divagations du début-XXI°siècle

Refaire l'Histoire et ses Intérêts

avec cette nouvelle crise d'égo entre dirigeants, les arguments et les sornettes se mélangent…

Une nouvelle expression est née "Poutinage Artistique" !

Mais avant de déconsidérer l'adversaire afin de s'exonérer des conséquences ou de nos incuries, il est nécessaire de vérifier les élèments !

Poutine et son cercle prétendent que l'OTAN avance trop près… Cherchons donc où sont les bases de l'OTAN… Difficile à trouver pour le simple citoyen, puis apparaît cette carte sur FranceTV samedi 26 février 2022

E kt otan FITV 22

avec le soir dans les actualités ces données :

"Comme le présente cette carte interactive de l'Otan, ces groupements se trouvent à Rukla (Lituanie), à Adazi (Lettonie), à Tapa (Estonie) et à Orzysz (Pologne). Les pays baltes comptent également des unités d'intégration des forces Otan, dont la mission est "de contribuer à l'entraînement des troupes nationales et de faciliter le déploiement rapide des forces alliées si nécessaire". Celles-ci sont situées à Vilnius (Lituanie), à Riga (Lettonie) et à Tallinn (Estonie).

L'Otan a par ailleurs développé sa présence dans le sud-est de l'Europe, avec "une brigade multinationale" à Craiova, en Roumanie. Dans ce pays partageant une part de sa frontière avec l'Ukraine, l'Otan est aussi présente à travers la base aérienne de Deveselu (Roumanie), qui comprend un système de défense antimissile. Elle compte aussi une unité d'intégration des forces Otan à Bucarest. Une autre unité de ce type est située à Székesfehérvár, en Hongrie, aussi voisine de l'Ukraine. L'Otan a en outre renforcé sa présence maritime et aérienne dans la région de la mer Noire."

L'OTAN aurait livré/amené/développé de nombreux matériels depuis janvier sur les bases orientales de l'Europe… est-il précisé dans ces mêmes actualités !

Qui de la poule a fait…

Puis dimanche 27 février 22 en après-midi une autre carte apparaît sur LCI : 

russie kt nucleaires 22 LCI

Autant la première carte n'est pas précise, autant on se doute que le décor de part et d'autre n'est pas neutre à défaut d'être clair…

Il convient de suivre les informations de manière critique afin de ne pas se laisser mener en bateau par les uns ou les autres !

 

 

 

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Noël Chantés et Inattendus

L'an dernier, il y avait à cette même place des chants traditionnels ou régionaux, cette année voici quelques raretés oubliées… tout en français !

*Variétés françaises compilation diverse, inattendue et parfois datée : Mon Beau Sapin, Douce Nuit, Noël Blancs, Étoile des Neiges, Divin Enfant, Minuit Chrétien, Noël d'Espérance, Anges de nos Campagnes, Maman Embrasse le Père Noël, O Nuit Heureuse Nuit, Rose de Noël, Petite Étoile de Noël, Joyeux Noël, Entre le Bœuf et l'Âne, C'est le Jour de la Noël, Chanson pour Noël, Bonhomme de Neige, Amour de Noël, Noël des Amoureux, J'ai Vu Passer le Père Noël, Noël d'Enfant, C'est Noël, Vive le Vent, Noël des Santons, Hymne à la Nuit, Petit Papa Noël =  1h10 ! collection de la BNF

*Et puis…
•Claude François chante des Noël  : Roses de NoëlRêver Noël ! à Noël j'Aurai Tout Ça !

•Eddie Mitchell s'y donne aussi : Noël Blanc,

•Anne Sylvestre pour les enfants : Quand Noël s'en vient ! Noël n'est pas au MagasinGrand Saint Nicolas

•les Choristes : Hymne à la nuit

 •Pour se divertir plus = les Coquettes : Ma Liste au Père Noël.

