divagations du début-XXI°siècle

Sauterelle et Canicule

Petites histoires de Pachyderme…

Un jour de canicule, Sauterelle décida que sa chienne était mieux dans la cour de l'immeuble que dans le petit appartement de son amoureux au rez-chaussée. Un soir elle la fit sortir, lui mit de l'eau dans un fond de bouteille en plastique découpée. Elle lui servit ses repas comme d'habitude en versant le contenu du sac par la fenêtre dans la gamelle.

La chienne contente d'avoir 90m2 sous le marronnier, fit le tour, puis attendit la suite. La chienne était vive, joueuse, patiente. Sauterelle lui lança un ballon adapté à sa gueule, elle le rattrapa et attendit la suite, patiemment… la suite ne vint pas.

Le lendemain matin, à la lumière du jour, Sauterelle dégagea de la cour ce qui y traînait depuis des années afin que sa chienne ne se blessât pas : elle envoya les déchets dans la cour de Pachyderme !

Quand la Jardinière surpris son manège un autre soir depuis la cour suivante, elle sortit, vint dans la cour de Pachyderme et fit un retour à l'envoyeur de tout ce qu'elle trouva dans le jardin de l'immeuble. La chienne, croyant à un jeu, récupéra tous les objets et joua avec pots, planche, canette, sachets afin de les restituer à ce lanceur inconnu mais qui s'occupait enfin d'elle… Toute contente, elle aboya…

La Jardinière ne se fit ni voir, ni connaître. Elle avait aussi remarqué que la grille qui tenait la moustiquaire de la citerne, disparaissait régulièrement pour servir à obstruer le passage des chats vers la chienne. Sauterelle, sans s'en faire, l'avait apostrophée et la Jardinière l'avait remise à sa place. Aussitôt Sauterelle sortit et repris la grille dans la cour de Pachyderme pour la remettre. Le soir la Jardinière la remit en place… La tension monta d'un cran dans les cours de l'immeuble.

Le chat de Pachyderme n'osait plus remonter, par peur de la chienne, qui voulait jouer, mais pesait dix fois son poids. Il restait dans la cour suivante, se privant de manger puisqu'il ne remontait pas. Même dans sa propre cour, il ne revenait pas. Pachyderme dut l'attendre, l'appeler, le convaincre, l'attrapper pour le monter. Il fallut aussi le descendre le matin. Perché s'enfuyait de peur de croiser le nouveau voisin à quatre pattes… Un jour Pachyderme le récupéra sur le mur du fond, apeuré.

Ce fut donc l'émoi…

On ne sait ce qui se passa un jour de la semaine suivante… La Jardinière rentra au crépuscule et remarqua que les poubelles étaient encombrées d'objets débordants et issus de la cour de la chienne. Elle se rendit dans la sienne, afin de voir ce qu'il en était. Là tout était normal. La chienne ne gardait plus le terrain et la fenêtre était fermée, les gamelles avaient disparu.

Perché put rejoindre à nouveau le domicile de Pachyderme, mais avec prudence, en écoutant bien d'abord depuis la cour suivante si l'animal y était, puis montant sur le muret il observa attentivement les cours. Il se décida à avancer avec hésitation près à rebrousser chemin et ventre à terre lentement pour voir si le passage était libre.

 

 à suivre…
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la Sauterelle

Petites histoires de Pachyderme…

Elle était arrivée chez son amoureux, qui lui-même était assez nouveau dans l'immeuble. Ils ne logeaient pas dans la même entrée d'immeuble que Pachyderme, mais juste à côté.

La Sauterelle était longiligne, brune et vive, sûre d'elle  et de ses envies… avec une allure assurée. Elle s'imposa plus qu'elle n'arriva.
Elle s'était tout de suite fait remarquer par les voisins latéraux à cause de la mélodie qu'elle émettait lors des ébats amoureux et qui passaient les murs. Cela durait une heure trente à deux heures… La mélodie était si significative qu'on savait ce qui se passait, mais les horaires n'étaient pas réguliers, donc impossible de prévoir de partir en attendant, ou de reporter des visites quand cela pouvait être gênant.

