Cours & Chats

 Petites Histoires de Pachyderme

Les chats ont une hiérarchie des places et des circuits. Dans l'immeuble de Pachyderme cela se vérifiait.
La table de jardin de la cour n°3 se révélait hautement stratégique. Elle était centrale, surélevée, agréable au contact : les chats se battaient pour y trôner. Ainsi deux beaux pots de céramique avaient fait les frais de siège et de bataille.
Rajah en avait la primeure. Il faisait descendre quiconque s'y était installé. Alors les autres y allaient chacun leur tour quand la place était libre. 

Pour le camouflage il n'y avait rien de mieux que le haut du mur de clôture, sous le hou. On voyait tout, on entendait tout, on était près à bondir en cas de besoin : on était à l'abri de tous les regards… Aucun humain ne voyait le félin tapi. C'est d'ailleurs là que Perché avait été trouvé, après des jours de jeûn, un matin de novembre, après le déménagement de ses précédents maîtres d'une villa voisine : s'était-il enfui à cause du remue-ménage, avait-il été abandonné ?… L'Inverti avait dévulgué sa théorie.
Toujours est-il que Godiche avait trouvé étrange le manège des chats autour de ce point haut. Mais à travers les feuilles sempervirentes on ne voyait rien. Les aller-retour de Rajah lui semblèrent suspects, et montant sur une chaise, elle finit par découvrir un chat miel et neige, apeuré, tremblant. Elle essaya de le rassurer, de le caresser, mais le chat monta dans le hou. Le lendemain même manège : elle lui porta des croquettes sur la ferme du mur et se retira. Après maintes observations de prudence, le chat descendit de son arbre et se jeta sur la nourriture non sans crainte, ni sans vérifier que personne n'approche.
Le jour suivant Godiche apporta plus de nourriture et se retira pour observer. Mais elle avait placé la gamelle à découvert pour mieux voir le nouveau chat. Celui-ci s'approcha, saisit le bord de la gamelle en aluminium dans sa gueule et la transporta sous le feuillage.
L'après-midi Godiche apporta du pâté pour petit félin et de l'eau.
Puis elle nourrit le chat perché sur le mur pendant une dizaine de jours. Il ne se laissait toujours pas approcher.
Alors un matin, elle lui amena sa nourriture sur le mur, et, le soir, elle la mit sous la table, à couvert avec l'abreuvoir habituel. Puis elle partit. De sa fenêtre elle observa : prudent le chat perché ne vint pas. À la nuit, on ne sait ce qu'il advint, mais Godiche avait pris Rajah avec elle, afin qu'il ne pensa pas que ce fût pour lui. Rajah règnait aussi sur la nourriture des chats des cours !
Au bout de plusieurs jours, Perché descendit pour manger sa gamelle matin et soir. Puis il remontait sur son belvédère et y passait la nuit. Il ne se laissait toujours pas caresser.

Plusieurs semaines après, un matin, Godiche vit Perché à sa fenêtre de cuisine… il avait observé Rajah monter et descendre plusieurs fois par jour par l'échelle à chat et voulait savoir où cela menait !
Quand il aperçut Godiche, il s'enfuit manquant de tomber de l'échelle !
Au printemps, les fenêtres restaient ouvertes plus longtemps, et un jour Perché suivit Rajah jusque dans la maison ! Rajah n'était pas du tout d'accord : c'était sa maison, son domaine. Il gronda, cracha et Perché prit peur : il détala.
Mais Rajah avait son emploi du temps. Alors Perché attendit et quand le seigneur des lieux entama son tour habituel à l'extérieur, il s'introduisit chez Godiche, avança prudemment, renifla partout. Elle n'était pas là : il fit le tour du propriétaire. Puis repartit : cela avait l'air intéressant bien qu'il y eut l'odeur de Rajah partout !

Le lendemain, il tomba nez à nez avec Godiche : cela devait être trop tôt ! elle n'était pas partie… Il s'enfuit.
Godiche lui mit à manger sur la fenêtre. Ainsi il prit l'habitude de venir de jour, quand Rajah était parti… Il devint le chat de jour… Il était tellement content d'avoir une maison, que quelque temps plus tard il y dormait toute la journée ! Dormir y compris quand Godiche était là et vaquait à ses occupations.

Mais Godiche partit en vacances avec Rajah ! Rajah suivait Godiche partout. Partout où elle allait, c'était aussi sa maison. Il avait entière confiance en elle. Là où elle allait, il trouvait un belvédère pour se poster, et passer sa journée, il savait que ses gamelles arriveraient en temps et en heure.

