divagations du début-XXI°siècle

Éconduit

Petites histoires de Pachyderme…

Un jour il y eut une discussion/remontrance/dispute de plus chez la Louée.

Le lendemain, un type que certains avaient déjà vu, s'acharnait sur l'interphone pour entrer dans l'immeuble… Il profita d'une sortie de "CItoyen Je Sais Tout" pour se faufiler jusqu'à l'appartement de la Louée. Elle n'ouvrit pas. Comme il insistait, elle appela la police ! La police vint… mais il n'y avait rien à voir, il s'était éloigné et il se rapprocha. Elle dit qu'elle avait peur. Il remonta dans l'immeuble alors que la Godiche arriait avec son pain. La police revint en civil, mais elle ne voulut pas leur ouvrir…. L'homme réapparu avec un copain. D'après certains observateurs, ils sentaient l'alcool.

Citoyen Je Sais Tout qui ne travaillait pas à cette époque, et qui se prétendait éducateur, crut bon de dire aux voisins "je me crois au boulot". C'est là qu'on vit qu'il ne faisait rien…

Pour en finir, la Louée, balança tous les effets de son locataire par la fenêtre : un drap resta pendu à une balustrade, les pulls, les chaussettes et chaussures pleuvaient, les bulletins de salaire étaient éparpillés sur le trottoir, on retrouva un avis d'imposition dans le caniveau… on sut son nom, sa profession, son adresse officielle, mais jamais pourquoi il s'était fourvoyé jusqu'ici !

à suivre…

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le Sous-Loueur*

Petites histoires de Pachyderme…

Le Sous-Loueur était un malin. Avant de passer la Méditerranée, il avait bien étudié la question, recueilli les témoignages de ceux qui en revenaient, des familles de ceux qui y étaient installés. Il savait qu'un jour il irait outre-mer, au Nord…

Il était jeune, svelte, déterminé, intelligent, réflèchi et voulait se sortir d'un pays exsangue, corrompu et sans avenir. Son père était pourtant directeur d'école, sa mère attentive à l'éducation de ses enfants. Mais il ne voyait pas d'avenir là.

Un soir, il prit son sac, acheta un ticket, monta dans le bus et partit. Au port, il resta quelques jours chez un vague parent, acheta un billet et disparut. Il avertit sa famille une fois arrivé à Marseille. Il dormit chez le cousin d'un copain. Il attendit une opportunité pour monter dans une agglomération plus au Nord où il logea chez un copain de sa ville.

Il travailla au noir dans un premier temps. Au bout d'un mois, toujours clandestin, il postula pour un foyer-hôtel (comme on disait pour les foyers-logements pour jeunes). Cette nouvelle étape accomplie, il passa à la suivante.

Il s'était informé sur les lieux de rencontres : il apprit que les jeunes tournaient en rond dans le centre commercial du centre-ville pour trouver fortune amoureuse.

Il s'y rendit, une fois, deux fois, trois fois, avec ses nouveaux copains, aux heures les plus propices.

Cette fois-ci, il repéra une jeune blonde, aux yeux verts, bien ronde… Il l'invita à boire un verre. Pas farouche, et peut-être même candidate, elle lui raconta sa vie, elle logeait chez une cousine, cela n'allait pas…. À la seconde rencontre, elle alla chez lui. Il dormit par terre sur une couverture, elle dans le lit. Au troisième soir, elle emménagea dans sa chambre et s'offrit à lui. Il avait pris soin de lui dire ce qu'il attendait d'elle : un permis de séjour…

à suivre…

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La Louée*

Petites histoires de Pachyderme…

La Louée était arrivée avec la nouvelle administration de l'immeuble. Elle était prioritaire. Elle était mince, avec de longs cheveux sombres qu'elle laissait pendre dans son dos. De dos d'ailleurs on la prenait pour une jeune fille. De face, on voyait bien qu'elle avait vécu.

En fait "elle vivait" encore !

Chaque mois, chez elle, dans son F1, arrivait un nouvel homme. Plus jeune qu'elle en général, très discret vis à vis des voisins, c'est pour cela qu'on ne comprit pas tout de suite.…

Elle arriva en début de printemps. Elle disait bonjour à tout le monde, mais ne s'attardait pas.

Elle avait des canaris dans sa cuisine, et on les entendait chanter quand la fenêtre était ouverte. C'était charmant. Ce qui l'était moins c'était les reliefs de leur repas que l'on trouvait régulièrement dans la cour. Puis ce furent les pots de fleurs qui tombaient et qu'elle ne venait jamais ramasser.