Justement un nouveau voisin de Pachyderme, de l'autre côté du mur de la mélodie, était un Méditerranéen tranquille, discret, un tantinet maniaque, réservé et puceau. Quoique déjà adulte depuis un certain temps, et ayant roulé sa bosse professsionnellement, socialement, il n'appréciait pas d'être envahi que ce soit par l'ouïe, la présence ou le sans-gêne.

Un jour qu'il recevait la visite de ses parents, des personnes âgées, conventionnelles, strictes, les galipettes de l'autre côté du mur commencèrent. Personne ne savait quoi faire : tout le monde était embarrassé. Le Méditerranéen discret, mis de la musique, mais les aïgüs voisins dépassaient les décibels des haut-parleurs.

Il convint donc de réagir, mais se sachant impulsif, il demanda conseil à la Godiche qui était là depuis longtemps, et donc connaissait l'immeuble et la société locale.

Godiche écouta, pris la mesure du désagrément, reconnut avoir également entendu le concert à plusieurs reprises, tout en expliquant que des voisins qui s'engueulaient avec un vocabulaire vulgaire et un ton agressif tous les soirs, comme cela avait été le cas il y a quelques années, étaient tout aussi compliqué. Au moins ceux-là s'aimaient… Elle convint que c'était gênant, voir sans-gêne, mais fit remarquer que ce n'était que quelques fois par mois. Elle tempéra donc au mieux, imaginant difficilement une action contre l'amour chez soi…

 à suivre…
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Économie Parallèle chez MJFR

Petites histoires de Pachyderme…

Régulièrement Monsieur Je Fais Rien vidait sa cave des multiples appareils, matériaux, ustensils qu'il avait récupérés durant l'année, au gré de ses chantiers, visites, prospections… Il en chargeait sa voiture à bloc, à bloc dans tous les interstices et sur le toit. Le véhicule, un Pijot, doublait de poids et de hauteur, et il partait pour le bled, outre-Méditerranée…

Là, il revendait à un prix intéressant sa récolte, il y avait de tout ce dont les gens avaient besoin et qui rapportait : lavabo, radiateur, centrale vapeur, table, batterie, TV, ventilateur, à croire que là-bas ils manquaient de tout ! Cela lui payait le voyage…

Plusieurs fois, il partit avec une voiture qu'il revendit aussi sur place, mais ça c'était sur commande pré-payée.

Quand ce qu'il avait collecté n'était pas réservé, il le laissait dans les parties communes de l'immeuble, au sous-sol : à charge aux voisins de faire évacuer les reliquats, à leurs frais !

 à suivre…

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Avant Goût d'Automne

Petites histoires de Pachyderme…

Tous les ans, fin août / début septembre, c'était le même scénario. : d'un seul coup le climat se rafaîchissait.
Les nuages arrivaient, s'installaient, faisaient chuter la température d'une dizaine de degrés. Il arrivait qu'il pleuve bien que depuis trois ans la pluie fût rare sur la ville. On ressortait une veste, un pull, des chaussettes ; les chaussures fermées étaient de mise pour quelques jours. On fermait les fenêtres, ajoutait une couverture dans le lit.
On arrêtait les glaces, on refaisait de la soupe, de la viande chaude et des légumes. Mais on avait du mal a passé des salades de toute sorte à des plats d'automne…

Quatre jours plus tard, l'été reprenait son cours, avec quelques degrés de moins. Les canicules n'étaient plus redoutées. Cela donnait aux enfants l'idée de la fin des vacances : le climat invitait à la rentrée des classes !

Les va-et-vient dans les escaliers se multpliaient. La porte de l'immeuble se clipait fréquemment. Les locataires revenaient. On n'entendait plus la vie des gens par les fenêtres… fermées.
Le crépuscule débutait vers 20h30 : on se rapprochait de l'automne !

