divagations du début-XXI°siècle

Voisines de Palier

Petites histoires chez Pachyderme…

La Jardinière et la Véroleuse étaient voisines directes. Elles semblaient s'entendre comme larons en foire : elles nourrissaient les chats du pâté d’immeubles.
Elles
échangeaient des banalités de bon aloi, se prêtaient leurs ustensiles, se passaient les consignes, se portaient des plats cuisinés quand l’une ou l’autre était en basse de moral : une entraide locale. Leur vie commune s'arrêtait là : chacune avait une voiture, était autonome et vaquait à ses occupations ; dehors elles étaient en concurrence. en fait, elles étaient assez jalouses l’une de l’autre.
Aucune des deux n'avaient de compagnon. La Jardinière levait des étrangers en mal de femme. La Véroleuse n'y arrivait pas, surtout parce que ce n'était pas dans son optique.

Véroleuse travaillait à l’autre bout de la ville et gagnait peu. Elles étaient presque aussi pauvres l’une que l’autre, mais l’une dépensait et l’autre vivait selon ses moyens : Véroleuse préférait s’occuper des chats et ne partait pas en vacances. L'autre faisait l'exubérante…

Tant qu'elles avaient peu et pas assez pour déborder l'autre, elles s'entendaient. Dès que l'une gagnait quelque chose, l'autre s'exacerbait…

L'amitié était aussi difficile pour l'une que pour l'autre : en fait elles n'y croyaient pas.

 à suivre…
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Mères-Chats

Petites Histoires chez Pachyderme

Jardinière et Véroleuse se fréquentaient régulièrement, car elles avaient des points communs et qu’elles étaient voisines de palier.
La première fonctionnait en mode ouverte° : tout était bon. La seconde en mode exclusivité : c’est moi et toi contre les autres.

Jardinière et Véroleuse parlaient avec tout le monde, chacune de leur côté.
Jardinière et Véroleuse se réfugiaient chez les chats. La première en avait trois qui dormaient avec elle, mais en nourrissait cinq, la seconde en nourrissait une batterie et les hébergeait comme dans un HLM, chacun sa niche, niches empilées les unes à côté et sur les autres, au nombre de dix-neuf. Elle se consolait de se sentir abandonnée en recueillant les chats abandonnés. Ainsi elle était moins seule et cela l’occupait du petit matin, au levé et avant de partir au travail, et à nouveau le soir quand elle alimentait les gamelles vespérales, puis quand elle rassemblait son monde pour le coucher de la meute. Le reste du temps les félins vaquaient dans les cours, sur les murs, les fenêtres…

Jardinière décida d’aménager le devant de la cour sous ses fenêtres, afin d’avoir un peu de tranquilité, d’intimité et de verdure à disposition. Véroleuse se dit
« Bonne idée, on va faire la cour ».
Elles firent le ménage dans la végétation laissée en abandon, bêchèrent à qui mieux mieux, identifièrent les arbres intéressants comme les pruniers, le laurier-cerise, laissèrent pousser un figuier, un baguenaudier sur le côté, mirent un rosier devant, des altæas dans le fond. Elles surveillèrent, arrosèrent, taillèrent, la cour devint jardin plusieurs années.
Une fois, elles recueillirent un sapin avec des racines qu’elles installèrent devant le mur du fond. Bien leur en prit, car quelques années plus tard un immeuble fut construit en arrière et le sapin masquait le vis à vis.

Les chats naviguaient dans les cours, montaient sur le mur de séparation, allaient voir d’autres voisins et se pointaient aux heures de gamelle à 6h30 et à 18h30 chez Véroleuse, les autres attendaient le lever et le retour de la Jardinière pour être nourris. Mais ils avaient l’habitude et se savaient pris en compte. Tout allait bien…

Quand les deux commères aménagèrent leur cour, elles perturbèrent les habitudes des félins qui migrèrent dans les cours voisines : Ils crottaient, pissaient, phéromonaient partout. Les voisins s’en émurent une fois, deux fois, trois fois… mais elles niaient le problème.