Elle partait tous les soirs vers 19h, rentrait de nuit, voir tôt le matin et allait son train de vie. Les habitants menant la leur, on n'en fit pas cas…

Peu de temps après son arrivée, les fenêtres ouvertes grâce à un printemps chaud, on entendit des discussions fermes et longues, des espèces de litanies sonores dont on n'entendait pas distinctement les mots, un fois, deux fois en peu de jours. L'homme descendait, revenait le soir, puis le lendemain, puis on ne le revit plus.

Histoires de ménage n'intéressent pas les voisins. Mais un mois plus tard, la même scène avec un autre homme se reproduisit. Puis encore une fois avec un autre… Ces hommes n'avaient pas la clé, ni de l'immeuble, ni de l'appartement. Ils sonnaient à l'interphone. Ce même été, apparu un homme étrange, grand, gros, avec un chien de la taille d'un veau… Dans l'appartement, on aurait qu'ils menaient un conciliabule.

Chaque jour, nombre de bouteilles de verre partait à la poubelle.

La jeune voisine de palier croisant l'homme, calme, mais imposant, sentant l'alcool, eut des craintes.  Elle avait entendu elle-aussi partie des discussions tard dans la nuit, depuis sa propre chambre. Plusieurs fois, elle se faufila hors de chez elle quand elle pensa avoir le champ libre. Elle n'était pas tranquille. Elle demandait à ses amis de venir la chercher pour descendre de chez elle. Elle chercha sur internet le type de chien, et en déduisit un modèle yankee interdit à la reproduction. Elle prit peur.

La Godiche, jamais en mal d'une conversation, entreprit de parler à cette femme sans âge, finalement. Elle lui demanda si elle travaillait loin.

-Non, je ne travaille pas, dit la femme sans ambage.»

-ah bon, mais je vous vois sortir tous les jours à 19h quand je rentre !»

-Non, non, je sors quand je suis prête ! Moi, j'ai une vie pépère…»

Un autre jour, elle croisa un homme avec une longue et mince malette qui voulait entrer dans l'allée sans que l'on lui ouvrit de l'interphone :

-où allez-vous ? » demanda la Godiche

-je vais voir une amie » dit doucement l'homme.

-ah oui ? et qui ?»

-elle veut être discrète… »

-Et bien si elle ne vous ouvre pas, c'est soit qu'elle n'est pas là, soit qu'elle ne veut pas vous voir !". Et elle ne libéra pas la seconde porte.

Mais c'était déjà le troisième de la saison…

à suivre…

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Créneaux de travail dans le Calendrier Français

*Nombre de Français vivent sous un calendrier de travail très particulier ; qu'il s'agisse des média audio-visuels, de la presse, des associations, des établissements scolaires, et certaines administrations, du monde politique : le nombre d'heures travaillées s'éparpille entre des impondérables.

Concrètement comment s'organise un calendrier annuel avec les corps cités.

•Les journaux locaux ont leurs menhirs (sujets incontournables qui reviennent chaque année : les riches de la région, la rentrée des classes, les cimetières à la Toussaint, les chocolats de la Trêve des Confiseurs, les Francs-Maçons, le prix de l'immobilier, la grippe et les gastro, etc…) ; ils ont aussi des créneaux.

Pendant les vacances scolaires les pigistes doivent être au chômage et les journalistes titulaires ont autre chose sur la planche : pas d'article ou des faits divers, la liste des chantiers de voirie, ou le thème des vacances. Les journaux sont vides quinze jours à la Toussaint, trois semaines pour les fêtes de fin d'année, dix jours en février, deux ou trois semaines entre les vacances de printemps et Pâques. Inutile de chercher les nouvelles en mai : entre les jours chômés, les fériés et les ponts, à peine quelques articles d'actualités dans le mois. Juin est plein de menhirs : la fête des mères, les communions, les fêtes d'écoles, les départs en vacances… En été c'est le calme plat dans les nouvelles : il ne se passe rien apparemment ! Il ne doit rien se passer : il n'y a plus de stylo qui vaille. En septembre tout est accaparé par la rentrée des classes, des associations, plus rien d'autre n'a d'importance !