*en plus

Mon beau sapin prend ses racines au XVIe siècle avec O Tannenbaum, écrit vers 1550 en Silésie germanique. C'est ce même air qui est repris par Joachim August Zarnack en 1819, et qui devient une chanson d’amour. Dans cette chanson, la verdure du sapin est associée à la fidélité. (France-Musique)
Bien qu'elle soit couramment intitulée d'après son incipit 
Mon beau sapin, la version française a d'abord porté le titre Le Sapin. Elle a été publiée en 1856 à Strasbourg dans un recueil de chants populaires allemands librement traduits pour le public scolaire français.(Wikipedia)

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Formation Continue chez les Chats

Petites Histoires chez Pachyderme

Rajah, sur le tard, c'est à dire à plus de 70ans en conversion humaine, fit de grands progrès comportamentaux ! Il se mit à prendre des initiatives et se rapprocha de Godiche. Il était déjà très dégourdi et entreprenant. Il accentua ses initiatives : par exemple, il entreprit de monter dans les réserves, de demander de la nourriture à table, monta les étagères…

Arrivé au même âge, Pachyderme observa le même phénomène chez Perché : il explora des coins de l'appartement auquel il ne faisait pas attention d'ordinaire. Ce fut l'exploration de la réserve alimentaire, l'escalade de la table qui jusqu'à présent lui était interdite et qu'il respectait. Il s'aventura sur le bord de la fenêtre de rue, ce qui lui faisait peur jusqu'à présent…
Il se mit à arpenter les plantes de Godiche pour aller la voir ! Il était capable de colère, lui si doux et craintif d'ordinaire. Il se sentait en plein pouvoir et s'aventurait vers de nouveaux horizons : il avait 16 ans !

à suivre…
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Perversique

Nouveaux élus, vieux réflexes, ils changent et rien de change : nous sommes un pays de révolutions; voici comment à défaut de pourquoi ! C'est une chronique des personnalités vues à l'œuvre que vous allez découvrir...

Perversique voulait prendre une revenche sur sa famille…
Son père avait été conseiller municipal dans un bourg des flans de montagne. Il avait œuvré fidèlement, consciensieusement, longuement, sans aucune reconnaissance politique ou civique. Il était vieux maintenant, et elle voulait prouver qu'elle ferait mieux que lui, qu'elle aurait une carrière politique à la retraite…
Elle s'affilia avec un élu de la ville où elle habitait, fin limier, ancien trotkiste, stratège, bien placé et véritable répertoire des notables locaux. Reconverti dans un parti en vogue par sa thématique, il trompait son monde en jouant sur plusieurs tableaux : l'essentiel étant le pouvoir et son ascension personnelle. Quand on veut entrer dans un groupe qui prétend avoir des atouts, des forces vives, et un marché, il faut apporter quelque chose en échange et être parrainé. Il ne fallut pas lui expliquer les mécanismes longtemps. Comme elle était belle femme et cultivée, elle l'aborda par ce premier biais : ce qui le flatta. Cela fonctionnait toujours avec les hommes, avait-elle constaté ; beaucoup moins avec les femmes…

Elle s'engagea avec lui dans de grandes conversations, dès que l'opportunité apparaissait en public… Elle faisait mine de le trouver pertinent, admirable ; elle le flatta en lui demanda de la former… Notre nation étant régulièrement en période électorale, elle l'aida dans la campagne suivante, puis l'année d'après l'appuya. Elle tracta, boîta, Avec son esprit de synthèse et ses qualités de communication, elle apprit vite les slogans, réparties, réflexes qu'il lui fallait pour paraître une bonne recrue… donc une collègue potentielle ! Elle grimpait !

Une voisine de quartier qui croyait en elle, car elle semblait droite, républicaine, savait se présenter et dire aux gens ce qu'il fallait, lui glissa un soir que cet élu n'était qu'un desposte pervers qui ne croyait pas en la démocratie malgré son étiquette politique : comme elle avait des arguments, elle se dit qu'on pouvait voir les gens sous plusieurs angles. Elle lui répondit froidement : "à qui sera le plus pervers !"

Quand les élections municipales arrivèrent, elle fut inscrite sur la liste de la majorité auquel le pervers s'était ralliée par opportunisme, vu que dans son parti on n'en pouvait plus de lui, de son ambition et de ses coups tordus. Il savait se faire valoir et négocier ses places, mais ne suivait pas le programme. Seule son ambition le guidait…
Comme commerciale, elle savait pénétrer un réseau, se faire valoir et donner le change en public ou de sa personne en privé… Elle fit tant et si bien qu'elle dit fièrement un jour : "je suis inscrite en fin de liste, mais on ne sait jamais…" histoire de se faire connaître, elle suivait les conseils municipaux, s'enquerait des coulisses, des alliances, elle assistait à toutes les réunions publiques, trinquait à toutes les inaugurations, recueillaient des informations qui la faisaient passer pour "bien informée" et fiable, voire incontournable.

