divagations du début-XXI°siècle

Pourquoi Coureur ?

Petites Histoires chez Pachyderme

Le Coureur était effectivement sportif, il en avait toutes les panoplies : athlète, marin d'eau douce, motard, pétanqueur, etc…  Il se mettait dans des compétitions, gagnait sur de bonnes places.

Quand il fut à nouveau célibataire (et peut-être même avant, mais pas dans le voisinage), il partit à la chasse. Il chassa les jeunettes, les blondinettes, les sportives, les belles plantes, des bien-roulées et des décolletés plongeants.
Il se mit en ménage avec certaines, et cela dura un peu… voire une fois : deux ans et demi. Mais aucune ne restait avec lui. On assista même à certaines scènes de mise à la porte, sans élégance ou de séparation assez lâche.
Le fils unique avait l'habitude de faire ce qu'il lui plaisait, sans entrave et sans embage.

Dans la foulée, il reprenait la pêche et ramenait de belles sirènes pour un soir ou une fin de semaine.
Un soir il entraîna Pachyderme avec lui. Il allèrent dans un bar, genre point-de-rencontre, où chacun fait ce qu'il veut et où chacun sait pourquoi il est là. Coureur fit la conversation avec plusieurs spécimens du genre féminin, Pachyderme qui n'avait aucune expérience et était plutot timide suivait. Un peu sourd, il essayait de suivre les conversations en participant par des phrases banales. Après minuit, Coureur avait rabattu deux jolies femmes consentantes (mais non professionnelles) et ils revinrent à la maison du Coureur. Après un petit verre amical, histoire de ne pas passer à l'horizontal sans autre forme de politesse, Coureur monta dans sa chambre avec l'une d'elle et dit à la paire qui restait qu'il y avait une chambre pour eux à côté.… Il paraît que Coureur est un bon amant et que les femmes en étaient contentes : il sait faire plaisir à sa partenaire…

Pendant ce temps, Pachyderme qui avait des problèmes d'érection, décida d'approfondir la conversation… L'amatrice attendait pourtant son tour, essaya de le mettre à l'aise, mais rien n'y fit. Alors Pachyderme parla de dieu, et la femme rejoint le couple au premier étage : Pachyderme rentra en face…

 à suivre…
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Coureur*

Petites Histoires chez Pachyderme

Coureur habitait en face de chez Pachyderme, dans une villa de rue sans facture orginale, si ce n'est la couleur du crépi et un petit trompe-l'œil en angle qui imitait des pierres chaînées et qu'il avait hérité de ses grand-parents.
Il se trouvait agréable, beau gosse, compétent et bourgeois (sans osé l'avoué). Il gagnait bien sa vie, mais investissait très vite son salaire dans tout un tas de matériel technique et dans ses vacances avec petit bateau à moteur : comme il dépensait tout, cela lui donnait l'impression de ne pas gagner beaucoup.
Comme il habitait une villa, il ne parlait pas avec les gens de l'immeuble en face. Ici on ne mêlangeait pas les propriétaires et les locataires, les habitants des maisons et ceux des appartements. Les premiers refusaient tout contact avec les seconds : ils les ignoraient, ne répondaient pas à leur salut, restaient entre eux.

Coureur avait été marié avec une drôle de femme décolorée qui n'avait aucune allure et aucune raison de vivre. Elle vivait de son mari.… Il avait aussi eu une fille, unique, qui ne venait que très rarement chez son père, à tel point que personne ne s'en souvenait. Elle était pourtant assez imbue d'elle-même et en ce sens allait bien avec la fille de la Sans-Gêne, sa voisine. Mais elles avaient bien dix ans de différence et ne se croisaient jamais. Enfin on peut dire que ce genre de société invitait ce genre de progéniture.

Un matin de juin, alors que le couple se préparait à partir en vacances avec son bateau (sans la fille), on vit la drôle de femme décolorée, assise telle la petite sirène sur le bateau qui sortait de la cour. Son air pin-up mal entretenue et assez quelconque laissa le voisinage pantois.

Un jour on retrouva la drôle de femme décolorée au supermarchet du coin en train de remplir les rayons. On sut que la séparation était en route.

 

 à suivre…
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Roi Siamois

Petites Histoires chez Pachyderme

Godiche vivait avec un roi du Siam, que certains voisins nommait Rajah…
Il était beige avec les pointes chocolatés, ses yeux étaient bleu-myosotis, il était agile, observateur, intelligent, autoritaire : il faisait la loi dans les cours, mais était tout doux en rentrant à la maison !