•Même calendrier pour les associations. En septembre, c'est la rentrée, mieux vaut ne rien demandé, elles se réorganisent. Vous avez un créneau vers la fin septembre (après les Journées du Patrimoine par exemple ou les premières compétitions) et les trois premières semaines d'octobre. Avant la Toussaint, pendant la Toussaint, après la Toussaint, tous les membres sont pris par leurs devoirs familiaux. Là encore un créneau de trois semaines en novembre. Décembre est occupé par les préparatifs de fêtes associatives, amicales et familiales. En janvier, la moitié du mois est occupée par les galettes des rois, les réception de vœux. En février ne tombez pas : vacances ou neige ou épidémie, il ne se fait plus rien, sauf une semaine dans le mois à peu près. Attendons mars… attention mars est propice aux activités : les jours ont rallongé, il fait meilleur, il n'y a pas de jour férié… mais là, comme en octobre, en novembre ou en juin, tout se bouscule : il faut assumer le trimestre en quelques semaines ! Tout le monde se donne rendez-vous en même temps, voire le même jour (et si possible à la même heure) : congestions… Sans compter les retraités qui assurent nombre de tâches dans les associations et qui partent en vacances de printemps (hors-saison) : blocage !

Au printemps, pendant les vacances, il faut garder les petits enfants, rouvrir les maisons de campagne : nouvelles indisponibilités. Et arrivent les ponts et les retrouvailles extérieures : impossible de réunir un conseil d'administration, personne n'est libre en même temps ! Il faut attendre juin, mais là, comme en septembre, le programme est déjà fait : il y a la sortie de fin d'année, la fête de la musique, le bilan des activités annuelles, le rangement… Et tout le monde est occupé les semaines suivantes, jusqu'à la rentrée…

•Dans les administrations, on combine les deux calendriers précédents, en plus du calendrier politique (séances, budgets, bilans,…) et avec les aléas des épidémies…

*Conclusion : environ vingt semaines de travail par an sur cinquante deux !

On comprend que nos voisins nous envient ! La France est un paradis…

 

 

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Godiche*

Petites histoires de Pachyderme

La Godiche correspondait quelque peu à la chanson de Sandrine Kiberlain… mais en plus, elle était blète ; pourtant on avait du mal à lui donner un âge certain. Certains jours de fatigue, on aurait pu la caler sur soixante-cinq ans, mais d'autres jours, où alerte, elle sortait de l'immeuble pimpente et en couleurs vives, on lui en donnait cinquante à peine…

Elle était bâtie comme une bouteille "Perrier" ; elle riait souvent, mais savait aussi tacler : ce pourquoi elle était redoutable.

à suivre…

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Calendrier de Travail à la Française

*Nombre de Français vivent sous un calendrier de travail très particulier ; qu'il s'agisse des média audio-visuels, de la presse, des associations, des établissements scolaires, et certaines administrations,  du monde politique : le nombre d'heures travaillées s'éparpille entre des impondérables.

•Dans un reportage, un guide chinois cynique expliquait à des touristes de même langue qui visitaient la capitale, ce qu'était la vie des Français : "en hiver ils sont malades, donc ne vont pas travailler. Quand arrive le beau temps du printemps, ils font grève et manifestent. En été ils sont en vacances normales. En septembre ils sont perturbés par la rentrée des vacances, des classes, des projets, des dossiers. Mais arrivent à nouveau les vacances d'automne, puis les fêtes de fin d'année.  En tout ils ont travaillé quelques mois".

•Examinons la cadence réelle : qui a côtoyé certains milieux s'est rendu compte qu'il ne fallait pas compter faire quelque chose pendant certaines périodes :

En septembre, on commence par quelques semaines d'activité intense : les emplois du temps sont faits, organisés, la vie peut prendre un rythme de croisière. Il fait encore beau : c'est l'automne. En octobre il faut se mettre au travail… jusqu'à la Toussaint. Tout se bouscule, il faut faire vite avant les visites aux ancêtres : donc le mois travaillé est d'environ 3 semaines. Invariablement un agent qui répond au public normalement est absent, les parents d'élèves sont débordés, les associations lèvent le pied une semaine avant cette fête importante.

En novembre, il devient opportun de faire tout ce qui avait été prévu en automne, car de Toussaint à la st-Nicolas, plusieurs fêtes perturbent l'activité : selon les années, il y a le pont de la Toussaint ou du 11-Novembre, qui s'ajoutent aux vacances…

On carbure à plein, tant et si bien, que tout tombe le même jour ou le même soir. Tout est en route et il faut suivre… mais

Dès le mois de décembre, c'est la Trève des Confiseurs, les gens ont la tête dans leurs repas de fête, les cadeaux à préparer, les tenues à prévoir, les voyages ou aller-retour à effectuer : tenir une réunion pendant cette période est assuré d'un déficit de participants.