Dans son quartier, elle prit la tête d'un groupe de citoyens qui cherchaient un/e président/e… Avec ce titre, elle existait socialement, ouvrait des portes, pénétrait des couloirs, s'adressait aux services pour avoir des info, des références, était connue, reconnue… s'arrêterait-elle à ce stade ?

à suivre…
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Bonimenteur

Nouveaux élus, vieux réflexes, ils changent et rien de change : nous sommes un pays de révolutions ; voici comment à défaut de pourquoi ! C'est une chronique des personnalités vues à l'œuvre que vous allez découvrir...

Bonimenteur s'était déjà fait connaître dans son quartier, comme hâbleur, car il vendait bien ce qu'on lui préparait… Il ne s'impliquait pas, mais ramassait les bénéfices pour son compte… Et son éloquence servait et faisait l'admiration des adhérents de l'assocation locale qu'il fréquentait de loin…

Quand il fut élu en 2020 à la municipalité de sa ville, il en fut très fier… Il y trouvait une reconnaissance de sa personne à défaut de son investissement ! Il eut un petit poste, qu'il valorisait de son mieux en se servant des actions des autres. Peu connu, il se faisait connaître en écrivant à tous les citoyens qui pouvaient relever des compétences de sa charge… Son signature épistolaire occupait 1/10 de ses missives…

Ses collègues, peu impliqués sur le quartier lui laissaient le champ libre… Il disait les représenter sur le terrain !
Il faisait partie des cortèges, des inaugurations, des réunions : il ne manquait aucune occasion… Il lui fallait bien se faire connaître. Sa bobine devait devenir familière… Il se mêlait de tout…
À un diner d'habitants auquel il n'était pas attendu, il s'invita… comme il est de coutume en France, il fut inclu…
Tout au long du repas, il n'eut de cesse de parler de lui…  sa charge, ses compétences, ses projets, sa carrière, son enfant, son église, pas une minute il s'intéressa aux convives, aux projets du groupe, de ses responsables, pas un moment il ne songea à les interroger sur les besoins su quartier, sur ce qu'il y avait à faire, il tint le crachoir pendant deux heures ! Il était très fier de lui.

Il y avait pourtant des ombres au tableau : par exemple il ne pouvait compter sur son épouse qui s'esquivait pour tout ! Pourquoi l'avait-il choisie ? Parce qu'elle semblait l'admirer et lui laissait faire ce qu'il voulait… Il l'avait rencontré dans sa paroisse dont relevait toutes ses fréquentations… Il ne se faisait des amis que dans ce groupe ! Les autres l'intéressaient-ils ?
Mais c'est étrange pour un politique…
Il disait bien ne pas être intéressé par le gâteau que représentait le système, mais il en écartait ceux qui pouvaient lui faire de l'ombre et ne s'entouraient que de faux-culs.
D'ailleurs la deuxième ombre à son tableau était une citoyenne plus âgée que lui, très impliquée dans la vie publique, qui commençait à être connue et reconnue après dix ans d'actions. Du même bord politique que lui, mais voulant œuvrer plutot que de se faire valoir, il la discrédita auprès de ses collègues adjoints, tout nouveaux dans le domaine et ils lui mirent des bâtons dans les roues, l'ignoraient dans les rencontres, l'écartaient dans les opérations…
Élus en juillet, en septembre il lui fit un tour de salaud en communiquant
auprès des opposants des informations qu'elle avait collectées… Cela parut du sabordage, mais en réalité c'était une guerre de territoire qui commençait. Il s'imposa donc dans l'équipe municipale par rouerie : elle attendit donc qu'il fasse ses preuves dans son domaine plutot que sur l'échiquier… A ce jeu très ancien du politicard neuf, elle n'était pas sûre de gagner… mais il pouvait aussi y laisser des plumes, car à l'autre jeu des nuisances et des retours de bâtons, il n'était pas sûr de gagner non plus !