Rajah vivait sa vie la journée, car il sortait le matin vers 7h après avoir mangé. Il revenait dans la journée avaler un bout, puis retournait à ses affaires. Le soir vers 22h il réapparaissait pour s'alimenter sérieusement. Ensuite il brassait dans la maison et attendait que Godiche se soit lavé les dents pour se glisser dans le lit à côté d'elle. Il se blottaissait contre elle dès qu'elle dormait et la suivait lorsqu'elle se tournait.

Question nourriture, il était assez exigeant, n'avalant que du frais, appréciait les légumes en plus des protéïnes. Les bonbons lui semblaient accessoires, un pis-aller en attendant ses repas habituels. Il aimait de préférence la perdrix et le thon, ne dédaignait pas le bœuf en petites quantités.

De manière chronique, il chantait l'opéra après le crépuscule.
De temps en temps il s'absentait 48h, pour revenir encore plus câlin.

Le Siamois et Godiche s'aimaient beaucoup…

à suivre…
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Caraïbéen Rebelote

Petites histoires chez Pachyderme…

"Je le trouvais petit, mais efficace", sussura la Jardinière
Mais il lui fallut se rendre à l'évidence, il n'avançait pas…

Caraïbéen avait une voix tonitruante qui faisait certainement partie de sa générosité. Dés qu'il s'excitait et quelqu'en fut le sujet, une voix d'acteur dramatique en colère sortait de son corps. Au téléphone, avec  des copains, avec sa fille ou son ex, la puissance de son coffre impressionnait, faisait peur. Petit, mais costaud, puissant et sonore, on s'attendait à un chef d'entreprise.

Or trois mois après la récupération des meubles des voisins de gauche et de droite, certains étaient encore en pièces détachés : "demain un ami à moi, qui sait faire cela bien, vient et nous allons les monter". ìl répéta cela à plusieurs semaines d'interval, plusieurs fois, et les meubles restaient empilés par morceaux dans divers coins de l'appartement.

Entre temps Caraïbéen et Pachyderme s'étaient fâchés. Ou plutot, l'Antillais avait pris la mouche ou une mouche, pour on ne sait quelle raison, il menaça Pachyderme, but, lança quelques menaces énigmatiques devant les voisins réunis un soir par hasard. Pachyderme quitta l'assemblée remonta à son étage et déclara :
"Il ne va pas bien dans sa tête cet homme là : on l'aide, on est bien avec lui et il dégrade tout".
Les phrases du Caraïbéen s'enrayaient sur une incompréhension dont il rendait son ami responsable, mais dont personne se sut rien. Sa voix théâtrale résonna jusqu'aux limites du pâté d'immeubles, il buvait entre chaque incantation, du whisky, pas du jus de pomme ! Chacun s'esquiva discrétement jusqu'à le laisser seul. le dernier referma doucement la porte de l'appartement pour réduire la nuisance et l'expansion du souci.

La jardinière se rendit alors compte du danger : cet homme était imprévisible, difficile et elle aurait eu des problèmes à entretenir une relation privée avec lui… La Godiche qui lui plaisait tant, l'évitait au mieux et sans bruit lors de ses passages obligatoires devant chez lui. La Louée se prit de bec avec lui quelque temps plus tard, parce qu'on l'entendait parler jusqu'au haut de l'immeuble à deux heures du matin. Pachyderme ne lui adressa plus jamais la parole…

Chacun retourna à sa solitude urbaine…

à suivre…
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ight



 

 

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le Caraïbéen*

Petites histoires chez Pachyderme…

"Je le trouvais petit, mais efficace", sussura la Jardinière
Mais il lui fallut se rendre à l'évidence, il n'avançait pas…

Il était arrivé en juillet, en début de mois, dans  l'appartement du rez-chaussée, et mi-juillet Pachyderme qui voyait mal et entendait mal, mais avait les yeux et les oreilles à l'affût de toute information, Pachyderme observa que le nouveau voisin dormait à même le sol. Certes, il faisait chaud, très chaud déjà et on allait approcher de la canicule séculaire, mais dormir par terre lui semblait par trop ascétique.

