st-Sylvestre
"Au 31 décembre, je passe la soirée avec la télévision, mais je m'habille !" (comprenez avec des vêtements de fête)
"Au 31 décembre, je passe la soirée avec la télévision, mais je m'habille !" (comprenez avec des vêtements de fête)
*Après le manifeste de Claude Levi-Strauss sur le Père-Noël en 1952, il semblait difficile de récupèrer une tradition européenne : et bien Coca-Cola l'a fait ! Dans le pays même de l'analyse, on entérine un Père Noël hommage à la marque de soda pseudo-cocaïnée, comme si ce dernier avait été inventé par les Ricains.
Rappelons cependant que le Père-Noël est la forme laïque de st-Nicolas qui lui, était déjà habillé de rouge par tradition cléricale.
Ils sont efficaces Outre-Atlantique, ils s'approprient le bien même immatériel des autres, nous le revende ensuite ! Et nous sommes assez imbéciles pour tout gober ! Ainsi le Musée Grévin de Paris présente le personnage mythique du XX°siècle avec une bouteille à la main… et pas du Beaujolais Nouveau ??! S'il fallait lui asséner une boisson, cela aurait été plus pertinent de lui mettre de l'aquavit !
*Un résumé de la situation sur cette page…
Le Beaujolais-Nouveau est arrivé ce 3° jeudi de novembre : vin jeune (quelques semaines), donc sans personnalité (non fait), qui a été trimbalé et secoué au delà de toute mesure !
C'est un primeur, pas un grand vin, il sert de support mercantile à une débauche officielle de moyens et de gosiers.
C'est une boisson bon marché, pour s'enivrer avec des amis ou des inconnus amateurs de cette modeste boisson survendue.
La Fête du Beaujolais-Nouveau a commencé dans les années 195… à Beaujeu, la capitale du Beaujolais… avec des tâte-vins
*Dans les années 196… on en a fait une fête lyonnaise avec des verres de bistrot sous le titre : "le Beaujolais Nouveau est arrivé !", mais cela ne prend pas bien. À Lyon, on lui préfère les Côtes du Rhône ; seuls les étrangers ou les nouveaux Lyonnais (ce qui veut dire la même chose pour les autochtones) s'y laissent prendre.
*Dans les années 197… la fête se porte jusqu'à Paris ! … dans le Palais de l'Assemblée Nationale en 1975. Les média nationaux, les points de rassemblement tels les gares, les bistrots, les brasseries, en font une attraction incontournable de la saison. La liesse se fait dehors, dans la bonne humeur : une occasion sociale. "Une boisson de Parisiens" dit-on à Lyon.

dans les locaux du Progrès le 15 novembre 1973 : toute une France (Archives du Journal)
*Dans les années 198… la fête collective de rinçage du gosier est devenue internationale, notamment avec des ventes incroyables au Japon, dont le vin n'est pas une spécialité ! Elle s'accompagne alors de démonstration en tous genres, de transports spéciaux.
collection webcaviste.com
*Puis le primeur part à l'assault du reste du monde dans les années 199…
Mais sa nouvelle réputation nuit aux Beaujolais de qualité, ceux qui se forment au fil des mois dans des fûts en bois, chez des producteurs qui ont dû faire des efforts énormes ses 10 dernières années pour regagner la confiance des amateurs de vrais vins. Vivent les Fleurié, Morgon, st-Amour, Brouilly, Juliénas…
une autre vision de cette histoire récente sur ARTE
et pour en savoir + -<avec le directeur de l'Inter-Beaujolais>
"Et depuis 2011, des centaines de milliers de licenciés nous rejoignent. Nous les voyons tomber, nous leur faisons de la place. Nous savons, eux comme nous, que c’est inévitable.