à suivre ici même
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Nouveaux Élus

En 2017 et en 2020 des citoyens sont devenus de nouveaux élus, qui n'avaient pas l'expérience des rouages administratifs, des arcanes politiques, des lobbies et de la démocratie (c'est à dire entre autres, de la prise en compte et participation des citoyens aux réalisations les concernant). C'était un atout pensaient certains, un vent de fraîcheur (ou de naïveté) et de renouveau était attendu…  Ils improvisèrent un temps, puis chaussèrent vite les pantouffles des nantis, marchant comme des godillots derrière leur chef… Car cela arrangeait bien les affaires des marionnettistes.

On remarqua également vite, que ce manque d'expérience politique et démocratique, parfois même technique, amena un système hierarchique vertical descendant. Ce qui impliquait non seulement la non-prise en compte du terrain, un savoir jupitérien, une arrogance digne des hiérarques, une coupure accentuée entre les technocrates alliés aux politicards et les citoyens qui les faisaient vivre !

L'ouverture intellectuelle des premières semaines dans le pouvoir, se rétrécie très rapidement et les dogmes les claquemurèrent vite dans les tours d'ivoire. Le renouveau acheva sa mascarade avant les 100 jours fatidiques de bienveillance…

Il y a une grande différence entre les élus de 2017 et ceux de 2020 : les premiers participaient à l'élection présidentielle et aux législatives, les seconds aux élections municipales. Le processus fut le même dans l'exercice du pouvoir, mais les premiers étaient loin à la capitale, les seconds restaient sous le regard proche et aiguisé de leurs concitoyens.

Nouveaux élus, vieux réflexes, ils changent et rien de change : nous sommes un pays de révolutions ; voici comment à défaut de pourquoi !

C'est une chronique des personnalités vues à l'œuvre que vous allez découvrir…

 

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Fin de Perché

Petites histoires de Pachyderme :

Déjà au premier confinement, Perché avait pris très tôt ses quartiers d'été. Le printemps fut chaud et il passait ses journées et ses nuits dehors dans les cours. Pachyderme ne le rencontrait que fort peu.
À l'automne il mit du temps à revenir au bercail en journée… mais le froid aidant, il revenait chez Pachyderme au matin, à son levé, il mangeait sa gamelle de pâté, enchaînait sur les croquettes, faisait un câlin comme pour remercier et partait dans une des pièces pour y dormir la journée. Il adoptait un endroit pour environ trois semaines, parfois moins. Certaines périodes étaient propices au lit, jugé sur les coussins, à d'autres périodes il s'enfouissait dans un tiroir mal fermé, il avait aussi sa période sacs en cuir ou chaussures dans leur boîte.
Le soir après sa gamelle vespérale, il demandait à sortir le plus souvent… parfois il faisait un câlin d'une heure, puis pressé par un rendez-vous secret, il demandait à ce qu'on lui ouvre la fenêtre et il partait pour sa vie nocturne.

La deuxième année de la pandémie, le printemps, moins chaud pourtant, favorisa le même comportement ; à ceci prêt qu'il commença à moins manger… puis à ne manger que des croquettes. Il restait vif, câlin, mais ne mangeait plus autant. Pachyderme pensa que son chat avait trouvé une autre cantine. Il passait ses journées et ses nuits dehors, ne s'intéressait pas à Pachyderme. Celui-ci pensa qu'il avait peut-être une amoureuse et qu'ils mangeaient ensemble…
Mais au bout d'un mois de ce manège, Pachyderme, les voisines observèrent qu'il avait maigri… On mit cela sur le compte de la perte du poil d'hiver… En mai, Perché ne mangea plus chez Pachyderme. En juin, il revint manger du pâté, mais ne voulait plus de croquette… C'était vraiment bizarre. Son caractère ne changeait pas, mais il fallait l'appeler longtemps pour qu'il revienne.
Fin juin, début juillet, Perché se remit à manger chez Pachyderme, il réclamait une deuxième gamelle à chaque repas. Pachyderme était content : Perché allait regrossir. Les boîtes de pâté se succèdaient à grande vitesse : "il va falloir faire le plein avant l'heure !" projeta-t-il.