Le Caraïbéen vivait les portes, les fenêtres ouvertes… la musique s'échappait généreusement de son appartement et tout le monde en profitait. Quand on passait la porte de l'immeuble, sa porte d'appartement restait ouverte : aussi on arrivait directement chez lui ! La réserve étant de mise dans cette ville, cette nouvelle invasion des communs, même mélodieuse commença à agacer les voisins.
Le Caraïbéen n'était pas seulement généreux en son, mais également en vivres. Travaillant dans un restaurant pour un grand organisme de transport international, son chef redistribuait régulièrement les produits non écoulés en fin de cycle à son personnel. Alors le Caraïbéen les redistribuait aux voisins quand il y en avait de trop : jus de fruits, crustacés, poissons, fromages, etc…
Il était aussi généreux de sa personne et laissait voir ses muscles qu'il caressait devant tous les gens qu'il croisait. Certes il était musclé, petit et musclé, le corps souple d'un danseur et la voix sonore d'un acteur ! 
Un beau spécimen en avait conclu la Jardinière qui était toujours à l'affût d'un mâle pour monter au ciel.

Donc il ne fallut pas longtemps à Pachyderme pour se rendre compte que le nouveau voisin n'avait pas de meubles… Il engagea la conversation avec lui et lui proposa des meubles qu'il avait en double : placard, étagères, matelas, descendirent les escaliers pour s'installer dans le petit appartement de son nouveau copain.
Pachyderme était tout content, afin quelqu'un avec qui parler, afin un plus pauvre que lui, ils s'entendaient sur la musique, sur le quartier, sur le temps des loisirs : Pachyderme n'était plus seul !
Quand il rentrait, il pouvait tailler la bavette avec le Caraïbéen qui était aussi bavard que seul…

à suivre…
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Calendrier Sociétal

Dans la série des calendriers de la société, voici un essai sur le calendrier français.

*Chaque société a éléboré son calendrier social au fil des siècles et l'ajuste au fur et à mesure des décennies ou des évènements. La société vit de temps forts (souvent collectifs) et de temps lâches, c'est à dire de rythme effréné et de rythme lent. À l'intensité des activités correspond des temps de respiration.

Par exemple, en France, et dans le monde occidental, décembre, depuis la trève des confiseurs jusqu'à Carnaval, le rythme est frénétique, avec des temps intenses comme les veilles de fêtes et les jours devenus fériés.

Après Carnaval, chez les chrétiens, c'est le carème, temps long de 40 jours lents. C'est la fin de l'hiver, les provisions s'amenuisent, l'humidité s'éternise, les derniers microbes s'accrochent, les jours deviennent plus longs, mais sont encore souvent gris, la température diurne reste instable, les végétaux hésitent, les corps sont en attente du printemps. Inutile de se précipiter, ce n'est pas la saison. Il faut travailler bien et doucement pour ne pas s'épuiser.

*Autrefois et dans certains lieux, à l'isolement de l'hiver en journée, correspondait le temps collectif des veillées…
Les fêtes sociales, qu'elles soient religieuses ou laïques permettent des rassemblements courts, toniques. Elles ponctuent l'année :
Toussaint, Beaujolais, ste-Catherine, ste-Barbe, st-Nicolas, Noël, st-Sylvestre, Rois, Chandeleur, Carnaval, Pâques, 1°Mai, communions, fêtes d'école, vacances, rentrée, etc…. Entre chaque rendez-vous social, le temps est plus long, plus régulier, plus individuel. L'été les travaux des champs donnaient des rendez-vous intenses et collectifs et entre deux récoltes : des soufflets de pause sociale. De nos jours, pour certains, les vacances se construisent sur un rythme de détente, de non-chalance, le temps leur semble suspendu. Pour d'autres, ce sont des km, de la foule, des rencontres, des activités, des visites, etc… 

Les sociétés alternent normalement des moments intenses, de manière irrégulière, mais ponctuelle, le plus souvent calqués sur le climat et le cycle du travail agraire ou social.
De nos jours, l'efficacité et le rendement essaient de niveler le temps en fragments standarts, calibrés, qui devraient se ressembler. Cette uniformité crée une monotonie de type machinale qui engendre l'ennui et le surmenage. Malgré cette organisation économique, la société a gardé des temps différents que nous vivons parfois de manière inconsciente.
Les humains ont besoin de la diversité de moments, de temps et de ryhtmes, car ils s'y ressourcent, s'y dépensent ou s'en isolent. Cela donne un équilibre social.

 

 

 

 

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aux Origines du Père Noël en France

*Un ancien secrétaire français du Père Noël, reprend son histoire, toute récente…

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"Cher Père Noël ! Un siècle de lettres au Père Noël"  de Jean-Pierre Guéno, historien, ancien secrétaire du Père Noël.

