le Sportif*

*Petites histoires de Pachyderme

Le sportif habitait au-dessus de Pachyderme. Il était très propre. Son appartement, fort dépouillé ne contenait que l'essentiel. Il l'aérait tous les jours pendant au moins une heure quel que soit le climat.

C'était un jeune adulte. Il avait attéri là par hasard, car il avait un travail dans le quartier d'à côté et il y allait en vélo. Cela lui évitait maintenant de traverser une partie de l'agglomération… Il était svelte, musclé. Il se tenait propre et bien coiffé, malgré une casquette vissé sur le tête.

Mais peu de temps après son emménagement son contrat se termina. Il se désintalla de la vie active. Il se levait vers 14h, ce qui ne dérangeait personne. Il se douchait et s'habillait pendant que les draps prenaient l'air à la fenêtre. Les voisins s'en fichaient. Il faisait une première sortie vers 15h pour mener ses affaires, tout en vélo-VTT, où que ce fut, les écouteurs sur les oreilles. Puis il rentrait vers 18h, voire 19h. À 22h il redescendait son vélo qui était trop beau pour attendre dehors. Il se bagarrait avec la porte intérieure sans ménagement.

À cette heure-là, il allait s'acheter une pizza chez un préparateur rapide, une boisson gazeuse et remontait sa bicyclette à l'étage, non sans heurter rampes ou murs. Parfois comme il avait plus de courses, il laissait sa bicyclette dans l'entrée de l'immeuble - de travers de préférence - car le mur devait être trop difficile à viser. il grimpait les escaliers en vitesse, puis repartait chercher son véhicule.

On ne sait ce qu'il faisait ensuite, à part manger. Il était alors calme. Parfois, il amenait des copains, voire une copine en cours et on les entendait discuter ou batifoller. Puis vers 1h du matin, voire 2h, il commençait son entraînement : altères, rameur, abdominaux, boxe, pendant deux heures. Vers 4h, il allait se coucher dans ses draps frais. 

Malheureusement Pachyderme, se levait à 6h30. L'embrouille commença donc quelques semaines après l'arrivée du sportif dans l'immeuble.

à suivre…

 © = texte soumis à copyright

 

 

 

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Monde Féminin de Noël

*Des billets sur Noël ont été faits dans ce blog sous plusieurs angles. Cette année, en voici un autre, pas nouveau, bien exploités par les média et boîtes de prod amerlines : le monde des fêtes de fin d'année !

 

Capture d’écran 2017-12-23 à 20                                            Capture d’écran 2017-12-23 à 20                           Capture d’écran 2017-12-23 à 20

•st-Nicolas lorrain dans une église du Lancashire    • Père Noël reconstitué en Finlande    •Père Fouettard p-ê de Belfort

•Van-Gennep remarque que certaines régions font commencer le cycle de Noël° après ste-Catherine (25 novembre). Succède une série de fêtes : st.Nicolas, le Père-Noël, le Père-Janvier et le Père Fouettard, les Rois-Mages/Roi du Carnaval, sans parler du petit Jésus. Tout ce monde masculin scande les semaines : sont-ils des héros ? des surhommes ? des références patriarcales ? Ou sont-ils les pendants d'une société gérée moralement par des femmes ?

Certes les femmes dans l'Europe Occidentale n'ont que rarement le pouvoir ou la puissance. Mais elles officient en coulisses ou ont des manières bien à elles de se brancher dans les sphères dirigeantes. Les figures masculines ressortent-elles comme l'apothéose de l'année gouvernée par les mâles ou compensent-elles une apparence de pouvoir qui n'est pas si solide ?

 

Capture d’écran 2017-12-23 à 19

figure de Freia - origine recherchée -

 

Samhain/Samoïn et Beltaine qui marquent les deux temps forts de l'année païenne européenne sont des figures masculines. Les dieux germaniques connus ou retenus sont essentiellement masculins, en dehors de Freia/Freyja (figure entre autres du printemps et de la fertilité). La société était-elle fortement matriarcale ou dominée socialement par les femmes et les dieux compensaient-ils / complètaient-ils dans l'au-delà cette tendance ? ou les mondes terrestre et mythique leur appartenaient-ils ?

De ce côté la liste des saints chrétiens fait la part belle aux femmes : il y en a pour tous les pays ou toutes les langues ! Elles constituent bien une référence sociale et mythique.

L'irruption de la notion de Mère-Noël semble étrangère à nos sociétés et plutot un produit amerlin issu de réflexions contemporaines et non de tradition : c'est à dire plutot une construction intellectuelle. En avons-nous besoin ?

Pour ce jour pas de réponse, seulement des pistes de cogitation…

°le Folklore Français - Cycle des Douze Jours : de Noël aux Rois" de Arnold Van Gennep éd Robert Laffond 1988 pp 2308 (in chapitre-VII §1 observations générales)

 

 

 

 

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Perché & Pachyderme

Petites Histoires de Pachyderme

Perché dormait rarement la nuit chez Pachyderme.