Mais impossible d'emmener Perché : Perché était un chat territorial, effrayé de tout. Alors Godiche lui présenta Pachyderme. Les premiers contacts furent difficiles. Pachyderme ne voulait pas le brusquer, ni l'effrayer… mais Perché était tellement craintif que le lien semblait impossible. Alors Godiche installa à manger sur la fenêtre de Pachyderme afin que Perché puisse y manger. Et le matou miel et neige s'habitua, comprit qu'il serait aussi bien traiter et que Pachyderme avait beaucoup d'affection à donner… Ils firent copain/copain et Perché s'aventura chez son nouveau tuteur.

Pendant l'absence de Rajah, il faisait son tour de territoire, s'intronisa sur la table et devenait le roi des cours, pendant quelque temps…

  à suivre…
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24h avec Rajah

Petites Histoires de Pachyderme

Rajah avait ses horaires : il sortait le matin tôt après avoir grignoté ses croquettes de la nuit. Il revenait quand Godiche était levée c'est à dire loin des aurores. Alors il déjeunait une gamelle de pâté, agrémenté de petits morceaux de foie de volaille…
Puis il sortait à nouveau, faisait le tour de son domaine par de grands 8 qui montaient et descendaient les murets, contournaient les arbres, souspassait les arbustes. Ensuite il allait se poster chez un voisin de qui il obtenait d'autres croquettes et des caresses, plus des confidences qu'il répèterait ou non à Godiche. Après avoir passé en revue les diverses étapes de son parcours (ce n'était pas le même le matin tôt), il se postait sur le mur et observait, règlait la circulation, les joutes entre les autres chats, et les préséances. Enfin il se postait sur la table attendant que Godiche revienne : les autres chats racontaient aussi ce qui se passait chez eux et Rajah écoutait, collationnait. On ne se méfie jamais assez des chats, que certains prennent pour des bibelots, et qui voient tout, entendent tout.
Quand la fenêtre de Godiche s'ouvrait ou qu'il la voyait passer devant, il remontait demander son goûter de poisson, faisait parfois son rapport, un calin et repartait : autre tour du propriétaire dans les cours et l'immeuble.
Après le souper de Godiche, il rentrait à la maison, mangeait son dîner et se nichait à quelque endroit secret ou en surplomb pour observer Godiche qui s'agitait encore dans la maison.
Quand il entendait le bruit de la brosse à dents, il savait que le calme allait règner dans la maison et que Godiche allait rester tranquille. Elle se couchait, il attendait encore, et quand la respiration humaine devenait régulière, il s'avançait à pas de loup et allait se blottir contre elle, face à elle. Au départ il ne prenait pas de place : une petite boule de soie entre sa poitrine et son bras. Puis au fur et à mesure de la nuit, il étendait d'abord une patte, puis deux, puis les quatre, puis déroulait la queue : bref en milieu de nuit, il prenait la moitié du lit dans sa largeur… 75cm sur 120 : c'était aussi son lit pour ainsi dire !

 à suivre…
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Radio & Télévisions Françaises

*et la presse en France… ?

À quelques exceptions près, les radio et les télévisions nationales françaises sont gravement atteintes de tropisme parisien. Tout est décrit, analyser à partir d'un seul angle de vue : la capitale. Et pas n'importe quelle capitale : Paris. La ville par excellence, du savoir, de l'arrogance, du monde français. On parle des provinces ou des régions quand il y a un évènement, de préférence dramatique, ou encore important pour les Parisiens.

Même en ce moment où dans toute la France se sont levés des mouvements de manifestation, démocratiques au départ, la principale information sans cesse mise en avant est : les dégâts faits à Paris. Le point de vue local n'y est abordé que de point de vue anecdotique.

Périodiquement et régulièrement on parle de la France,
-lors des péripéties climatiques,
-du salon de l'agriculture,
-des vacances,
Depuis Paris c'est œuvre démocratique, depuis le reste de la France, c'est toujours vu de Paris.
Or la France, c'est tout le reste du pays, Paris ne ressemble qu'à lui même, n'intéresse que lui-même, s'autogénérant et donnant la nausée au reste du pays. Nous sommes les restes !

Mais en fait, qui s'étonne à Paris que certaines métropoles soient sous un pic de pollution sans mesure de protection ? Mais si Paris est en ciculation discriminée, cela fait des info, des débats, des explications, des interventions…  Est-ce cela la république ?