-entrevue sur RTL  en décembre 2018 : 6mn

 

 

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Histoires de Chats

Petites Histoires de Pachyderme

Perché n'était pas le seul chat du voisinage. S'il passait beaucoup de temps chez Pachyderme, il restait aussi dans les cours de l'immeuble. Il y avait des bosquets d'arbutes, des arbres, des plantes basses, de l'herbe… un environnement diversifié et protègé par un haut mur clos. On pouvait sortir dans la rue, par le nouvel immeuble à porche. Autrefois tout était clos.

Derrière une partie du mur, il y avait un square carré ! De la pelouse, des arbres, des arbustes floraux, des jeux d'enfants, et des tas de gens qui s'asseyaient au fur et à mesure des heures du jour et de la nuit.

Dans une villa mitoyenne, il y avait deux chiens, peu aimables : à ne pas fréquenter. En marchant sur le mur Perché et les autres chats surplombaient les mini-cours des appartements du rez-chaussée de derrière. Ils y voyaient aussi ce qui se passait dans les pièces. Ils allaient chez certains des quatre-vingt voisins de l'immeuble : ceux du rez-chaussée. Ils savaient donc beaucoup d'histoires…

Perché dominait tout son monde, en chef. Il mettait tous les nouveaux félins au pli. Il éduquait les jeunes, frayait avec les femelles, chassait certains mâles par des effets de gorge rauques et puissants. Ses poils se hérissaient alors, il ne dédaignait pas la bagarre agressive si l'interlocuteur était rétif ou récidiviste. Avec les autres il échangeait les nouvelles sur les tuteurs, les enfants et les autres habitants.

Avec les humains, il était agréable, poli et sociable. Il entrait dans certains appartements, se lovait sur un fauteuil, pouvait y passer quelques heures, endormi, voire les oreilles dressées aux bruits et aux conversations. Puis il réclamait une caresse et demandait à sortir. Il faisait alors le tour de son périmètre. Quand il sentait quelque creux à l'estomac, il rentrait chez Pachyderme où une gamelle de bonbons pour chats l'attendait en permanence. Cela l'aidait à attendre les repas prévus.

Les soirs Pachyderme et Perché se racontaient leur journée.…

à suivre…
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Toussaint

Petites Histoires chez Pachyderme

C'était bientôt la Toussaint : la période des grands déplacements familiaux et des morts sur les routes.
Pachyderme avait ses morts, mais n'allait pas sur leur tombe : problème de locomotion ? de soldes mémoriels ? problème financier ? Maintenant qu'il avait le temps de la retraite, il n'avait pas l'habitude de ces rendez-vous calendaires. Son frère non plus par ailleurs, donc il restait seul…

Le mois d'octobre avait été un des plus chauds de l'histoire météorologique nationale : 23°C pratiquement tous les jours (avec des nuits fraîches toutefois). Pachyderme circulait en chemise tous les jours ; certains jours même il vêtait un pantacourt et marchait en sandales.
Depuis le début du mois, le soleil était au rendez-vous chaque jour, chaud ; la lumière du jour se faisait plus tardive, plus oblique, plus tamisée, mais cela ne sentait pas l'automne, donc pas la Toussaint. Il n'avait pas vraiment plu depuis début août et la canicule de septembre n'avait pas arrangé les sols et jardins. Les feuilles des arbres étaient tombées depuis l'été, les sols étaient chauds, la vue dégagée, dorée… Les moustiques perduraient ainsi que les mouches. L'été s'éternisait sur le pays.
Les oiseaux voletaient autour de l'immeuble bien que les migrateurs aient déjà fait leur voyage depuis plusieurs semaines, les passereaux piaillaient dans les cours et les jardins alentours. La Godiche les nourrissait abondamment tous les jours, des deux côtés de l'immeuble. Des écureuils avaient été de nouveau aperçus, alors que deux nouveaux chats étaient apparus… comment faire règner l'harmonie dans la nature ?