Perché recommençait à rester à la maison plus longtemps : après son déjeuner, il demandait des caresses, de l'attention. Par temps de chaleur, il mangeait, buvait, puis s'éclipsait dans les cours, où il passait la journée sous un buisson, le ventre contre la terre.

Pachyderme attendait avec impatience cette fin de vacances : il allait enfin être occupé avec l'extérieur. Les activités des associations allaient reprendre, les gens seraient rentrés, il ne serait plus seul dans son logement, dans sa vie…

 

 à suivre…

 

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Pachyderme et la Canicule

Petites histoires de Pachyderme…

On en était au 29ième jour de canicule de l'année sur la ville.
Pachyderme avec ses 120kg avait encore plus de mal à monter ses deux étages à pied que d'ordinaire. Les fenêtres de la montée d'escalier avaient beau être ouvertes, l'air était rare. Le rez-chaussée et l'entre-sol restaient frais grâce à la bignone qui escaladait la façade. Mais vingt marches multipliés par quatre, cela fait beaucoup d'effort pour son corps lourd et gras, et pour son cœur qui s'épuise.

Chez lui, il ouvrait bien ses fenêtres en Est/Ouest la nuit, mais la chaleur de la façade de l'immeuble de mâchefer et celle du goudron de la rue se conjuguaient pour faire un four. La température flèchissait seulement vers 4 heures du matin pour deux heures environ.
Les matins étaient chauds très vite et il fallait tout fermer. Les volets métalliques des fenêtres n'étaient d'aucun aide et il n'osait pas mettre de carton devant les vitres comme le faisait un des voisins. L'appartement devenait un étouffoir à 31°C, quand, dehors il faisait plus de 40°C à l'Ouest. Seule la cuisine descendait à 29°C grâce aux arbres de la cour qui servaient à la fois d'écran et de puits de verdure.
Les habitants qui ne travaillaient pas, restaient donc chez eux dans la pénombre de 10 heures du matin à la nuit. On manquait d'air. La ville était sous une chappe de plomb. Les corps étaient pesants. Les gens transpiraient aux moindres mouvements. Les cerveaux fonctionnaient au ralenti, ne supportant pas plus de deux idées à la fois.

Pachyderme suait à flots. Il ne sortait plus que la nuit, se réfugiant dans le square à côté de l'immeuble. Et encore heureux qu'il y eut des arbres, des plantes et du gazon dans ce coin. Des couples y venaient, des enfants jouaient jusqu'à mimuit bien sonné, les parents étaient épuisés. Même dans ce jardin, l'air semblait confiné.

Quand le vent du Nord soufflait un peu, les hautes pressions allègeaient l'atmosphère. Quand le vent du Sud-Ouest arrivait, même ayant passé les montagnes, il restait lourd, amenant des souffles d'air chaud par sacades. Mais ce que les habitants redoutaient le plus, était le vent du midi. En plus de sa force pesante, il roulait par bourrasques chaudes et les basses pressions mettaient un couvercle sur la ville. Une chaleur de plomb envahissait les rues et les jardins, et tout le monde était mal.

On attendait la pluie avec une impatience vaine, car la météorologie n'en prévoyait aucunement.
Les frènes perdaient leurs feuilles jaunies. À la deuxième semaine, c'est le plus jeune qui sacrifia ses feuilles. Puis ce fut celui de l'allée qui ne supporta plus l'effort. La dernière semaine, le plus ancien se rendit. Le marronnier résista mieux : il était aussi plus vieux.

Pachyderme restait prostré dans son appartement, l'oxygène semblait lui manquer. Il ne savait pas si sa pression artérielle était en hausse ou en baisse, mais il se sentait défaillir. Impossible de s'intéresser à quoique ce soit. Il allait de son lit à sa douche toutes les heures.
Il avait pensé installer un lit dans sa cave, car elle avait un soupirail donnant dans la cour. Il y faisait donc frais. Mais il n'y avait pas d'électricité et passer sa journée dans un enclos sombre le rebutait. Il se mit donc en mode attente de survie.
Toutefois, après quelques jours de ce régime, il sentit un mal de tête insidieux et pressant… la migraine était née. La boîte cranienne semblait trop petite : une tension trop forte là-dedans. Il y avait de quoi se taper la tête contre les murs.  Il lui fallait attendre la nuit pour que la migraine s'atténue. La vie lui était difficile. Il ne se sentait que douleur et lourdeur. Les journées étaient mornes et longues, sans avenir, sans présent. Le passé n'était que brouillard. Mais dehors le soleil dardait.