 

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Économie Parallèle chez MJFR

Petites histoires chez Pachyderme…

Régulièrement Monsieur Je Fais Rien vidait sa cave des multiples appareils, matériaux, ustensils qu'il avait récupérés durant l'année, au gré de ses chantiers, visites, prospections… Il en chargeait sa voiture à bloc, à bloc dans tous les interstices et sur le toit. Le véhicule, un Pijot, doublait de poids et de hauteur, et il partait pour le bled, outre-Méditerranée…

Là, il revendait à un prix intéressant sa récolte, il y avait de tout ce dont les gens avaient besoin et qui rapportait : lavabo, radiateur, centrale vapeur, table, batterie, TV, ventilateur, à croire que là-bas ils manquaient de tout ! Cela lui payait le voyage…

Plusieurs fois, il partit avec une voiture qu'il revendit aussi sur place, mais ça c'était sur commande pré-payée.

Quand ce qu'il avait collecté n'était pas réservé, il le laissait dans les parties communes de l'immeuble, au sous-sol : à charge aux voisins de faire évacuer les reliquats, à leurs frais !

 à suivre…
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de la Société d'Avant 1968…

À ceux qui se plaignent de 1968…

Avant 1968, la société française, les sociétés européennes étaient corsetées. On n'y faisait pas ce que l'on veut, on ne disait pas n'importe quoi. Tout était calibré, convenu, sous-pesé, contrôlé, normé.

Avant cette époque, le contrôle social est énorme, à tous les coins de rue, dans tous les lieux de travail. On vous forme jusqu'à ce que vous soyez ortho-normé !

Tout est organisé socialement, professionnellement, culturellement, tout individu sort d'un moule. Aucune fantaisie n'est permise sous peine de "radiation".

Pour avoir une place dans la société, il faut avoir une famille. Un homme est responsable de sa femme, de ses enfants. Une femme est à peine responsable d'elle-même. Le statut d'enfant n'existe pas.

Les gars vont ensemble dans des sorties à eux, avec des jeux à eux. Les filles restent entre elles. Celles qui côtoient les garçons gagnent une mauvaise réputation, sont qualifiés de "filles faciles" et elles ne peuvent pas faire semblant, car la pression des adolescents ou des jeunes adultes sur les (jeunes) filles sont fortes. Pour eux, c'est à qui "en lèvent" le plus. être coureur est peut-être mal vu dans les familles, mais une gloire entre les mâles.

Les garçons font leur service militaire et se marient après - normalement -. Au premier enfant le père devient responsable de famille et digne. Son épouse dépend de lui, comme elle a dépendu de son père avant de se marier. Impossible pour d'ouvrir un compte en banque sans l'autorisation du chef de famille. L'épouse n'est que sous-chef.

Une femme doit avoir les cheveux attachés, de préférence relevés, la mode des cheveux courts est un affranchissement. Jusque dans la fin des années 1950… une femme ne sort pas sans chapeau. Dans les années 1960… elle peut nouer un foulard pour se couvrir la tête. "Sortir en cheveux" c'est à dire tête nue et pas coiffée, classe une femme de mauvaise vie. Les femmes ne portent pas de pantalon (celui-ci est l'apanage des hommes "porter culotte").

Rappelez vous ce que dit un homme au boulanger dans Pagnol "tu es marié et tu ne sais pas ce que fait ta femme ?" = déconsidération.

La femme a la responsabilité de son foyer, sous tutelle de son mari. Elle est femme, ce qui est dans la langue française aussi bien le féminin d'homme que celui du mari. Elle veille à la bonne tenue du foyer. L'école primaire la forme, et le certificat d'étude primaire sanctionne son savoir-faire de bonne citoyenne. Elle doit tenir son mari, être assez attractive pour qu'il n'aille pas voir ailleurs, ne dépense pas l'argent du foyer à tort et à travers. Mais en fait, le mari fait ce qu'il veut. Toutefois son épouse doit veiller à sa santé, sa garderobe. sa présentation… Il en va de leur statut.
Une épouse qui ne tient pas son foyer propre, ses enfants soignés et son mari en bon état est déclassée.

La déconsidération sociale est vite faite. On ne vous parle plus, ne vous salue plus. Quelqu'un qui est "considéré" reçoit en revanche les saluts de nombreuses personnes. Vivre dans l'indifférence est difficile. Vous ne pouvez attendre aucune aide, aucun service.
Pour être pris au sérieux, il fallait être bien habillé, ne pas ressembler à un saltimbanque ou un râté, rester modeste à la hauteur de son statut économique… Sinon pas de place publique.

