Perché & Pachyderme

Petites Histoires de Pachyderme

Perché dormait rarement la nuit chez Pachyderme.

L'humain n'appréciait pas. Il avait peur des réactions du chat.

Quand il bougeait la nuit sous les couvertures, le chat prenait cela pour un jeu ou une souris et se précipitait sur le pied remuant pour l'attraper. Pachyderme avait peur.

De toute façon, le soir, après son dernier repas, Perché se présentait devant la fenêtre, le museau presque contre la vitre : cela voulait dire : "je sors !". La vie diurne, passée à roupiller et à manger confortablement était finie, il passait à sa vie nocturne, mais on ne savait pas de quoi elle était faite…

Pourtant, certains jours, Perché se promenait dans le tènement et passait à leur fenêtre, parfois entrait chez les gens, observait, écoutait, repérait : ainsi, il savait beaucoup de choses sur tout le monde !

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Antécédents de Perché

Petites histoires de Pachyderme

Perché avait été trouvé un matin d'automne, juché sur le mur de fond des cours, caché sous un hou centenaire. Il n'osait pas bouger et semblait avoir peur de tout. Pachyderme, faisant son tour matinal dans la cour avait observé le comportement inhabituel des autres chats. Pourquoi se rendaient-ils sous le hou si souvent, mais ne passaient pas.

Au bout de trois jours Pachyderme déplaça une chaise de jardin et y monta afin de se rendre compte. Il découvrit une boule de poils dorés, apeurée. Quand il avança la main pour la tranquiliser la boule recula d'un bon. Un chat de plus se dit Pachyderme qui en avait vu d'autres. Les jours suivants le chat était toujours là. Il ne semblait pas descendre de son observatoire/cachette.

Le cinquième jour, Pachyderme lui apporta de la nourriture. Le Chat Perché attendit qu'il descende de la chaise et se retire pour prendre de sa gueule la gamelle et la poser en lieu moins exposé. Il avala le tout comme quelqu'un qui n'a pas mangé depuis longtemps. Pachyderme lui apporta aussi de l'eau pour le réhydrater. Le petit félin amaigri n'en fit pas cas tout de suite. Pachyderme lui apporta de la nourriture ainsi, 2 à 3 fois par jour en fonction de son travail. Perché mangeait tout évidemment, rendait la gamelle propre, toute lêchée.

Au bout de quelque temps, Pachyderme, lui mit l'eau sous la table du jardin, puis sa gamelle de pâté. Perché attendait que tout soit calme et descendait manger. Puis on le vit passer dans le jardin avec les autres chats, tout en retournant se réfugier sur le mur, sous le hou.

Pachyderme mena une petite enquête : d'où venait ce chat ? Il apprit par un habitant qui soignait quatre chats du voisinage, que des habitants avaient déménagé il y a peu et que le chat venait peut-être de chez eux… Il ne savait pas son nom. On le nomma donc Perché.

Le Chat Perché passa ainsi plusieurs semaines sur le mur. Il voyait les autres chats aller et venir dans les cours, enjamber les fenêtres, se frotter aux jambes des humains, mais ne s'approchait pas. Peu à peu Pachyderme entreprit lentement, patiemment d'avancer une main pour caresser Perché. Perché avait peur au début, il ne le connaissait pas suffisamment. Puis il laissa l'humain approcher.

D'autres chats venaient à la fenêtre de Pachyderme. Ils recevaient une caresse, mangeaient quelques bonbons pour félins domestiques. Ils étaient câlins. Ils ne s'installaient pas, ils passaient…

Un jour Perché, suivant les autres, monta aussi sur la fenêtre pour voir. Quand il aperçut Pachyderme, il s'enfuit à toutes pattes… Mais il revint. Pachyderme lui donna de la nourriture et de l'eau sur sa fenêtre. Perché vint s'alimenter tous les jours. Puis il entra chez Pachyderme, s'enfuit, revint. Il acceptait les caresses sur la fenêtre, puis s'enhardit à l'intérieur de l'appartement. Il devint familier. Il avait besoin de se faire adopter semble-t-il… Il était doux, gentil, craintif.