Godiche et Gudule ne savaient que faire, elles non plus : elles ne pouvaient plus profiter de leur propre jardin dans lequel elles se retrouvaient souvent dès que le climat le leur permettait. Une année de canicule, les odeurs montaient jusque dans les étages et cela devint intenable.
Gudule prit un petit seau d’arrosage qu’elle laissait dans le jardin et ramassa toutes les crottes de chat qu’elle trouva : le seau fut vite plein. Les deux comparses bêchèrent les “toilettes félines”, mirent un produit donné par le père de Gudule et attendirent le soir, puis la nuit. Gudule fit le guet dans le fond de la cour, contre le mur d’enceinte et fit signe à Godiche : celle-ci enjamba le muret et se rendit, comme cela se faisait couramment, dans le jardin des voisines de palier. Elle répartit les crottes sous leurs fenêtres. Puis repartit discrètement…

Le lendemain Godiche et Gudule occupèrent leur cour de leur mieux pour faire comprendre aux chats qu’ils n’y avaient plus leur place. Elles y restaient aussi les soirs d'été suivants. Pachyderme, lui, leur envoyait des oignons qu'il avait sous la main afin de les éloigner ! Chacun sa méthode et on put dormir les fenêtres ouvertes…

 à suivre…
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°ouverte : devrait s'accorder avec mode, mais je préfère mettre le féminin pour l'accorder avec la personne, afin de heurter la description

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Véroleuse*

Petites Histoires chez Pachyderme

Elle n’avait pas son pareil pour semer la zizanie, colporter des rumeurs, monter les gens contre les autres, diviser les amis.
Elle se prit d’amitié avec l’Inverti et monta un gang d’inimitié. Gare à qui s’y opposait. Elle se lia avec la Mère Sans-Gêne et ils refirent leur monde.

Elle savait tout sur tout le monde grâce à ses chats qui couraient partout, et ce qu’elle ne savait pas, elle l’inventait. Pour être sûre que cela porte, elle racontait d'abord ses histoires à ses coreligionnaires qui reprenaient les choses à leur sauce : tout devenait réel.

Elle était petite, lourde et renfrognée, un pot à tabac que l’on trouvait toujours sur ses pas quznd on ne voulait pas.  Elle vous abordait tout en politesse, vous racontait ses histoires tout en vous sondant. Puis elle allait raconter à ses comparses ce qu’elle avait cru apprendre sur vous ou de vous… Il y en avait pour une heure pleine.
Si vous l’évitiez, la fois suivante, vous étiez catalogué comme hostile et les provocations commençaient.

Chaque matin de bonne heure, avant de partir au travail, elle sortait son chien et le faisait aboyer sous les fenêtres de qui lui déplaisait.
Le soir, elle guettait par les fenêtres des renseignements que ses chats ne lui avaient pas apportés… Les fins de semaine, elle traînait à heure déterminée du marché pour rencontrer le maximum de gens : elle capitalisait ainsi son audience en tenant le haut du pavé. Elle occupait surtout le trottoir et son temps : elle était inévitable et inimitable !

 à suivre…
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Jardinière*

Petites histoires chez Pachyderme…

La Jardinière avait la main verte et connaissait, comprenait, manipulait, arrangeait bien les plantes. Tout ce qu'elle plantait poussait, tout ce qu'elle touchait verdissait, fleurissait, s'épanouissait. Elle avait arrangé la cour d'à côté avec facilité et harmonie.

Elle vivait seule depuis plusieurs années ou par intervale. Son dernier amant avait fait un malaise lors d'une festivité d'après-midi. C'était une des joies de sa vie et elle prit l'accident pour une nouvelle menace de la vie…
Elle n'avait pas été gâtée par la vie et avait dû arrêter de travailler pour cause de maladie dermatologique gênante. En effet sa peau se nécrosait et elle était envahie de rougeurs, de varices ou de vergetures qu'elle essayait de cacher au mieux. Sur le visage, elle se masquait avec du fond de teint, sur le corps elle se cachait de vêtements.
En plus, elle avait eu un cancer du sein, pris à temps certes, mais qui ne lui laissait plus qu'une mamelle naturelle.
La vie ne l'avait pas gâtée, mais elle était combative. Elle tenta de reprendre le travail à la suite de la dernière opération.Les effets secondaires des traitements et la conjoncture économique lui offrirent un licenciement dont elle ne se relèva pas malgré de nombreuses tentatives, recherches, argumentation, etc… elle déprima donc.