Un jeune ne contredit pas une personne plus âgée, surtout si cette dernière a "fait" la guerre, et il y en a eu à toutes les générations… Le respect est le maître mot et il est exigé, inculqué.
On ne répond pas aux adultes quand on est enfant. On subit, on suit, on obéit. Il n'existe de mode vestimentaire de jeunesse comme on l'entend de nos jours, qu'à partir des années 1970… (?) Les enfants sont habillés à la mode enfant, les adolescents à la mode adulte, petits adultes.
Les enfants ne décident rien de ce qui les concerne. On est mineur jusqu'à 21 ans.

On se tient droit, en marchant, en s'essayant, en vivant. Ne marchent le dos courbé que les gens accablés par la vie, ne se vautrent dans les fauteuils que les Vaut-Rien, ne pas vivre droit, c'est être un râté, ne pas être digne de la société.

Le mot citoyen est peu revendiqué. Il faut être "quelqu'un" ; vu de notre époque, c'est linguistiquement ironique.

Alors à ceux qui regrettent 1968, faîtes un stage à remonter le temps pendant quelques semaines et redonnez-nous ensuite vos impressions !

 

 

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Et Voici les Vacances d'Été

En France, les vacances d'été sont le grand et long rituel de rupture du rythme quotidien. C'est une pause dans la société : une partie du pays s'arrête et profite de la vie ou change de vie.
Regain d'activités ou suspension d'activité…
De plus en plus de Français partent à nouveau en vacances. Quels sont les points forts de cette phase ?

Certains partent 6 fois dans l'année. 70% des Français partent au moins 1 fois, quelques jours ou plusieurs semaines : il y a une grande diversité. 30% des Français participent à 50% des départs.
Mais ne nous trompons pas, tout le monde ne prend pas de vacances payantes.

Dès qu'il y a un chômeur de moins, 6 personnes en profitent.


Les étrangers sont de retour. (ils ne sont pas au courant des grèves dans la SNCF - ils  ne viennent pas avec Air-France !) : ils viennent en voiture ou en avion de lignes étrangères.

Remettons les pendules à l'heure :
89 millions de voyageurs internationaux passent en France (et non prennent leurs vacances en France comme se plait à le dire la presse qui n'est pas à une erreur près)…  On est 1° en nombre de passage (routiers, voisins, vacanciers, voyageurs, etc…), mais en chiffres d'affaires la France est le 3° ou le 5° pays de dépenses touristiques (derrière les USA 186 milliards $ de CA et l'Espagne).
Un million d'emplois lui sont consacré directement et 1 million indirect : c'est toute une économie. Les Chinois sont 2,5 millions à venir en France, mais ils sont 5 millions à aller en Russie.
Nous avons un problème d'infra-structure, le territoire est mal couvert… La concentration se fait sur Paris, la Côte d'Azur, les stations d'hiver des Alpes, les châteaux de la Loire.
La sous-traitance virtuelle a élargi l'offre. Le tourisme buissonnier se développe également, lentement !

Pour certains Français, le budget (hébergement + nourriture + dépenses annexes) est de 30€/jour et par personne (15% de la population). Le budget moyen est de 430€ par personne pour les vacances en France. Il faut dire que les vacances ne sont pas toujours marchandes. En 1°lieu on va dans la famille (70%) ; il y a les résidences secondaires qui servent de lieu de vacances. Il y a les vacances avec les amis, chez les amis, il y a encore les vacances sociales ou associatives, etc…

Le plus souvent, les vacances sont préparées, organisées par les femmes…

Avec internet, le client n'est plus seulement un consommateur, mais c'est aussi l'ambassadeur des lieux qu'il apprécie. En plus des anciennes cartes postales indispensables, les auto-portraits, les galeries-web, les blogs promeuvent les lieux de vacances. Les services de sous-traitance ont révolutionné le milieu. La 1/2 des voyageurs se passe d'agence de voyage. Le monde des professionnels du tourisme est en train de changer. Le monde des vacances s'équilibre…

 

 

avec des extraits de C'dans l'Air de F5 du 29/06/18  

 

 

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Calendrier du Mois de Mai

Ah le joli mois de mai 2018 !

Le 1°étant férié, le 8 l'est aussi. Au pont du premier s'annonce le pont du second. Et comme l'Ascension est fériée et qu'elle tombe le 10, c'est comme si la fête de l'Europe (pardon de l'Union Européenne) était fériée elle aussi. On ne se souhaite pas bon pont cette année, mais bon viaduc !