Puis Pachyderme s'aperçut que son chat puait de la bouche. Il regarda comme il pouvait la machoire et s'aperçut que des dents manquaient…
En septembre, Perché ne vint plus qu'une fois par jour pour manger et ne restait pas, il repartait très vite. Puis il fallut insister pour qu'il vînt. Pachyderme résolut de l'emmener en visite chez la vétérinaire, bien que Perché en serait traumatisé…
La véto constata sa maigreur, observa sa vivacité, remarqua que deux dents pourrissaient au fond de la gueule, et conclut que vu son âge il était peu-être dangereux de l'endormir pour les lui enlever… La clinique étant au complet pour le moment, il fallait attendre un peu, les dents tomberaient peut-être toutes seules. “Les chats âgés ont parfois des problèmes de thyroïde qui les font maigrir…" avisa-t-elle.
-Mais il y a corrélation ici entre maigreur et petie alimentation…" Pachyderme pensait aussi à une maladie concomittente qui serait la cause de son changement de comportement. Mais il n'osa insister, il reviendrait en octobre…

Fin septembre, Perché revint manger deux fois par jour, plus de croquette, mais du pâté et du yaourt."Il va regrossir pour l'hiver…" Il fit froid vite la nuit, mais Perché ne revenait pas la journée pour récupérer comme il le faisait les autres années…
Mi-octobre, un jeudi, Pachyderme nourrit Perché le matin, celui-ci sortit. Le soir il l'appela avant de partir en réunion, mais Perché ne se présenta pas : "il mangera à mon retour" pensa-t-il.
Pachydreme revint tard… Il le hêla, mais Perché ne vint pas… "Il dort quelque part et ne se dérange pas…"
Le lendemain matin, Pachyderme appela Perché, mais Perché n'apparut pas de la journée. Parchyderme le siffla le soir ; pas de Perché. Les jours suivants, Perché ne vint pas ; Pachyderme l'appelait deux fois par jour… Un jour, Pachyderme aperçut son chat dans la première cour des bâtiments. Il allait et venait… tout semblait bien aller pour liui. Pachyderme continua de le siffler tous les jours matin et soir. Parché était parfois visible, parfois non. Un après-midi, il vit Perché sous la table de jardin de la cour-1, la fille de la Garce le caressait.… Le soir il aperçut une couverture sous la table : "ah bon, elles prennent soin de lui… Tant mieux s'il est bien ainsi". Étonnant de changer de domicile après autant d'années… Pachyderme compta : cela fera douze ans en novembre que je l'ai recueilli…  lui ai appris le contact humain, que je le nourris, que je le caresse… que je prends soin de lui, que je l'héberge les nuits froides, et il change de maison tout à coup…"
"Vaiment bizarre…"