Quels plaisirs avait-elle maintenant ?
Elle sentit que rien ne s'arrangerait tout seul. Elle prit donc son mal en patience, temporairement, et décida que puisque la vie ne l'avait pas bien servie, elle allait se servir de la vie, voire des autres…
En attendant, elle disposa d'une pension d'invalidité. Elle s'occupa de ses parents, de ses tantes, du jardin, des revues qu'elle recevait, de son voisinage, de ses courses.
Elle achetait beaucoup, n'importe quoi, à petits prix, comme pour moins dépenser, mais l'addition à la fin du mois dépassait toujours ses revenus.
Alors elle emprunta à ses parents, à ses frères, à ses neveux, à ses voisins, jusqu'à ce que personne ne lui prêta plus. Elle ne rendait pas… Elle usa donc du découvert bancaire et failli s'y noyer.
Alors, elle se mit à l'affût de qui elle allait se servir…

à suivre…
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J.J. Fête son Anniversaire

Petites histoires de Pachyderme…

Jolie Julie fêtera ses vingt-cinq ans et griffonna un message sur un papier déchiré qu'elle tira de son sac : "Veuillez m'excuser pour le bruit que nous allons faire lors de mon anniversaire samedi"

Le voisinage apprécia d'être prévenu, mais trouva le support plutot irrespectueux…
-Elle aurait pu nous inviter dit en plaisantant la fille de la Bernique !

Le samedi arriva, certains étaient sortis, d'autres s'étaient préparés à se coucher tard.
Il faut dire que l'immeuble était sonore et que tout ce qui se passait chez quelqu'un profitait aux voisins directs du dessus, du dessous (comme appuyer sur certains interrupteurs), du côté (comme éternuer), de tous les voisins (comme marcher pieds-nus ou avec des talons de bois). L'insonorisation des logements n'avait pas été prise en compte à l'époque de la construction il y a soixante ans….

Vers 18h on attendit des allées et venues dans l'escalier, dans l'entrée, on surprit des injonctions "elle veut qu'on soit tous ensemble"… "elle dit que…" Puis il y eut des rires, des éclats de voix, des va et vient en chaussures dans l'appartement, puis au bout d'une heure tout le monde descendit en chantant. Le cortège partit vers 20h30.
-Ça s'est bien passé se dit Pachyderme qui habitait en dessous.
-Finalement ils ne font que l'introduction ici, pensa la Godiche.
La Viciée était partie pour la fin de semaine et n'était donc pas concernée.

À 22h les voisins se mirent en position nuit…
À 22h30 le cortège revint, et ce fut la fête foraine ! Ils prirent l'appartement pour une salle des fêtes, ignorèrent les voisins du haut, du bas et des côtés. Cela dura jusqu'à 4h du matin et puis ce fut la cavalcaque dans les escaliers, la rue et les voitures.

Les semaines qui suivirent, J.J. ne croisa aucun voisin, elle n'eut donc pas de remarque et le tour fut joué.…

 à suivre…
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Jolie Julie et ses Amoureux

Petites histoires chez Pachyderme…

Jolie Julie collectionnait les amoureux, vue de l'extérieur ; vue de son côté, elle cherchait le bon ami qui lui ferait un mari.
Tous les samedi soir elle était en discothèque ou en sortie de groupe ; les soirs de semaine, elle sortait avec ses copains : elle faisait sa jeunesse.
Elle cherchait également sur les réseaux sociaux, et sur les sites spécialisés pour la rencontre. Mais cela n'allait jamais.
Elle était assez exigeante dans les comportements, dans les tenues, mais était surtout tournée sur elle-même, tant est si bien qu'on la prenait pour une fille unique…
Une année, elle eut un charmant jeune homme d'origine sud-méditerranée, et le voisinage pensa que c'était le bon. Il s'installait, il parlait avec tout le monde, participait à la vie de l'immeuble, de la rue. Et puis un jour son nom disparu de la boîte aux lettres…
Il trouvait J.J. trop personnelle. On le regretta.…

Avant elle en avait eu un autre très exigeant : "j'aime les hommes de caractère" dit-elle un jour… Là elle fut servie : il venait aussi du sud de la Méditerranée, était droit - dans ses bottes - ce qu'elle prit pour de la fiabilité, il était ponctuel, attentif. Il voulait aussi qu'elle se comporte de telle et telle manière, qu'elle efface certains traits de caractère et elle pliait !
Il la présenta à ses parents, installés en banlieue, famille bien éduquée, un peu rigide avec les filles. Il lui offrit des bijoux… Il semblait être le bon.
Mais un jour elle se réveilla quand il lui donna l'ordre de trop, par téléphone. Elle était dans l'escalier, comme elle résista, il rompit, elle s'assit et éclata en sanglots. Tout le monde l'entendit. On la consola et elle prit son chat dans ses bras toute la soirée.