Ne pas oublier la Pentecôte, le 21. Si vous voulez rencontrer des gens ce sera entre le 14 et le 18 midi, entre le 22 et le 25 ou entre le 28 et le mois prochain ! = 14 jours pour tout concentrer…
Et le mois de mai est fini…

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Calendier de Travail Français : Illustrations

*Nombre de Français vivent sous un calendrier de travail très particulier ; qu'il s'agisse des média audio-visuels, de la presse écrite, des associations, des établissements scolaires, et certaines administrations, du monde politique : le nombre d'heures travaillées s'éparpille entre des impondérables.

Voici concrètement un exemple en ce mois d'avril 2018

Le 1° avril sonne Pâques. Avec cette fête, le lundi est férié, mais déjà le vendredi après-midi, voire le vendredi tout entier, nombre de travailleurs ont levé le pied ! Cela se sent dans les transports en commun, dans les rendez-vous médicaux, dans les consultations administratives et libérales, dans les médias locaux, dans les rencontres associatives.

Il faut attendre la fin de la semaine suivante pour que les enfants soient en vacances, mais dors et déjà la semaine s'annonce légère : beaucoup de personnes prennent des vacances avant les scolaires… comment réunir les gens ? ils sont au vert ou au soleil !
Puis s'enchainent les deux semaines de vacances scolaires, les rues se vident, les galeries marchandes sont pleines, les centres de loisirs s'activent, mais les journaux sont aussi vides (de 8 à 10 pages dans la presse locale, on passe à 3 pages sur la grande ville ! = il ne se passe plus rien en ville, pas de nouvelle = bonne nouvelle), les associations fonctionnent au ralenti, impossible d'avoir un rendez-vous administratif, nombre de professions libérales sont absentes, les centres médico-sociaux, socio-culturels n'ont pas le temps pour les citoyens, etc…

Quinze jours de vacances scoalaires après, même système, le rythme de vie urbain est toujours allègé, les autres zones sont en vacances, les quartiers vivent calmement hormis les chantiers qui eux s'activent de partout. On a l'impression qu'il va falloir attendre la fin de toutes les vacances pour reprendre une vie normale : mais quand est-ce ? le lundi 30 avril !
ah oui, et le 1° est un mardi = commencent les ponts de mai !

En juin on enchaîne les fêtes de famille, de quartier, d'école, d'association, la préparation des vacances, etc… et on en revient au calendrier français général.


Ces exemples ne veulent pas dire qu'on ne fait rien, car nombre de travailleurs sont à leur poste et assument leur travail. Mais on sent un allègement collectif certain dans les secteurs cités !



 

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Créneaux de travail dans le Calendrier Français

*Nombre de Français vivent sous un calendrier de travail très particulier ; qu'il s'agisse des média audio-visuels, de la presse, des associations, des établissements scolaires, et certaines administrations, du monde politique : le nombre d'heures travaillées s'éparpille entre des impondérables.

Concrètement comment s'organise un calendrier annuel avec les corps cités.

•Les journaux locaux ont leurs menhirs (sujets incontournables qui reviennent chaque année : les riches de la région, la rentrée des classes, les cimetières à la Toussaint, les chocolats de la Trêve des Confiseurs, les Francs-Maçons, le prix de l'immobilier, la grippe et les gastro, etc…) ; ils ont aussi des créneaux.

Pendant les vacances scolaires les pigistes doivent être au chômage et les journalistes titulaires ont autre chose sur la planche : pas d'article ou des faits divers, la liste des chantiers de voirie, ou le thème des vacances. Les journaux sont vides quinze jours à la Toussaint, trois semaines pour les fêtes de fin d'année, dix jours en février, deux ou trois semaines entre les vacances de printemps et Pâques. Inutile de chercher les nouvelles en mai : entre les jours chômés, les fériés et les ponts, à peine quelques articles d'actualités dans le mois. Juin est plein de menhirs : la fête des mères, les communions, les fêtes d'écoles, les départs en vacances… En été c'est le calme plat dans les nouvelles : il ne se passe rien apparemment ! Il ne doit rien se passer : il n'y a plus de stylo qui vaille. En septembre tout est accaparé par la rentrée des classes, des associations, plus rien d'autre n'a d'importance !