Puis le dernier vendredi d'octobre, alors que Pachyderme l'appela depuis sa fenêtre en regardant la cour-1, il aperçut Perché dans la cour-2, la tête tournée vers lui, comme l'attendant… Il l'incita à monter durant vingt minutes… Le chat ne montait pas.
Pachyderme se décida donc à descendre, se posta dans sa cour, en face de lui, lui parla… Perché lui répondit. Au bout d'un bon moment, Perché se décida à se lever… il s'avança facilement vers la barrière, (rien de casser pensa Pachyderme soulagé), mais il eut du mal à la gravir bien qu'elle ne git que cinquante centimètres, la longea un peu juqu'où elle était moins haute, passa par le trou du grillage, aménagé depuis tant d'années par Godiche pour Rajah. Quand Perché fit face à Pachyderme, celui vit un problème : "Mais tu es très maigre, mon Chat !". Perché avait de loin son aspect normal, mais il était famélique… Il n'avait pas mangé depuis quinze jours… Perché approcha, se laissa caresser, mais ne ronronna point… Ils restèrent ensemble un bon moment, le lèger félin, ombre de lui-même blottit contre la large et haute poitrine de Pachyderme…
-On va à la maison mon minou ? tu as besoin de soin…"
Perché n'était pas très chaud pour monter par les escaliers avec Pachyderme. Mais il était bien faible pour opposer quelque résistance… Pachyderme le déposa sur une des chaises équipées de tapis depuis des années pour l'accueillir. Perché miaula.
-Tout de suite, mon Perché !"
Il ouvrit le frigo, ce gros truc blanc d'où on sort à manger… Il lui servit du pâté, pas une grosse gamelle, "il ne faut pas bourrer un animal affamé…" pensa Pachyderme. Il ne finit pas la ration… il demanda des croquettes et plongeant son museau dans le récipient à croquettes vide… puis il demanda à boire… et il but comme il n'avait jamais bu à la maison… Pachyderme le prit à nouveau sur sa poitirne et le câlina longuement. Il le transporta dans sa chambre-séjour et l'installa sur le lit. Perché ronronna…
_Je vais te nourrir " lui dit-il confiant.
Pachyderme partit en course comme prévu, en se demandant ce que le chat allait faire pendant son absence, vu qu'il n'avait pas passer d'heure chez lui dspuis des mois… En apparence Perché ne bougea pas… Puis Pachyderme s'aperçut qu'il avait uriné dans sa caisse : "il reprend ses bonnes habitudes ! se satisfit Pachyderme… ouf. Mais il puait, il était sale : qu'avait-il fait ses dernières semaines ? où était-il allé ? pourquoi n'était-il pas revenu ? Pourquoi son pelage si bien entretenu d'ordinaire était-il gris ? Des insectes s'y étaient visiblement établis. Il lui administra un puissant insecticide l'après-midi et le laissa se reposer.
Qu'avait fait la Garce avec son chat tout ce temps ? L'avait-elle retenu ? Ne l'avait-elle pas nourri ? Il pesait à peine deux kg à présent… Perché semblait gouter son retour…
Mais le soir Perché ne voulut pas manger… Rien de ce que Pachyderme lui présenta, lui allait : au mieux, il trempait le museau dans une des gamelles, et avalait une miette… Perché miaula, attendant visiblement autre chose… au bout d'un moment, Pachyderme comprit : il veut du yaourt… Et effectivement Perché se jeta sur le laitage… il en redemanda… 

La nuit Perché ne parvint pas monter sur le lit de Pachyderme, il avait fait ses excréments dans la caisse ou plutot à côté, il revint le cul sale. Pachyderme le nettoya, le monta sur le lit, l'installa au chaud, le plus confortablement… "il ne s'agit pas que tu prennes froid… tu n'aurais pas assez de ressource pour lutter.

Le lendemain, il devint plus difficile de nourrir Perché, ses excréments étaient très liquides à cause du yaourt… Pachyderme lui présenta de la viande : il trempa le museau, avala une miette… et partit se coucher dans un tiroir… Quand il en sortait , c'était pour pisser subreptissement sur le lit ! Très étrange : "ce n'est pas habituel pour un chat…" dit la jardinière… Les chats gardent leur réflexe de propreté normalement : son cerveau ne fonctionne pas correctement…"
Le soir, Perché admit à nouveau le yaourt. Il s'était pourtant déplacé jusqu'à l'assiette de Pachyderme devant la télévision… mais il n'avait pas réussi à avaler une seule miette alors qu'il était friand de viande avant. Quand il prit enfin ue morceau, il le recracha… "c'est la fin…" pensa Pachyderme, il ne passera pas la Toussaint…
Une de ses copines lui conseilla de penser à le reconduire chez la véto… "C'est long mardi à attendre…"

Dimanche Pachyderme eut idée d'ouvrir une boîte de sardines… Les chats en rafolent lui avaient dit un jour une voisine… Et puis c'est bon pour les vitamines… il y a du gras et il en manque… Pachyderme chercha dans son placard et trouva une boîte sans aromate, sans préparation… Perché pointa le nez du tiroir à l'odeur. Il s'approcha, mais ne mangea point. C'est comme s'il avait faim, qu'il voulait manger, mais que cela ne passait pas… Il ne voulut pas de yaourt non plus… Il buvait régulièrement maintenant.
Il restait vif pourtant quand il sortait du tiroir, de temps en temps il miaulait, pour se plaindre ? pour appeler ?
Le soir Perché mangea un quart de sardine que Pachyderme lui représenta avec patience… "ça y est, il mange…" Puis Perché voulut du yaourt…
Pachyderme installa la caisse de Perché au sortir du tiroir afin que Perché y fasse ses besoins, au lieu de prendre son lit pour urinoir… d'autant que son urine était mal odorante, différente d'avant et jaune moutarde : tout était inquiétant… Garce a vu qu'il était malade, alors elle l'a mis dehors… comme elle avait fait pour Rosy, pour Coquine… quand cela se compliquait, elle ne les soignait pas, elle les mettait sur la fenêtre pour qu'ils s'en aillent mourir ailleurs…