La Godiche la rencontra une semaine après et lui demanda de ses nouvelles. Elle avait un peu digéré le coup, puis dit comme pour se dévexer : "ll m'a demandé de lui rendre tous les bijous qu'il m'avait offerts !"
-Ah ça c'est la coutume au Maghreb, il a considéré que vous étiez fiancés, vous vous défiancez, il récupère son gage… !"
-Mais ça ne se fait pas chez nous ?! Enfin je lui ai tout rendu pour avoir la paix, même le flacon de parfum !"
-Le prochain, prenez-le au dessus du 45°parallèle, ce sera plus pratique !
J.J. ne comprit pas sur le coup, mais interrogea son père un dimanche…

Quand on n'a pas fini sa formation, il y a des choses qui échappent…

 à suivre…
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Jolie Julie*

Petites histoires chez Pachyderme…

Jolie Julie avait arrêté l'école sur un coup de tête. Elle avait travaillé un été dans une banque et y était restée trouvant cette activité plus concrète et plus rémunératrice que les diplômes.

Elle était jeune, ravissante, un peu potelée et bien faite, blonde, elle aimait s'amuser, rire, danser, avait toujours de jolies tenues de jeunes, était soignée, parfumée quand elle sortait, mais avait des soucis de cœur. Elle choisissait mal ses amis, compagnons ou autres. Son chat était témoin de ses aventures et la consolait chaque fois que l'une d'elles finissait.
Mais vite une autre reprenait et elle laissait son chat toute la journée tout seul à ne rien faire. Quand elle rentrait elle le nourrissait, puis ressortait jusqu'à une heure ou deux heures du matin. Le chat devint agressif ne comprenant pas le changement de comportement de sa Julie dont il était si proche par moment. Puis il se mit à escalader les meubles - pour prendre de la hauteur -. Mais Julie le lui interdit. Il n'avait rien à faire, n'avait le droit de rien faire : il devint neurasténique…

 à suivre…
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Pachyderme et Coureur

Petites Histoires de Pachyderme

Quand Pachyderme arriva dans le quartier, il ne le connaissait pas. Il se sentit dépayser au milieu des villas et des jardins, et trouva dans la cour de l'immeuble que Godiche avait transformé en jardin un paradis. Mais un paradis solitaire. En effet, personne ne restait dans les cours. Il essaya de nouer des relations avec les voisins, mais chacun avait déjà sa vie et ne lui répondait que poliement. Au bout de six mois, il avait, à force de patience et de politesse, parlé avec tout le monde. Mais il se sentait seul.

Il avait bien remarqué que le voisin d'en face était célibataire et pourrait faire un ami… Il le salua, plusieurs fois et souvent, avant que celui-ci veuille bien lui répondre. Il tenta d'engager la conversation à de multiples reprises, mais il n'y avait pas vraiment de retour.
Arriva juin, après la Fête de la Musique, le Coureur partait en vacances près d'un lac des Alpes du sud et avait besoin de volontaire pour l'aider à sortit son bateau de la cour, le faire tournier en angle droit dans la rue, bloquer momentatèment la circulation et accrocher l'engin. Pachyderme se proposa et avec deux autres que Coureur avait recrutés, ils le passèrent par l'étroite ouverture. Ce fut l'occasion du premier apéro commun.
Pachyderme se dit que la relation était bien engagée.
Au retour de vacances il fallut rentrer le bateau… même processus.
Dans la saison suivante, il y eut du bois à rentrer… puis du rangement dans l'appenti…

Dans ces moments de célibat, Coureur rassemblait ses potes et ils faisaient repas ensemble. Il avait sa cour. Pachyderme savait qu'il servait, et cela ne le gênait pas. Ils discutaient aussi souvent ensemble sur le pas de la porte. Quand Pachyderme fit sa cure, Coureur alla le voir.
Cela dura plusieurs années.
Puis un automne, Pachyderme resta chez lui plus souvent.
À une voisine qui s'en étonnait, il répondit "Mais c'est un riche !".