Puis ce fut la date de visite estivale de sa fille. Comme d'habitude il loua une voiture afin d'aller la chercher dans ses montagnes. Il lui fallait faire de gros efforts pour se remuer, mais pour la petite il faisait de son mieux. Il se demandait bien ce qu'il pourrait lui proposer pendant ces vacances.…
Aurait-il repenser la situation, qu'il serait aller la chercher une semaine plus tard, quand la météo annonçait l'accalmie.
Au bout de deux jours de séjour chez son père, le plaisir de le revoir émoussé, la gamine s'ennuya, se sentit mal, rêva de la piscine de ses cousines : le troisième jour, Pachyderme la ramena chez sa mère, où non seulement elle pouvait s'organiser la journée sous une température plus supportable, mais encore avait des copines pour passer le temps…

Pachyderme se retrouva donc seul dans la canicule, sous un soleil aveuglant, enveloppé de sa misère…

  à suivre…

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et maintenant !

temporairement :

Capture d’écran 2018-08-01 à 17

 

 

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de la Société d'Avant 1968…

À ceux qui se plaignent de 1968…

Avant 1968, la société française, les sociétés européennes étaient corsetées. On n'y faisait pas ce que l'on veut, on ne disait pas n'importe quoi. Tout était calibré, convenu, sous-pesé, contrôlé, normé.

Avant cette époque, le contrôle social est énorme, à tous les coins de rue, dans tous les lieux de travail. On vous forme jusqu'à ce que vous soyez ortho-normé !

Tout est organisé socialement, professionnellement, culturellement, tout individu sort d'un moule. Aucune fantaisie n'est permise sous peine de "radiation".

Pour avoir une place dans la société, il faut avoir une famille. Un homme est responsable de sa femme, de ses enfants. Une femme est à peine responsable d'elle-même. Le statut d'enfant n'existe pas.

Les gars vont ensemble dans des sorties à eux, avec des jeux à eux. Les filles restent entre elles. Celles qui côtoient les garçons gagnent une mauvaise réputation, sont qualifiés de "filles faciles" et elles ne peuvent pas faire semblant, car la pression des adolescents ou des jeunes adultes sur les (jeunes) filles sont fortes. Pour eux, c'est à qui "en lèvent" le plus. être coureur est peut-être mal vu dans les familles, mais une gloire entre les mâles.

Les garçons font leur service militaire et se marient après - normalement -. Au premier enfant le père devient responsable de famille et digne. Son épouse dépend de lui, comme elle a dépendu de son père avant de se marier. Impossible pour d'ouvrir un compte en banque sans l'autorisation du chef de famille. L'épouse n'est que sous-chef.

Une femme doit avoir les cheveux attachés, de préférence relevés, la mode des cheveux courts est un affranchissement. Jusque dans la fin des années 1950… une femme ne sort pas sans chapeau. Dans les années 1960… elle peut nouer un foulard pour se couvrir la tête. "Sortir en cheveux" c'est à dire tête nue et pas coiffée, classe une femme de mauvaise vie. Les femmes ne portent pas de pantalon (celui-ci est l"appanache des hommes "porter culotte").

Rappelez vous ce que dit un homme au boulanger dans Pagnol "tu es marié et tu ne sais pas ce que fait ta femme ?" = déconsidération.