Au couché, Perché se blottit contre le traversin de Pachyderme… "Tu vas tenir ?" lui dit-il en le caressant…
Dans la nuit Perché était reparti : il était dans la caisse, mais pissait à côté… il remuait pourtant les copeaux de bois pour enterrer son urine.… Il était déphasé… Puis il partit dans le tiroir…
À 5h Perché revint se lover contre Pachyderme qui le couvrit et le caressa. Son coeur battait si fort qu'on aurait dit un tambour dans la nuit… "Il faut que tu tiennes jusqu'à mardi" lui murmura Pachyderme. Puis Perché se leva et se mit sur la descente de lit… pachyderme le couvrit… "la nuit est fraîche… il ne faut pas que tu t'enrhumes !"

Pachydreme se rendormit plein de fatigue et de tension… À 6h45 il réalisa que le chat respirait avec difficulté à l'orée du tiroir… "Il a pris froid…" Il se leva le saisit et se rendit compte qu'il était mou… il le mit sur sa poitine dans son lit, l'entoura de ses bras puissants, le caressa… Perché respirait par râles, Pachyderme continue à la caresser doucement… pour qu'il ne soit pas seul : "je te rechauffe !" Puis Perché se renversa en arrière, râla et se détendit. Dans le brouillard du petit matin de Toussaint Pachyderme ne comprenait pas trop… Il venait pourtant de vivre les derniers souffles de son chat…
Il ne se leva pas… était-ce un cauchemar ? La pièce puait. Perché avait dû être dans le comas sur sa poitrine et ses années se finissaient ainsi, avec cet homme qui l'avait recueilli abaondonné douze ans plus tôt… 

à suivre…
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Caspar D. Friedrich, un Romantique

Capture d’écran 2021-10-10 à 19

Caspar David Friedrich né le 5 septembre 1774 sur les rives de la Baltique : archétype du peintre romantique allemand.

"Ce peintre allemand se pose en intermédiaire entre la nature et l'homme" (l'humain)

Capture d’écran 2021-10-10 à 19
les Falaises de Craie à Rügen

 

Capture d’écran 2021-10-10 à 19
le Moine au Bord de la Mer

 

"Les paysages sont très composés, ils reflètent son intérieur…" "La lumière et l'atmosphère sont au cœur de son œuvre…" "Les sujets des tableaux vivent de leur atmosphère : Friedrich bannit tout aspect narratif et laisse libre cours à l'interpertation de chacun. Une démarche révolutionnaire pour l'époque."

Capture d’écran 2021-10-10 à 19

"Dans la nature l'homme n'est pas protègé, il se confronte à la grandeur et expérimente le sublime avec tous les périles que cela comporte…"

"Innover c'est souvent se retrouver seul" H.Nitsch

Capture d’écran 2021-10-10 à 19

mort en 1840

sur ARTE-TV = 52mn visible jusqu'en juillet 2024

 

 

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Histoire de Poissons

Petites histoires de Pachyderme :

Les cours ou les jardins de l’immeuble comme des villas communiquaient entre eux pour les animaux... écureuils, chats, oiseaux, insectes, reptiles dans chaque pàté de constructions. C’était aussi vrai pour les humains de l’immeuble, pas ceux des villas où régnait le chacun chez soi. Certains animaux passaient d’un pâté de constructions à l’autre, croisant tout autant les familles, les espèces et la bio-diversité (comme on dit de nos jours).

Pendant ses congés annuels, Coureur s’absentait en été, laissant ses clés à sa mère ou à un copain, pour l’arrosage, le nourrissage des poissons et la surveillance des lieux. 

Les chats et les oiseaux occupaient alors le terrain, chacun à leur hauteur...

 

Une année, quand Coureur revint, les poissons avaient disparu... Il sonda le petit bassin, rien. Il se mit en observation et vit la chatte de Mère Sans-Géne passer du hangar au jardin, puis s’en aller chez les autres voisins par un circuit qui faisait un crochet par le bassin...