Pachyderme observait cet animal esseulé comme il aurait aimé que l'on l'observât. Il le laissait aller et venir, lui ouvrait la fenêtre pour qu'il rentre. Il le caressait, le câlinait. Perché l'attendait certains soirs, certains matins. Il demandait à sortir le soir pour sa vie nocturne, il revenait quand il entendait Pachyderme s'animer dans l'appartement. Ainsi se fit une vie à presque deux…

à suivre…

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Spectacle pour Perché

 Petites histoires de Pachyderme

Le Chat Perché de Pachyderme était au spectacle : les moineaux étaient en plein repas sur le bord de la fenêtre Ouest. Accroché à une branche du lilas banzaï, penché sur la mangeoire, caché dans le pétunia, attendant son tour sous les graminées, ils étaient là, occupés à s'alimenter. Perché était là aussi, tendu comme la corde d'un arc, les oreilles dressées, la queue actionnée comme un métronome, les yeux fascinés presque hypnotisant… Il poussait de petits cris réguliers…  Entre lui et les moineaux : la vitre. Tous les matins, les pioupioux allègres l'allertaient derrière le volet. Il était près, la vie commençait, la fraîcheur du matin incitait à se bouger : il y avait du spectacle et tous ses instincts de chasseurs étaient en éveil. Puis les moineaux s'envolaient… et il attendait qu'ils revinssent !

Puis l'heure passait, c'est à dire, la chaleur montant dans la ville, les moineaux changeaient de lieu. Perché alors changeait d'activité… il allait se promener dans les cours où d'autres aventures l'attendaient dans la journée.

Les moineaux revenaient dans l'après-midi à diverses heures selon la saison. Ils passaient, triaient les dernières graines de blé, laissaient le millet… Mais Perché à ce moment-là soit n'était pas encore là, soit avait entamé sa sieste… Couché sur le côté, les pattes sur les yeux comme pour s'isoler de la lumière, il profitait du lieu et de sa sûreté. Un chat heureux pensait Pachyderme qui n'en avait pas la capacité… 

 

à suivre…

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le Chat de Pachyderme*

Petites histoires de Pachyderme

Il était assis à la fenêtre, le nez au dessus du vide, la queue oscillant lentement dans la pièce, les oreilles dressées, se tournant vers l'avant, puis vers l'arrière, attentives à ce qui se passait à l'intérieur de l'appartement, comme à ce qui survenait dans les cours. À son attitude, on aurait pensé qu'il était philosophe, mais pas du tout.

Il dominait son empire : cinq cours à s'occuper, surveiller les allées et venues, vérifier l'identité des intrus ou supposés, 3 murs d'enceinte à contrôler, plus les explorations des alentours du domaine. Passer d'un appartement à l'autre, converser avec certains habitants qui savaient miauler, observer les autres, se faire caresser, recevoir des offrandes, tel était l'emploi du temps du Perché, mais c'était sans compter les nombreuses pauses. Caché sous un buisson, sur un mur, ou à même la terre en fonction des saisons : il méditait. La nuit il vadrouillait au delà de son périmètre. Il traversait les avenues alentours, sans aucune notion du dangereux trafic routier.

À l'heure du petit déjeuner de Pachyderme, la ville était éveillée, mais l'intensité des mouvements ne se faisait que plus tard. Les oiseaux considéraient les espaces verts comme leur territoire. Ils passaient d'arbre en arbre, certains trouvant des fruits, des graines, d'autres cherchant des insectes. Les merles passaient des arbres fruitiers au sol qu'ils grattaient pour récupérer des vers de terre. Ceux-là étaient plus nerveux, car les prédateurs au sol étaient plus nombreux. Les corneilles se juchaient dans le grand pin et y faisaient du remue-ménage avec leurs ailes et leur croassement pour signifier que là étaient leur siège. Les moineaux piaillaient dans les sureaux à qui mieux-mieux. Les mésanges, comme timides ne s'aventuraient vers les aliments que lorsque tout était "normal" ; les rouge-gorges étaient furtifs. Deux tourterelles passaient en visite, mais plus tard dans la matinée. Rien que du banal pour une ville. Mais c'était un feuilleton quotidien pour le chat Perché sur son promontoire.

Pachyderme était ravi de ces scènes matinales, où le jour était encore vierge de ses affres habituelles. Il aimait cette harmonie et l'animation sonore qu'il écoutait depuis sa table de petit déjeuner.

Au milieu de la matinée, en été, les oiseaux partaient se réfugier dans d'autres aires de la ville : probablement dans les parcs. On ne les revoyait plus avant le soir. L'hiver ils restaient plus présents dans la mosaïque verdoyante que formaient les jardins vus du ciel.

 à suivre…

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23 mai 2014

Chat Alterné

Le chat de l'immeuble habite les cours - végétalisées - ; il va d'appartement en appartement, il a son réseau de voisins. C'est le chat à résidence alternée !

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