Réformes Langue française -6

Certaines réformes grammaticales sont apparues pour la langue française.

Si on parle de "la boulangère" s'agit-il de "la femme du boulanger" ou d'une professionnelle ?

Quand on parle de "l'ambassadrice" s'agit-il de "la femme de l'ambassadeur" ou de la responsable de l'ambassade ?

Doit-on réfréner l'élargissement de nos concepts professionnels au nom de la tradition ou accepter la féminisation des professions traditionnellement masculines ?

"Professeure" ne défrise pas les prof ; pas plus qu'auteur et auteure…

Ne faut-il pas s'ouvrir l'esprit ?

Si l'on doit faire la distinction entre la personne qui fait le pain et celle qui tient la caisse, l'imagination des Français trouvera bien dans les années qui viennent une manière de distinguer l'épouse qui tient la boutique… Après tout elle est caissière, gestionnaire… sera-t-elle toujours la conjointe du type qui fait la boulange ?

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Réformes Orthographe Française -5-

Les réformes de l'orthographe française ont toujours du mal à passer.

Pourtant, on pourrait s'accorder à rectifier certaines anomalies de la langue pour faciliter l'apprentissage ou corriger les méandres des histoires de l'orthographe.

Pourquoi "chariot" et "charrette", puisque c'est la même origine ? On pourrait accepter les deux, non ?

"Souffler" et "boursoufler" sont anormaux

"Bonhomme" et "bonhomie" relèvent du même problème à corriger.

On admet bien deux écritures pour "clé" et "clef", pour "cuiller" et "cuillère", "paie" et paye".

Pourquoi ne pas faire de même ?

 

"Vraisemblable" relève d'une autre source, mais pourrait s'écrire "vraissemblable" si on le souhaite.

 

à suivre selon les rencontres

 

 

 

 

 

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Des Amours…

Petites Histoires de Pachyderme

Et la reine du pâté d'habitations s'éprit de celui qui se prenait pour le roi : le Gueulard ! Il était son premier amour… Elle était son trophée. Il se pavanait, elle exultait : un homme s'intéressait à elle, cette jolie ado, ego-centrique et orgueilleuse : cela les légitimait tous les deux dans leur rôle.

Ce fut une éclosion de sensualité dans la rue et les abords. ils s'embrassaient éperdument, ils se donnaient à voir : lui à sa bande, elle à ses copines… Les voisins étaient leur public. Elle se prenait pour une femme, alors que ses copines n'étaient encore que des filles. Il se prenait pour un caïd et roulait des mécaniques (à tous les sens du terme), dominant le monde de son regard et de sa voix quand il appelait sa reine depuis le trottoir ou depuis sa fenêtre presque en face. Elle répondait flattée qu'il ait besoin d'elle et que son amoureux se manifesta impérialement et souvent…

Les mères, elles s'ignoraient. L'enfant de l'autre n'était aucunement bienvenu chez chacune.

Les rencontres se faisaient donc dans la rue. Puis, attendant que la mère fût partie, ils s'introduisaient dans le logement libre et s'enfermaient dans la chambre. Elle était toute dévouée à son amoureux. Il était arrivée à une étape de sa vie, il se voulait homme et seigneur, et la belle adolescente blonde et fine le confirmait dans son statut. Mais la Reine avait l'habitude de faire marcher son monde, et que son monde tourne autour d'elle. Le Gueulard n'était pas arrivé à ce stade pour obéir et vénérer une femelle.… Les prises de becs étaient donc fréquentes et hautes en décibels, chacun voulant que l'autre s'occupa et combla son ego. Ils se séparèrent maintes fois, pour se retrouver au vue de tous avec toutes la frénésie de leur jeunesse traumatisée.

Chaque fois qu'il y avait séparation, les mères essayaient, discrètement et séparément de ramener sa progéniture au bercail. Mais en vain, l'attraction était telle, qu'ils revenaient l'un à l'autre.

Le Gueulard voulut aussi s'installer dans la maison de sa belle… Il se comportait en seigneur, se faisait servir, il voulait être comblé.… Il en prit tellement l'habitude quand la Sans-gène n'était pas là, qu'il s'oublia et s'installa dans le salon, commandant ce dont il avait envie. La Mère Sans-Gène observa la scène et attendit d'être seule avec sa fille pour lui demander, si être traitée de la sorte était une satisfaction, si elle devait être soumise ou libre, etc… La Reine trouva des excuses à son seigneur, éludant le problème.