L'humain n'appréciait pas. Il avait peur des réactions du chat.

Quand il bougeait la nuit sous les couvertures, le chat prenait cela pour un jeu ou une souris et se précipitait sur le pied remuant pour l'attraper. Pachyderme avait peur.

De toute façon, le soir, après son dernier repas, Perché se présentait devant la fenêtre, le museau presque contre la vitre : cela voulait dire : "je sors !". La vie diurne, passée à roupiller et à manger confortablement était finie, il passait à sa vie nocturne, mais on ne savait pas de quoi elle était faite…

Pourtant, certains jours, Perché se promenait dans le tènement et passait à leur fenêtre, parfois entrait chez les gens, observait, écoutait, repérait : ainsi, il savait beaucoup de choses sur tout le monde !

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Réformes Langue française -7

Dans le domaine des réformes du français, voici quelques suggestions pratiques…

On disait "une girafe" que l'animal soit mâle ou femelle, pareille pour "la pie", "la buse", une baleine…

on pourrait dire "un girafe", "un pie", "le buse", "un baleine"…  pour le mâle : il suffit de s'habituer…

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Le Coût d'un Quartier Résidentiel

Petites histoires de Pachyderme

Pachyderme n'avait pas vraiment choisi son appartement. Installé précédemment dans un grand appartement en plein centre ville, peu onéreux (175€ les 150m2), mais vétuste, il avait été relogé par le nouveau propriétaire de l'immeuble, car le vieux devait être réhabilité de fond en comble. On lui avait proposé deux autres possibilités dont une en banlieue. Il avait donc choisi cet immeuble en fin de ville, sans charme, mais au calme, avec de la verdure et qui avait été refait il y a peu de temps.

Auparavent, il allait à son travail à pied. Il allait au marché sur le quai de la rivière, avait donc peu de frais et cela allait bien avec son petit budget de smicard. Ainsi il arrivait à faire des cadeaux à sa fille.

Maintenant il payait 350€ pour 32m2, plus les charges, il lui fallait payer l'abonnement de bus (55€), plus les impôts locaux. Mais ce qu'il n'avait pas calculé, c'était le prix de vie courante dans ce quartier. Qualifié de résidentiel, tout y était hors de prix pour lui. Le marché alimentaire même était pour des gens aisés. Les fruits étaient à 6€ le kg en pleine saison, alors il n'en mangeait presque plus. Les légumes étaient au même tarif, la salade en pleine saison coûtait 1,20€, le poulet chez le boucher était à 22€ le kg, le boudin à 12,80€, la baguette ordinaire à 0,95€ pour 200g, etc…

Alors chaque mois, il allait avec sa valise à roulette au supermarché discount à deux quartiers de là, pour faire des provisions de pauvres : de la mauvaise qualité à des prix exagérés. Mais le pain de mie industriel coûtaît 0,69€ le paquet qui lui faisait la semaine. Des fromages gras à 1,20€ la pièce lui faisait son repas du soir. Il achetait des pommes d'un autre continent pour 2,50€ les 2 kg, des lentilles, des boîtes de thon pour 1,92€ (les 400g), des pâtes (à 69cts les 500g) avec de la sauce tomate chinoise…  Le kg de sucre était là à 0,68€ alors que dans son quartier le premier prix était à 1,20€ dans un supermarché et 1,72€ dans l'autre ! Or Pachyderme était gourmand, il compensait son manque d'affection par le sucré ! Alors une de ses collègues collectaient pour lui les sachets de sucre des cafés et thés non utilisés dans les bistrots, afin de réduire ses dépenses…

Se nourrir mal a un coût pour la santé, et chaque fois qu'il avait un souci familial ou social, il se gavait. Pachyderme pesait 110kg à son arrivée, deux ans plus tard, il en était à 120kg…

 

 à suivre…

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Réformes Langue française -6

Certaines réformes grammaticales sont apparues pour la langue française.

Si on parle de "la boulangère" s'agit-il de "la femme du boulanger" ou d'une professionnelle ?

Quand on parle de "l'ambassadrice" s'agit-il de "la femme de l'ambassadeur" ou de la responsable de l'ambassade ?

Doit-on réfréner l'élargissement de nos concepts professionnels au nom de la tradition ou accepter la féminisation des professions traditionnellement masculines ?

"Professeure" ne défrise pas les prof ; pas plus qu'auteur et auteure…

Ne faut-il pas s'ouvrir l'esprit ?

Si l'on doit faire la distinction entre la personne qui fait le pain et celle qui tient la caisse, l'imagination des Français trouvera bien dans les années qui viennent une manière de distinguer l'épouse qui tient la boutique… Après tout elle est caissière, gestionnaire… sera-t-elle toujours la conjointe du type qui fait la boulange ?

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