-Votre chatte a mangé mes poissons lui dit le Coureur à la première occasion ! »

-???

-J’ai vu votre chatte, elle passe régulièrement chez moi et elle a mangé mes poissons ! »

-N’y a t il qu’un seul chat qui passe par chez vous ? »

-Non, mais un seul passe régulièrement et fait un détour par mon bassin à poisson : la vôtre ! »

Mère Sans-Gene défendit sa chatte comme si elle était responsable de ses allées et venues et de ce qu’elle faisait... 

Coureur défendit son point de vue... chacun amena ses témoins pour appuyer sa position... 

-Bon alors quel oiseau aurait pu manger mes poissons ?"

-je ne sais pas, moi... "

-des rapaces dit un interlocuteur "

-une cigogne ? Un héron ?»

Comment aurait il pris son envol pour repartir dans le petit espace cloisonné ?

Bien qu’on ne vit aucun échassier jamais dans le coin... il fut convenu qu’une cigogne était passée pendant les vacances de juillet et avait dévoré les poissons de Coureur ! Encore heureux qu’elle n’ait pas laissé un bébé en échange ! 

 à suivre…
© = texte soumis à copyright

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Autrefois…

Petites histoires de Pachyderme :

Autrefois les voisins partaient avant Pâques pour ouvrir leur maison de campagne et préparer l’arrivée des familles. Toute la belle saison, ils étaient à l’air, circulaient dans le monde rural, dans leur réseau social, recevaient leurs voisins, leurs amis, ils irriguaient l’économie locale par leurs achats, se baladaient à pied, faisaient des virées dans leur environnement... À la Toussaint, ils fermaient leur maison pour l’hiver et après avoir fait leur pèlerinage saisonnier au cimetière, ils rentraient en ville... dans leur immeuble loi-1948, pas cher et dont ils avaient assuré le confort au fil des décennies et des revenus du ménage : eau chaude, douche, chauffage, placards. Seule l’isolation du logement n’avait pu être faite et pendant les mois d’hiver, il fallait supporter la vie des voisins...
Les voisins, ils les connaissaient depuis leur emménagement... à la construction de l’immeuble en 1947. Parfois même ils étaient collègues, travaillant pour l’hôpital ou la municipalité... Leurs enfants allaient aux mêmes écoles du quartier... ils avaient évolué ensemble, dans l’ambiance de l’amélioration de la vie des classes laborieuses...

Du temps de leur vie professionnelle, ils allaient à leur maison de campagne lors des congés (payés , comme on disait), de quelques fins de semaine, ainsi qu’aux périodes où il fallait suivre le potager et ses productions et pour certaines fêtes comme Pâques justement...
Dans les années 1980/... arrivèrent les premiers jeunes dans les petits appartements dont les familles ne se contentaient plus. Les jeunes, en formation, retournaient dans leur propre famille les fins de semaine, allégeant ainsi la densité humaine de l’immeuble. En juin, après les examens ils partaient faire des saisons et des stages, de sorte que l’immeuble était vide, calme, silencieux, plaqué par le soleil d’été qu’il recevait en plein ouest.
Le quartier vivait au même rythme... les voitures se faisaient rares, les magasins se vidaient et fermaient, les rues devenaient désertes, au point que du 14 juillet au 15 août, la ville devenait fantomatique, écrasée par l’implacable chaleur.
Godiche s’absentait facilement deux mois... À cette époque, elle n’avait pas de moustachu... Elle laissait ses plantes dans l’évier, la baignoire, certaines à Jardinière qui les mettait dans son jardin, comme si c’était les siennes et les faisait arroser par Véroleuse quand elle partait deux semaines en vacances. Véroleuse s’occupait aussi de ses trois chats de l’époque. La marmaille avait alors toutes les cours à disposition pour les transformer en dortoir, pissotiere, cachette etc...
On se sentait alors seul au monde, protégé, tranquille, en paix...
Une fois même un voisin se crut tout seul, il passa la semaine la porte de l’appartement ouverte sur le palier... sans croiser personne !

 à suivre…
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Posté par divaguer à 13:27 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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