Mais la scène eut tôt fait de se reproduire : la Mère Sans-Gène reprit sur le champ le pseudo seigneur et lui dit "pas de ça chez moi !", lui énonçant les valeurs des Gauloises ! Il fut mis à la porte manu-militari. La Reine pleurait, l'appelant, criant. Mais la Sans-Gène maintient sa position et sa fille… mineure. Celle-ci s'enfuit, mais la maison du Gueulard, en l'occurence de la Gueularde, était occupée par celle-ci. Les deux amoureux se retrouvèrent dans la rue, au vue et au su du public fatigué de ce vaudeville.

Un peu plus tard, Gueulard s'imposa chez la Sans-Gène, en mettant dans la tête de la Reine que tout allait bien se passer, qu'il serait courtois, que sa mère ne pouvait s'opposer, etc… Ils se faufilèrent dans la chambre, la Mère Sans-Gène dans sa maison ! Trouvant que le manège fonctionnait bien, ce fut une habitude. Mais le loup dans la bergerie a beau se déguiser, il reste un loup.

 

à suivre…

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Mauvaise Saison

Petites Histoires de Pachyderme…

Avec la Toussaint commençait la mauvaise saison tempérée.

Le ciel était régulièrement gris, bas… La température voisinait les 10°C en journée et descendait vers 5°C la nuit. Le matin le brouillard nimbait la ville et s'éternisait. Certaines fois, la bise se levait et nettoyait le ciel laissant apparaître un soleil froid…

La nuit envahissait la rue dès 17h30 et la rendait maussade. Le square à côté s'était dénudé et seul le gazon restait vert. Les corynthes et les hibiscus s'étaient dépouillés tout seuls. L'humidité était superficielle, car il ne pleuvait que peu, quelques dizaines de minutes à chaque fois et en ne mouillant que les passants. Les arbres, arbustes du paradis de Pachyderme étaient secs. Le sol était devenu poussièreux.

Pachyderme sortit ses chaussures doublées, les chaussettes de laine et son blouson fourré. Il mettait son bonnet dans sa poche au cas où…

Au petit déjeuner, il tartinait maintenant son pain de miel que lui avait donné le Coureur pour service rendu.  À midi il prenait une collation à son travail avec ses collègues, car il n'avait les moyens financiers de manger au restaurant. Le soir après sa soupe, il il bouillait des châtaignes qu'un cousin lui apportait chaque année à cette époque, il les mangeait avec du beurre salé. Il finissait par sa sempiternelle pomme à laquelle il ajoutait maintenant des noisettes ramassées par la Jardinière…

Il commençait ses soirées plus tôt : il allumait son ordinateur sur des concerts de rock'n roll de sa jeunesse, il se couchait dans son duvet et mettait son casque afin de savourer au plus près les solo, sans déranger ses voisins…

Le matin, il n'aérait sa chambre sans chauffage que 10mn. L'immeuble étant construit de mâchefer, la chaleur restait bien et Pachyderme ne chauffait qu'en hiver ou quand sa fille venait.

Les fins de semaine, il ne tournait plus dans le pâté d'habitations, il passait de l'arrêt de bus à son logement : direct. Heureusement, de temps en temps il croisait un voisin avec qui il  taillait la causette de longs quart d'heure, à l'abri dans les escaliers. C'est là qu'il apprenait les nouvelles et les anciennes du quartier…

 

à suivre…

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la Fille de la Sans-Gêne

Petites Histoires de Pachyderme

La Mère Sans-Gêne avait une fille, unique…

Petite fille d'industriel du quartier, elle avait la légitimité des héritiers…

Elle avait choisi ses copines de classe parmi celles qui la valorisaient et avaient les mêmes moyens qu'elle. C'était un clan qui faisait sa vie dans le nombrilisme. Elles se promettaient de tenir le haut du pavé… dans le quartier !

Son père s'était écarté de la vie familiale quand elle avait douze ans et cela avait été un traumatisme. Elle allait le voir toutes les semaines, et elle se fondait dans ce père ponctuel… La Sans-Gêne avait tout fait pour que cela se passe bien, mais avec l'adolescence les exigences de la fille devinrent difficiles à satisfaire.