La femme a la responsabilité de son foyer, sous tutelle de son mari. Elle est femme, ce qui est dans la langue française aussi bien le féminin d'homme que celui du mari. Elle veille à la bonne tenue du foyer. L'école primaire la forme, et le certificat d'étude primaire sanctionne son savoir-faire de bonne citoyenne. Elle doit tenir son mari, être assez attractive pour qu'il n'aille pas voir ailleurs, ne dépense pas l'argent du foyer à tort et à travers. Mais en fait, le mari fait ce qu'il veut. Toutefois son épouse doit veiller à sa santé, sa garderobe. sa présentation… Il en va de leur statut.
Une épouse qui ne tient pas son foyer propre, ses enfants soignés et son mari en bon état est déclassée.

La déconsidération sociale est vite faite. On ne vous parle plus, ne vous salue plus. Quelqu'un qui est "considéré" reçoit en revanche les saluts de nombreuses personnes. Vivre dans l'indifférence est difficile. Vous ne pouvez attendre aucune aide, aucun service.
Pour être pris au sérieux, il fallait être bien habillé, ne pas ressembler à un saltimbanque ou un râté, rester modeste à la hauteur de son statut économique… Sinon pas de place publique.

Un jeune ne contredit pas une personne plus âgée, surtout si cette dernière a "fait" la guerre, et il y en a eu à toutes les générations… Le respect est le maître mot et il est exigé, inculqué.
On ne répond pas aux adultes quand on est enfant. On subit, on suit, on obéit. Il n'existe de mode vestimentaire comme on l'entend de nos jours qu'à partir des années 1970… (?) Les enfants ne décident rien de ce qui les concerne. On est mineur jusqu'à 21 ans.

On se tient droit, en marchant, en s'essayant, en vivant. Ne marchent le dos courbé que les gens accablés par la vie, ne se vautrent dans les fauteuils que les Vaut-Rien, ne pas vivre droit, c'est être un râté, ne pas être digne de la société.

Le mot citoyen est peu revendiqué. Il faut être "quelqu'un" ; vu de notre époque, c'est linguistiquement ironique.

Alors à ceux qui regrettent 1968, faîtes un stage à remonter le temps pendant quelques semaines et redonnez-nous ensuite vos impressions !

 

 

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Et Voici les Vacances d'Été

En France, les vacances d'été sont le grand et long rituel de rupture du rythme quotidien. C'est une pause dans la société : une partie du pays s'arrête et profite de la vie ou change de vie.
Regain d'activités ou suspension d'activité…
De plus en plus de Français partent à nouveau en vacances. Quels sont les points forts de cette phase ?

Certains partent 6 fois dans l'année. 70% des Français partent au moins 1 fois, quelques jours ou plusieurs semaines : il y a une grande diversité. 30% des Français participent à 50% des départs.
Mais ne nous trompons pas, tout le monde ne prend pas de vacances payantes.

Dès qu'il y a un chômeur de moins, 6 personnes en profitent.


Les étrangers sont de retour. (ils ne sont pas au courant des grèves dans la SNCF - ils  ne viennent pas avec Air-France !) : ils viennent en voiture ou en avion de lignes étrangères.

Remettons les pendules à l'heure :
89 millions de voyageurs internationaux passent en France (et non prennent leurs vacances en France comme se plait à le dire la presse qui n'est pas à une erreur près)…  On est 1° en nombre de passage (routiers, voisins, vacanciers, voyageurs, etc…), mais en chiffres d'affaires la France est le 3° ou le 5° pays de dépenses touristiques (derrière les USA 186 milliards $ de CA et l'Espagne).
Un million d'emplois lui sont consacré directement et 1 million indirect : c'est toute une économie. Les Chinois sont 2,5 millions à venir en France, mais ils sont 5 millions à aller en Russie.
Nous avons un problème d'infra-structure, le territoire est mal couvert… La concentration se fait sur Paris, la Côte d'Azur, les stations d'hiver des Alpes, les châteaux de la Loire.
La sous-traitance virtuelle a élargi l'offre. Le tourisme buissonnier se développe également, lentement !