On enchaîne sur janvier avec ses vœux de tous à tous, galettes des rois, festivités se poursuivent, puis succèdent les épidémies : rhum, grippe, angine, gastro, bronchite, et les congés-maladie ou jours de carence, empêchent tout travail d'équipe avec des responsables. Puis arrivent les vacances de Carnaval, 15 jours pour les uns, souvent une semaine pour beaucoup et les m@ls de retour annonce que la personne à joindre revient un peu plus tard.

Arrive une grosse période de travail : mars. Les maladies sont vaincues, les congés sont oubliés, tout peut reprendre. On travaille alors dardard partout… car arrive les évasions de printemps : 15 jours de vacance et il faut tout caser avant… et oui, car après Pâques en fonction des années, vient le joli mois de mai et une série de jours fériés, pont qui vous fait saliver comme une annoncé d'été. Dans les entreprises il faut liquider les jours de congés de l'année précédente. En combinant bien les jours fériés, les RTT on ne travaille que quelques jours dans le mois…

Juin est un mois de plein activité à nouveau : il faut tout termine avant l'été et les congés estivaux habituels. Les réunions, les missions, les comptes se bousculent. Parfois il faut être à 3 endroits à la fois au même moment. Les jours sont les plus longs du mois, donc on fait double journée, non de travail, mais de travail et loisirs… C'est donc très intense dans la vie des gens.

À l'été on lève le pied. Les collègues ne sont pas tous là, il manque des élèments pour travailler, il faut attendre leur retour… Mais à leur retour, c'est vous qui êtes parti… on verra donc en septembre.

Septembre est un mois intense : il faut tout remettre sur pied, tout en même temps, pour tout le monde, après des semaines de langueur ou d'errance. Comme on ne peut pas tout faire en même temps, on se met au plus urgent, et on remet le reste au mois suivant…

Qui veut organiser une réunion, une manifestation ou une fête sans connaître ces repères et ces impondérables est voué à des complications, voire des échecs !

Quand vous voulez programmer quelque chose, de bonne foi et en connaissance de cause, il se trouve inévitablement un jour dans le mois "repéré comme mois de travail" où d'autres organisations auront arrêté le même jour et la même heure et l'on se retrouve avec 3 rendez-vous en même temps ! Si vous positionnez la rencontre pendant une période relâche : c'est bien simple, il n'y aura personne !

On a fait le tour du calendrier de travail français : environ 5 mois de travail réel ! On peut dire que nous avons un doux pays… Un paradis pensent certains de nos voisins…

Attention, cela ne veut pas dire que tous les secteurs sont touchés. Il y a des gens qui travaillent tout le temps, plus que les 35heures effectives… ils compensent la douceur de vivre des autres et font monter la moyenne…

 

 

 

 

 

 

 

 

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le Sportif*

*Petites histoires de Pachyderme

Le sportif habitait au-dessus de Pachyderme. Il était très propre. Son appartement, fort dépouillé ne contenait que l'essentiel. Il l'aérait tous les jours pendant au moins une heure quel que soit le climat.

C'était un jeune adulte. Il avait attéri là par hasard, car il avait un travail dans le quartier d'à côté et il y allait en vélo. Cela lui évitait maintenant de traverser une partie de l'agglomération… Il était svelte, musclé. Il se tenait propre et bien coiffé, malgré une casquette vissé sur le tête.

Mais peu de temps après son emménagement son contrat se termina. Il se désintalla de la vie active. Il se levait vers 14h, ce qui ne dérangeait personne. Il se douchait et s'habillait pendant que les draps prenaient l'air à la fenêtre. Les voisins s'en fichaient. Il faisait une première sortie vers 15h pour mener ses affaires, tout en vélo-VTT, où que ce fut, les écouteurs sur les oreilles. Puis il rentrait vers 18h, voire 19h. À 22h il redescendait son vélo qui était trop beau pour attendre dehors. Il se bagarrait avec la porte intérieure sans ménagement.

À cette heure-là, il allait s'acheter une pizza chez un préparateur rapide, une boisson gazeuse et remontait sa bicyclette à l'étage, non sans heurter rampes ou murs. Parfois comme il avait plus de courses, il laissait sa bicyclette dans l'entrée de l'immeuble - de travers de préférence - car le mur devait être trop difficile à viser. il grimpait les escaliers en vitesse, puis repartait chercher son véhicule.