Les caprices étaient devenus des crises, les exigences des dûs, les fanfaronnades un style : elle se prit pour la reine du coin…

Puis le père mourut d'une longue maladie invalidante dont il avait tenu à protèger sa fille. Ce fut un long cri qui déborda la maison, puis un repli sur soi, un isolement dans le mutisme et la prostration : "pourquoi moi ?", "Pourquoi mon papa ?". Elle gémissait ou hurlait. Elle en voulu à ses amis d'avoir encore le leur. La Mère Sans-Gêne fut exemplaire. Elle laissa la peine de sa fille s'exprimer, elle l'entoura, elle fit venir ses frères et sœurs, ses nièces et neveux pour resserrer les liens. Elle lui faisait ses plats préférés dont l'odeur était censée lui ouvrir les sens sur les bienfaits du monde.

Elle finit par retourner au collège, ses amies l'entouraient et la protègeait. Ainsi passa-t-elle son adolescence…

à suivre…
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Benêt*

Petites histoires de Pachyderme

Le Benêt était le neveu de l'Anti-Poufiasse de l'allée à côté. Il passait souvent la voir. Il était simple, discret, de bonne compagnie.

Il avait cinq centres d'intérêt : lui, la météorologie, le football, les trains, sa tante ou sa fille.

Il y a quelques années, il avait deux préoccupations : sa tante et lui, non lui et sa tante.

Avant il y avait son emploi, mais il prit sa retraite. Il était resté toute sa vie dans une banque, alors qu'il n'aimait pas les chiffres. Il aimait le français et les langues et ne trouva jamais la force et la volonté de changer de travail ou de demander le service de la communication de sa banque. Il manipula des nombres, des chèques et des espèces toute sa vie professionnelle. Chez lui, il collectionnait les mots, les grilles de mots croisés pour sa retraite. Cela lui prit des mois pour remplir les grilles qu'il avait amassées.

Il collectionnait les mots inhabituels : il s'enrichissait.

Il notait aussi la température de sa station-météo tous les jours. Ensuite il calculait les moyennes mensuelles, puis les annuelles sur des cahiers qu'il accumulait sur une étagère. Cela ne faisait de mal à personne, cela l'occupait.… comme il avait noté sa caisse tous les jours de travail, il notait d'autres chiffres.

Il comptait également les livres qu'il lisait. "J'ai tant de livres à lire pour ma retraite". Deux ans après il annonçait "j'ai lu tant de livres depuis ma retraite". La quille ! Mais il ne savait dire que le titre et le nom de l'auteur. Ce que racontait le livre, il le gardait pour lui et n'aurait pas pu participer à un club de lecture comme il y en avait dans la ville. Il lisait pour lui, il ne savait pas partager.

Il allait à tous les match de foot de l'équipe de sa ville. Son frère pariait sur les sports, pas lui.

Son frère vivait chichement d'avoir mal gouverné sa vie, lui vivait confortablement, sans dépenses inutiles toutefois.

Benêt ne parlait pas, il déversait… il se déversait. Au plus fort de son discours, quand il quittait sa sellette, il citait son frère-jumeau. Il n'avait opinion sur rien, il répétait. Il ne se renseignait sur rien, il reproduisait.

Quand sa tante mourut, il en parla encore pendant un an, tant ce sujet était une ritournelle. Ne vous trompez pas, il ne l'aimait pas, elle l'agaçait. Il ne voulait rien lui devoir, mais ne savait pas lui dire non. Il faut dire qu'elle était tyrannique. Elle était assez obsédante pour son entourage (voisins ou famille) et elle savait occuper son monde.

Benêt était divorcé et avait deux enfants-adultes : un fils et une fille. C'est sa fille qui le prenait pour un benêt. Elle savait profiter de lui, lui soutirer service et argent, sans gratitude, comme un dû. Il suivait, pliait, il la prenait pour une princesse. Princesse lui faisait la liste des cadeaux à lui offrir et les boutiques où les trouver. Lors des fêtes, elle lui ordonnait quoi amener.

Il s'aérait tous les jours. Tous les deux jours il allait au supermarché pour croiser du monde. Il mangeait la même chose tous les deux jours. Il allait dans la vieille ville deux ou trois fois par semaine selon les saisons. Il y avait ses habitudes, ses restaurants où on ne le considérait même pas. Mais il voyait du monde, croisait des touristes avec qui il échangeait des banalités de bon aloi, toujours les mêmes ! Mais comme ce n'était jamais les mêmes personnes, cela l'occupait fort civilement.

Il était doux, agréable, et vide.

à suivre…

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Semaine de l'Anti-Poufiasse

Petites Histoires de Pachyderme

Avant sa maladie, l'Anti-Poufiasse avait un emploi du temps bien organisé.