•Même calendrier pour les associations. En septembre, c'est la rentrée, mieux vaut ne rien demandé, elles se réorganisent. Vous avez un créneau vers la fin septembre (après les Journées du Patrimoine par exemple ou les premières compétitions) et les trois premières semaines d'octobre. Avant la Toussaint, pendant la Toussaint, après la Toussaint, tous les membres sont pris par leurs devoirs familiaux. Là encore un créneau de trois semaines en novembre. Décembre est occupé par les préparatifs de fêtes associatives, amicales et familiales. En janvier, la moitié du mois est occupée par les galettes des rois, les réception de vœux. En février ne tombez pas : vacances ou neige ou épidémie, il ne se fait plus rien, sauf une semaine dans le mois à peu près. Attendons mars… attention mars est propice aux activités : les jours ont rallongé, il fait meilleur, il n'y a pas de jour férié… mais là, comme en octobre, en novembre ou en juin, tout se bouscule : il faut assumer le trimestre en quelques semaines ! Tout le monde se donne rendez-vous en même temps, voire le même jour (et si possible à la même heure) : congestions… Sans compter les retraités qui assurent nombre de tâches dans les associations et qui partent en vacances de printemps (hors-saison) : blocage !

Au printemps, pendant les vacances, il faut garder les petits enfants, rouvrir les maisons de campagne : nouvelles indisponibilités. Et arrivent les ponts et les retrouvailles extérieures : impossible de réunir un conseil d'administration, personne n'est libre en même temps ! Il faut attendre juin, mais là, comme en septembre, le programme est déjà fait : il y a la sortie de fin d'année, la fête de la musique, le bilan des activités annuelles, le rangement… Et tout le monde est occupé les semaines suivantes, jusqu'à la rentrée…

•Dans les administrations, on combine les deux calendriers précédents, en plus du calendrier politique (séances, budgets, bilans,…) et avec les aléas des épidémies…

*Conclusion : environ vingt semaines de travail par an sur cinquante deux !

On comprend que nos voisins nous envient ! La France est un paradis…

 

 

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Monde Féminin de Noël

*Des billets sur Noël ont été faits dans ce blog sous plusieurs angles. Cette année, en voici un autre, pas nouveau, bien exploités par les média et boîtes de prod amerlines : le monde des fêtes de fin d'année !

 

Capture d’écran 2017-12-23 à 20                                            Capture d’écran 2017-12-23 à 20                           Capture d’écran 2017-12-23 à 20

•st-Nicolas lorrain dans une église du Lancashire    • Père Noël reconstitué en Finlande    •Père Fouettard p-ê de Belfort

•Van-Gennep remarque que certaines régions font commencer le cycle de Noël° après ste-Catherine (25 novembre). Succède une série de fêtes : st.Nicolas, le Père-Noël, le Père-Janvier et le Père Fouettard, les Rois-Mages/Roi du Carnaval, sans parler du petit Jésus. Tout ce monde masculin scande les semaines : sont-ils des héros ? des surhommes ? des références patriarcales ? Ou sont-ils les pendants d'une société gérée moralement par des femmes ?

Certes les femmes dans l'Europe Occidentale n'ont que rarement le pouvoir ou la puissance. Mais elles officient en coulisses ou ont des manières bien à elles de se brancher dans les sphères dirigeantes. Les figures masculines ressortent-elles comme l'apothéose de l'année gouvernée par les mâles ou compensent-elles une apparence de pouvoir qui n'est pas si solide ?

 

Capture d’écran 2017-12-23 à 19

figure de Freia - origine recherchée -

 

Samhain/Samoïn et Beltaine qui marquent les deux temps forts de l'année païenne européenne sont des figures masculines. Les dieux germaniques connus ou retenus sont essentiellement masculins, en dehors de Freia/Freyja (figure entre autres du printemps et de la fertilité). La société était-elle fortement matriarcale ou dominée socialement par les femmes et les dieux compensaient-ils / complètaient-ils dans l'au-delà cette tendance ? ou les mondes terrestre et mythique leur appartenaient-ils ?

De ce côté la liste des saints chrétiens fait la part belle aux femmes : il y en a pour tous les pays ou toutes les langues ! Elles constituent bien une référence sociale et mythique.

L'irruption de la notion de Mère-Noël semble étrangère à nos sociétés et plutot un produit amerlin issu de réflexions contemporaines et non de tradition : c'est à dire plutot une construction intellectuelle. En avons-nous besoin ?

Pour ce jour pas de réponse, seulement des pistes de cogitation…

°le Folklore Français - Cycle des Douze Jours : de Noël aux Rois" de Arnold Van Gennep éd Robert Laffond 1988 pp 2308 (in chapitre-VII §1 observations générales)

 

 

 

 

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