fait : il y a la sortie de fin d'année, la fête de la musique, le bilan des activités annuelles, le rangement… Et tout le monde est occupé les semaines suivantes, jusqu'à la rentrée…

•Dans les administrations, on combine les deux calendriers précédents, en plus du calendrier politique (séances, budgets, bilans,…) et avec les aléas des épidémies…

*Conclusion : environ vingt semaines de travail par an sur cinquante deux !

On comprend que nos voisins nous envient ! La France est un paradis…

 

 

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Godiche*

Petites histoires de Pachyderme

La Godiche correspondait quelque peu à la chanson de Sandrine Kiberlain… mais en plus, elle était blète ; pourtant on avait du mal à lui donner un âge certain. Certains jours de fatigue, on aurait pu la caler sur soixante-cinq ans, mais d'autres jours, où alerte, elle sortait de l'immeuble pimpente et en couleurs vives, on lui en donnait cinquante à peine…

Elle était bâtie comme une bouteille "Perrier" ; elle riait souvent, mais savait aussi tacler : ce pourquoi elle était redoutable.

à suivre…

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