D’ici,[en bas] on distingue à peine ceux qui sont restés en haut, il faut faire un effort de mémoire. Nous savons comment ils vivent, ce qu’ils mangent, ce qu’ils achètent, comment ils s’habillent et se déplacent, parce que nous y étions encore il y a peu. Mais la misère impose ses oublis, et je crois que cela nous sauve un peu. Ceux d’en haut, en revanche, ne nous regardent pas. Ils ne le peuvent pas. Il reste les journalistes, les informateurs qui essaient en vain de raconter la pauvreté, les expulsions, le pourquoi de ce suicide. Comment le pourraient-ils ? Si on ne vous a jamais coupé l’électricité, l’eau, ou les deux, votre idée de la misère, c’est du toc. Voilà pourquoi je peux vous être utile aujourd’hui. C’est l’expulsée qui raconte."
extrait d'un récit européen à trouver sur PressEurop en 3 épisodes, très instructifs…
Dans les séries ou les films des USA, certaines expressions reviennent comme des refrains.
Outre Morphée sans qui le Ricain moyen ne dort pas, il est souvent question de choix.
"je n'ai pas eu le choix", "c'est mon choix", "tu dois choisir".
En général, ce sont des choix de vie qui sont en cause. La détermination de sa vie semble un point important, récurrent que les scénaristes et dialoguistes amènent à longueur de temps. En sont-ils persuadés ? Est-ce un fondement de la vie américaine ? Cette notion fait-elle partie à ce point de l'éducation de ces anglo-saxons ? ou est-ce un ressort de récit quand ils n'en trouvent pas d'autre ?
Cela sousentend plusieurs contre-notions qui nous difféncient de ces occidentaux : l'individu est maître de sa vie, il n'est pas encombré d'antécédents ou de racines qui pré-déterminent ses actes, il n'a pas un environnement contraignant, canalisateur, il ne suit pas de modèle social ou culturel. Seule sa volonté ou sa motivation compte. Il n'a pas non plus de référence culturelle qui le guide officiellement…
Il n'y a pas non plus de notion de destinée, comme chez les orientaux. Les Ricains sont libres !
Ce qui est gênant dans cette image, ce n'est pas le trait d'humour concis et esthétique, mais la dichotomie qu'elle impose : comme s'il n'y avait qu'un Occident bien homogène et un Orient monolithique…
Rappelons que l'Occident commence au Caucase et finit au Détroit de Bering, comprend les régions entre le Groenland et le Cap de Bonne-Espérance ou le Cap Horn…
et que l'Orient débute à l'Est de la Méditerranée et s'étend jusqu'à l'archipel nippon !
Cela fait du monde et des cultures, non ? pas deux !
histoire de se détendre…
Gustav Pazaurek (1865/1935) : le Mauvais Goût s'expose !… à Hambourg
(jusqu'au 27 octobre 13)
Le Mauvais Goût d'il y a un siècle accommodé à celui d'aujourd'hui ! Vous pouvez même échanger ou changer d'objet… si vous manquez d'idée de sortie…
G. Pazaurek a développé un système complexe de catégories pour toutes sortes de fautes, manifestations du mauvais goût.
Mais le quitch, c'est ce qui détourne de la mode… oups !
•Les tarifs d'Électricité de France augmentent.
-40% du prix du kwh représente le coût de production,
-35% du prix du kwh répond à l'acheminement (on perd combien de kw dans le transport de l'énergie ?) et au service du réseau,
-25% de ce prix sont les taxes perçues par l'État.
•Mais on ne sait pas réellement combien coûte l'électricité produite : non communication des comptes !
•Et le coût de l'abonnement, si ce n'est pas l'acheminement et le réseau, est-il l'investissement ?
-L'investissement, comprend-il la recherche dans le nucléaire ? le traitement des déchets ?
•Mais ce que l'on oublie, c'est que l'État reçoit 2 milliards par an de dividande des 84% qu'il détient dans l'entreprise !
•Que paie-t-on encore ?
•et ÉdF a 5 milliards de déficit aussi !!
source C'est dans l'AIr (F5) du 12/07/13
Les nouveautés des USA arrivent dans les sociétés européennes avec un décalage d'une dizaine d'années.
La nouveauté actuelle aux USA est qu'il n'est plus nécessaire d'écrire = à la main, càd de calligraphier - : tout se fait sur clavier, à quoi bon prendre un stylo, un crayon ? Beaucoup d'élèves ne savent même plus lire les caractères cursifs, ils baignent seulement dans les caractères typographiques… Ce sera donc le cas dans notre société dans quelque temps !
Un vrai clivage de génération… ou de civilisation.