Autre bon côté de ce climat, il n'y avait pas besoin de chauffer les appartements : économie d'électricité, épargne financière.
Toutefois, Pachyderme ne vivait pas les fenêtres ouvertes : quelle que soit la saison, ses fenêtres étaient constamment fermées, sauf vingt minutes par jour pour aérer des deux côtés, comme on le lui avait appris quand il était jeune. Il vivait confiné, rangé.
Il avait encore grossi, car il compensait ses problèmes financiers par la nourriture, bon marché, grasse et salée. Comme il aimait aussi le sucre, cela n'arrangeait rien. Il mangeait à peu près la même chose toute l'année, comme s'il n'y avait pas de saison.
Il ne marchait pas beaucoup : l'été parce qu'il faisait trop chaud et qu'il se fatiguait vite, l'hiver parce qu'il faisait froid et que les gens ne flânaient pas, donc il n'y avait rien à faire, le printemps et l'automne parce qu'il n'avait pas l'habitude et qu'il ne voyait pas ce qu'il y avait à regarder, parce que flâner sans but lui semblait vain, se promener sans copain, lui semblait ridicule.

Aux trois derniers jours du mois, le climat changea. La température était descendue à 17°C la semaine précédante et du jour au lendemain, on passa à 7°C : on aurait dit que l'hiver grillait la politesse à l'automne.
Pachyderme enfila son blouson, rangea ses sandales et ses chemisettes, mais pour le reste rien ne changea. Il vit que la météo prévoyait un réchauffement la veille de la Toussaint, alors il ne chauffa pas, endurant la fraîcheur de l'appartement, sortant de chez lui pour des endroits chauffés, s'enfilant sous son duvet le soir.

Toussaint passa sans qu'il s'en rendit compte…

 

 à suivre…
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Sauterelle et Canicule

Petites histoires de Pachyderme…

Un jour de canicule, Sauterelle décida que sa chienne était mieux dans la cour de l'immeuble que dans le petit appartement de son amoureux au rez-chaussée. Un soir elle la fit sortir, lui mit de l'eau dans un fond de bouteille en plastique découpée. Elle lui servit ses repas comme d'habitude en versant le contenu du sac par la fenêtre dans la gamelle.

La chienne contente d'avoir 90m2 sous le marronnier, fit le tour, puis attendit la suite. La chienne était vive, joueuse, patiente. Sauterelle lui lança un ballon adapté à sa gueule, elle le rattrapa et attendit la suite, patiemment… la suite ne vint pas.

Le lendemain matin, à la lumière du jour, Sauterelle dégagea de la cour ce qui y traînait depuis des années afin que sa chienne ne se blessât pas : elle envoya les déchets dans la cour de Pachyderme !

Quand la Jardinière surpris son manège un autre soir depuis la cour suivante, elle sortit, vint dans la cour de Pachyderme et fit un retour à l'envoyeur de tout ce qu'elle trouva dans le jardin de l'immeuble. La chienne, croyant à un jeu, récupéra tous les objets et joua avec pots, planche, canette, sachets afin de les restituer à ce lanceur inconnu mais qui s'occupait enfin d'elle… Toute contente, elle aboya…

La Jardinière ne se fit ni voir, ni connaître. Elle avait aussi remarqué que la grille qui tenait la moustiquaire de la citerne, disparaissait régulièrement pour servir à obstruer le passage des chats vers la chienne. Sauterelle, sans s'en faire, l'avait apostrophée et la Jardinière l'avait remise à sa place. Aussitôt Sauterelle sortit et repris la grille dans la cour de Pachyderme pour la remettre. Le soir la Jardinière la remit en place… La tension monta d'un cran dans les cours de l'immeuble.

Le chat de Pachyderme n'osait plus remonter, par peur de la chienne, qui voulait jouer, mais pesait dix fois son poids. Il restait dans la cour suivante, se privant de manger puisqu'il ne remontait pas. Même dans sa propre cour, il ne revenait pas. Pachyderme dut l'attendre, l'appeler, le convaincre, l'attrapper pour le monter. Il fallut aussi le descendre le matin. Perché s'enfuyait de peur de croiser le nouveau voisin à quatre pattes… Un jour Pachyderme le récupéra sur le mur du fond, apeuré.

Ce fut donc l'émoi…

On ne sait ce qui se passa un jour de la semaine suivante… La Jardinière rentra au crépuscule et remarqua que les poubelles étaient encombrées d'objets débordants et issus de la cour de la chienne. Elle se rendit dans la sienne, afin de voir ce qu'il en était. Là tout était normal. La chienne ne gardait plus le terrain et la fenêtre était fermée, les gamelles avaient disparu.

Perché put rejoindre à nouveau le domicile de Pachyderme, mais avec prudence, en écoutant bien d'abord depuis la cour suivante si l'animal y était, puis montant sur le muret il observa attentivement les cours. Il se décida à avancer avec hésitation, près à rebrousser chemin, et ventre à terre, lentement, pour voir si le passage était bien libre.

 

 à suivre…
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