Le mardi elle faisait le repassage le matin et allait dans une association l'après-midi, le mercredi elle allait voir ses copines dans une association du centre ville, le jeudi elle allait se promener, faire du lèche-vitrines, ou regarder les roses du parc selon la saison, le vendredi elle faisait ses courses dans les magasins de son quartier, le samedi elle faisait le ménage, puis sortait avec des amis, le dimanche elle invitait… le lundi elle rangeait, nettoyait et faisait la lessive. Rien ne pouvait lui faire changer son rythme.
Lui proposer une sortie le mardi était voué à l'échec, car elle était déjà occupée. Si elle était malade le vendredi, elle cherchait quelqu'un pour lui faire ses courses, si on lui proposait de passer la voir un vendredi, cela ne se faisait pas.
À 17h30 au plus tard, elle était chez elle. Elle regardait alors un jeu à la télévision. Le matin, elle mettait la radio, une station populaire où l'on râlait beaucoup et où on avait un avis sur tout… Elle s'en gavait hochant la tête d'approbation à chaque intervention. Elle n'analysait pas, elle ne comparaît pas : elle s'imbibait et se confortait.

Entre ses activités, elle surveillait les allées et venues dans l'immeuble, dans la rue. Écoutant, épiant, passant la tête par la fenêtre. On ne sait pas si elle notait ou si elle mémorisait… ou si elle oubliait vite et reconstituait !

Quand elle rencontrait Dragon-4° ou que celle-ci frappait à sa porte, elle faisait son rapport : qui était sorti avec qui, qui était allé chez qui, qui recevait des visites régulières : "qui faisait quoi". L'autre était très satisfaite, car elle tenait son monde droit ; elle en avait certains à l'œil…

à suivre…
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Samhain/Samoïn

*Quand va-t-on utiliser les noms d'origine du 1° novembre ?

•Le 1°novembre est une vieille fête européenne qui marque le début de la saison froide. Il a été christianisé en "Tous les Saints" au VIII°siècle.

"À Rome, cette Tous Saints existait certainement dès le Ve siècle. Elle est déplacée une première fois à la date du 13 mai en l'an 610, par le pape Boniface-IV. Ce jour là, il fait transporter dans l'ancien temple païen du Panthéon toutes les reliques des martyrs des catacombes romaines. Le Panthéon devient l'église "Sainte-Marie et des Martyrs".

Un siècle plus tard, cette fête est transférée définitivement au 1er novembre par le pape Grégoire-III, qui dédicaça en ce jour une chapelle de Saint-Pierre de Rome en l'honneur de tous les saints." extrait de Croire de la Croix 

•Pour la contreverse lire un article du Nouvel-Obs de 2012

Capture d’écran 2017-10-29 à 20

les fêtes du calendrier celtique (les illustrations sont fantaisistes)

 

 

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Antécédents de Perché

Petites histoires de Pachyderme

Perché avait été trouvé un matin d'automne, juché sur le mur de fond des cours, caché sous un hou centenaire. Il n'osait pas bouger et semblait avoir peur de tout. Pachyderme, faisant son tour matinal dans la cour avait observé le comportement inhabituel des autres chats. Pourquoi se rendaient-ils sous le hou si souvent, mais ne passaient pas.

Au bout de trois jours Pachyderme déplaça une chaise de jardin et y monta afin de se rendre compte. Il découvrit une boule de poils dorés, apeurée. Quand il avança la main pour la tranquiliser la boule recula d'un bon. Un chat de plus se dit Pachyderme qui en avait vu d'autres. Les jours suivants le chat était toujours là. Il ne semblait pas descendre de son observatoire/cachette.

Le cinquième jour, Pachyderme lui apporta de la nourriture. Le Chat Perché attendit qu'il descende de la chaise et se retire pour prendre de sa gueule la gamelle et la poser en lieu moins exposé. Il avala le tout comme quelqu'un qui n'a pas mangé depuis longtemps. Pachyderme lui apporta aussi de l'eau pour le réhydrater. Le petit félin amaigri n'en fit pas cas tout de suite. Pachyderme lui apporta de la nourriture ainsi, 2 à 3 fois par jour en fonction de son travail. Perché mangeait tout évidemment, rendait la gamelle propre, toute lêchée.

Au bout de quelque temps, Pachyderme, lui mit l'eau sous la table du jardin, puis sa gamelle de pâté. Perché attendait que tout soit calme et descendait manger. Puis on le vit passer dans le jardin avec les autres chats, tout en retournant se réfugier sur le mur, sous le hou.