On ne sait ce qu'il faisait ensuite, à part manger. Il était alors calme. Parfois, il amenait des copains, voire une copine en cours et on les entendait discuter ou batifoller. Puis vers 1h du matin, voire 2h, il commençait son entraînement : altères, rameur, abdominaux, boxe, pendant deux heures. Vers 4h, il allait se coucher dans ses draps frais. 

Malheureusement Pachyderme, se levait à 6h30. L'embrouille commença donc quelques semaines après l'arrivée du sportif dans l'immeuble.

à suivre…

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Monde Féminin de Noël

*Des billets sur Noël ont été faits dans ce blog sous plusieurs angles. Cette année, en voici un autre, pas nouveau, bien exploités par les média et boîtes de prod amerlines : le monde des fêtes de fin d'année !

 

Capture d’écran 2017-12-23 à 20                                            Capture d’écran 2017-12-23 à 20                           Capture d’écran 2017-12-23 à 20

•st-Nicolas lorrain dans une église du Lancashire    • Père Noël reconstitué en Finlande    •Père Fouettard p-ê de Belfort

•Van-Gennep remarque que certaines régions font commencer le cycle de Noël° après ste-Catherine (25 novembre). Succède une série de fêtes : st.Nicolas, le Père-Noël, le Père-Janvier et le Père Fouettard, les Rois-Mages/Roi du Carnaval, sans parler du petit Jésus. Tout ce monde masculin scande les semaines : sont-ils des héros ? des surhommes ? des références patriarcales ? Ou sont-ils les pendants d'une société gérée moralement par des femmes ?

Certes les femmes dans l'Europe Occidentale n'ont que rarement le pouvoir ou la puissance. Mais elles officient en coulisses ou ont des manières bien à elles de se brancher dans les sphères dirigeantes. Les figures masculines ressortent-elles comme l'apothéose de l'année gouvernée par les mâles ou compensent-elles une apparence de pouvoir qui n'est pas si solide ?

 

Capture d’écran 2017-12-23 à 19

figure de Freia - origine recherchée -

 

Samhain/Samoïn et Beltaine qui marquent les deux temps forts de l'année païenne européenne sont des figures masculines. Les dieux germaniques connus ou retenus sont essentiellement masculins, en dehors de Freia/Freyja (figure entre autres du printemps et de la fertilité). La société était-elle fortement matriarcale ou dominée socialement par les femmes et les dieux compensaient-ils / complètaient-ils dans l'au-delà cette tendance ? ou les mondes terrestre et mythique leur appartenaient-ils ?

De ce côté la liste des saints chrétiens fait la part belle aux femmes : il y en a pour tous les pays ou toutes les langues ! Elles constituent bien une référence sociale et mythique.

L'irruption de la notion de Mère-Noël semble étrangère à nos sociétés et plutot un produit amerlin issu de réflexions contemporaines et non de tradition : c'est à dire plutot une construction intellectuelle. En avons-nous besoin ?

Pour ce jour pas de réponse, seulement des pistes de cogitation…

°le Folklore Français - Cycle des Douze Jours : de Noël aux Rois" de Arnold Van Gennep éd Robert Laffond 1988 pp 2308 (in chapitre-VII §1 observations générales)

 

 

 

 

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Perché & Pachyderme

Petites Histoires de Pachyderme

Perché dormait rarement la nuit chez Pachyderme.

L'humain n'appréciait pas. Il avait peur des réactions du chat.

Quand il bougeait la nuit sous les couvertures, le chat prenait cela pour un jeu ou une souris et se précipitait sur le pied remuant pour l'attraper. Pachyderme avait peur.

De toute façon, le soir, après son dernier repas, Perché se présentait devant la fenêtre, le museau presque contre la vitre : cela voulait dire : "je sors !". La vie diurne, passée à roupiller et à manger confortablement était finie, il passait à sa vie nocturne, mais on ne savait pas de quoi elle était faite…

Pourtant, certains jours, Perché se promenait dans le tènement et passait à leur fenêtre, parfois entrait chez les gens, observait, écoutait, repérait : ainsi, il savait beaucoup de choses sur tout le monde !

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Réformes Langue française -7

Dans le domaine des réformes du français, voici quelques suggestions pratiques…

On disait "une girafe" que l'animal soit mâle ou femelle, pareille pour "la pie", "la buse", une baleine…

on pourrait dire "un girafe", "un pie", "le buse", "un baleine"…  pour le mâle : il suffit de s'habituer…

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