Il avait trouvé un nouveau complexe et se retrouva isolé…

 

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Principes de Coureur

Petites Histoires de Pachyderme

Premier principe : ne jamais prendre la femme d'autrui.
Deuxième principe : ne s'approcher que de femmes consentantes et libres.
Troisième principe : ne pas s'attacher.
Quatrième principe : rester courtois tout le temps de la relation, sans plus.
Cinquième principe : vite passer à autre chose.

Dans les périodes creuses Coureur ratissait près de chez lui : il flaira toutes les femelles du coin, tous les âges étaient bons. Elles glouçaient à sa fenêtre, l'abordaient à la promenade du chien, l'acccostaient quand il sortait sa décapotable de sa cour au portail ancestral et pourri : il avait du succès dans ce coin blafard et cela faisait de l'animation dans le coin. 

Les périodes fastes se faisaient surtout à la période estivale : Coureur paradait en tenue de Camping Paradis avec son bateau et son chien, roulant doucement des épaules. En ville, quand il sortait avec sa décapotalble argentée, son teint bronzé, il se prenait pour un seigneur.

Un jour sa mère lui fournit une femme de ménage ; c'était une Portugaise du coin qui avait toujours l'air de ne pas y toucher. Elle n'était pas causante, regardait en dessous, mais avait pour cible "le riche célibataire". Elle se rendit indispenable et au bout de deux ans, Coureur partit avec elle en vacances, une semaine, avec la bénédiction de la mère qui avait assuré ainsi une maîtresse de maison à son fils unique et chéri.
Mais quand Maria comprit à qui elle avait à faire sur le terrain, alors qu'elle était assez quelconque, petite, simple, sans instruction, sans atout en somme ; elle disparut d'elle même !
Coureur repartit en vacances dans la foulée…

 

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Pourquoi Coureur ?

Petites Histoires chez Pachyderme

Le Coureur était effectivement sportif, il en avait toutes les panoplies : athlète, marin d'eau douce, motard, pétanqueur, etc…  Il se mettait dans des compétitions, gagnait sur de bonnes places.

Quand il fut à nouveau célibataire (et peut-être même avant, mais pas dans le voisinage), il partit à la chasse. Il chassa les jeunettes, les blondinettes, les sportives, les belles plantes, des bien-roulées et des décolletés plongeants.
Il se mit en ménage avec certaines, et cela dura un peu… voire une fois : deux ans et demi. Mais aucune ne restait avec lui. On assista même à certaines scènes de mise à la porte, sans élégance ou de séparation assez lâche.
Le fils unique avait l'habitude de faire ce qu'il lui plaisait, sans entrave et sans embage.

Dans la foulée, il reprenait la pêche et ramenait de belles sirènes pour un soir ou une fin de semaine.
Un soir il entraîna Pachyderme avec lui. Il allèrent dans un bar, genre point-de-rencontre, où chacun fait ce qu'il veut et où chacun sait pourquoi il est là. Coureur fit la conversation avec plusieurs spécimens du genre féminin, Pachyderme qui n'avait aucune expérience et était plutot timide suivait. Un peu sourd, il essayait de suivre les conversations en participant par des phrases banales. Après minuit, Coureur avait rabattu deux jolies femmes consentantes (mais non professionnelles) et ils revinrent à la maison du Coureur. Après un petit verre amical, histoire de ne pas passer à l'horizontal sans autre forme de politesse, Coureur monta dans sa chambre avec l'une d'elle et dit à la paire qui restait qu'il y avait une chambre pour eux à côté.… Il paraît que Coureur est un bon amant et que les femmes en étaient contentes : il sait faire plaisir à sa partenaire…

Pendant ce temps, Pachyderme qui avait des problèmes d'érection, décida d'approfondir la conversation… L'amatrice attendait pourtant son tour, essaya de le mettre à l'aise, mais rien n'y fit. Alors Pachyderme parla de dieu, et la femme rejoint le couple au premier étage : Pachyderme rentra en face…

 à suivre…
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