Pour certains Français, le budget (hébergement + nourriture + dépenses annexes) est de 30€/jour et par personne (15% de la population). Le budget moyen est de 430€ par personne pour les vacances en France. Il faut dire que les vacances ne sont pas toujours marchandes. En 1°lieu on va dans la famille (70%) ; il y a les résidences secondaires qui servent de lieu de vacances. Il y a les vacances avec les amis, chez les amis, il y a encore les vacances sociales ou associatives, etc…

Le plus souvent, les vacances sont préparées, organisées par les femmes…

Avec internet, le client n'est plus seulement un consommateur, mais c'est aussi l'ambassadeur des lieux qu'il apprécie. En plus des anciennes cartes postales indispensables, les auto-portraits, les galeries-web, les blogs promeuvent les lieux de vacances. Les services de sous-traitance ont révolutionné le milieu. La 1/2 des voyageurs se passe d'agence de voyage. Le monde des professionnels du tourisme est en train de changer. Le monde des vacances s'équilibre…

 

 

avec des extraits de C'dans l'Air de F5 du 29/06/18  

 

 

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Calendrier du Mois de Mai

Ah le joli mois de mai 2018 !

Le 1°étant férié, le 8 l'est aussi. Au pont du premier s'annonce le pont du second. Et comme l'Ascension est fériée et qu'elle tombe le 10, c'est comme si la fête de l'Europe (pardon de l'Union Européenne) était fériée elle aussi. On ne se souhaite pas bon pont cette année, mais bon viaduc !

Ne pas oublier la Pentecôte, le 21. Si vous voulez rencontrer des gens ce sera entre le 14 et le 18 midi, entre le 22 et le 25 ou entre le 28 et le mois prochain ! = 14 jours pour tout concentrer…
Et le mois de mai est fini…

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Calendier de Travail Français : Illustrations

*Nombre de Français vivent sous un calendrier de travail très particulier ; qu'il s'agisse des média audio-visuels, de la presse écrite, des associations, des établissements scolaires, et certaines administrations, du monde politique : le nombre d'heures travaillées s'éparpille entre des impondérables.

Voici concrètement un exemple en ce mois d'avril 2018

Le 1° avril sonne Pâques. Avec cette fête, le lundi est férié, mais déjà le vendredi après-midi, voire le vendredi tout entier, nombre de travailleurs ont levé le pied ! Cela se sent dans les transports en commun, dans les rendez-vous médicaux, dans les consultations administratives et libérales, dans les médias locaux, dans les rencontres associatives.

Il faut attendre la fin de la semaine suivante pour que les enfants soient en vacances, mais dors et déjà la semaine s'annonce légère : beaucoup de personnes prennent des vacances avant les scolaires… comment réunir les gens ? ils sont au vert ou au soleil !
Puis s'enchainent les deux semaines de vacances scolaires, les rues se vident, les galeries marchandes sont pleines, les centres de loisirs s'activent, mais les journaux sont aussi vides (de 8 à 10 pages dans la presse locale, on passe à 3 pages sur la grande ville ! = il ne se passe plus rien en ville, pas de nouvelle = bonne nouvelle), les associations fonctionnent au ralenti, impossible d'avoir un rendez-vous administratif, nombre de professions libérales sont absentes, les centres médico-sociaux, socio-culturels n'ont pas le temps pour les citoyens, etc…

Quinze jours de vacances scoalaires après, même système, le rythme de vie urbain est toujours allègé, les autres zones sont en vacances, les quartiers vivent calmement hormis les chantiers qui eux s'activent de partout. On a l'impression qu'il va falloir attendre la fin de toutes les vacances pour reprendre une vie normale : mais quand est-ce ? le lundi 30 avril !
ah oui, et le 1° est un mardi = commencent les ponts de mai !

En juin on enchaîne les fêtes de famille, de quartier, d'école, d'association, la préparation des vacances, etc… et on en revient au calendrier français général.


Ces exemples ne veulent pas dire qu'on ne fait rien, car nombre de travailleurs sont à leur poste et assument leur travail. Mais on sent un allègement collectif certain dans les secteurs cités !



 

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