Pachyderme mena une petite enquête : d'où venait ce chat ? Il apprit par un habitant qui soignait quatre chats du voisinage, que des habitants avaient déménagé il y a peu et que le chat venait peut-être de chez eux… Il ne savait pas son nom. On le nomma donc Perché.

Le Chat Perché passa ainsi plusieurs semaines sur le mur. Il voyait les autres chats aller et venir dans les cours, enjamber les fenêtres, se frotter aux jambes des humains, mais ne s'approchait pas. Peu à peu Pachyderme entreprit lentement, patiemment d'avancer une main pour caresser Perché. Perché avait peur au début, il ne le connaissait pas suffisamment. Puis il laissa l'humain approcher.

D'autres chats venaient à la fenêtre de Pachyderme. Ils recevaient une caresse, mangeaient quelques bonbons pour félins domestiques. Ils étaient câlins. Ils ne s'installaient pas, ils passaient…

Un jour Perché, suivant les autres, monta aussi sur la fenêtre pour voir. Quand il aperçut Pachyderme, il s'enfuit à toutes pattes… Mais il revint. Pachyderme lui donna de la nourriture et de l'eau sur sa fenêtre. Perché vint s'alimenter tous les jours. Puis il entra chez Pachyderme, s'enfuit, revint. Il acceptait les caresses sur la fenêtre, puis s'enhardit à l'intérieur de l'appartement. Il devint familier. Il avait besoin de se faire adopter semble-t-il… Il était doux, gentil, craintif.

Pachyderme observait cet animal esseulé comme il aurait aimé que l'on l'observât. Il le laissait aller et venir, lui ouvrait la fenêtre pour qu'il rentre. Il le caressait, le câlinait. Perché l'attendait certains soirs, certains matins. Il demandait à sortir le soir pour sa vie nocturne, il revenait quand il entendait Pachyderme s'animer dans l'appartement. Ainsi se fit une vie à presque deux…

à suivre…

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Anti-Poufiasse*

 Petites histoires de Pachyderme

L'Anti-Poufiasse habitait l'allée à côté de Pachyderme.

On l'avait surnommée ainsi, car elle traitait tout le monde de Poufiasse ! C'était plus simple…

Elle avait quelques 90ans et se portait bien ; courait à ses rendez-vous hebdomadaires, surveillait l'immeuble, surtout les locataires. Elle prêtait main forte au Dragon-4° qui menait tout le monde à la baguette.

Anti-Poufiasse la secondait de son mieux, se sentant utile pour le bien de tous.

 

Depuis plusieurs années, elle avait un comportement étrange, que les voisins ne comprirent pas, car ce n'était pas permanent.

Quand on la croisait, elle marmonnait "on ne savait quoi" : prières, reproches, commentaires.… ? Parfois on l'entendait crier ou implorer. Mais cela ne durait pas… Puis il y eut des sortes de lamentations de chez elle, qu'on entendait quand ses fenêtres étaient ouvertes, mais aussi de l'intérieur de l'immeuble à travers les cloisons.

Puis elle se mit à taper, le jour, la nuit, sur les murs avec le manche de son balai et prononçait des incantations. Pachyderme, dont elle était contigüe, en était réveillé à 23h ; cela durait 1h à 2h.

Un après-midi, alors qu'un cambriolage avait eu lieu dans l'allée, la veille, elle était descendue en déshabillé blanc, transparent, court et témoignait de ce qui se passait dans l'immeuble : des messes noires. Elle tournait et retournait dans l'entrée de l'immeuble, en pantoufles, ne se décidant pas à remonter chez elle. Elle avait tout vu, tout entendu ! Il y avait des allées et venues.…

Elle écrivit à la régie pour la prévenir de ces méfaits et attendait tous les jours une réponse, ce pourquoi elle était descendue à la boîte aux lettres.

Puis elle se mit à jeter ses déchets par la fenêtre de la cour.

Son neveu venait toutes les semaines pour la voir. Il la tranquillisait, lui faisait la conversation. Il ne remarqua rien jusqu'à ce que le Dragon-4°exigea qu'il nettoya la cour !

Puis Dragon-4° voulant se débarrasser de ce sujet encombrant, fit signer une pétition pour l'éjecter de son appartement, dont l'Anti-Poufiasse était propriétaire… Pachyderme, n'y tenant plus de ses nuits sans sommeil, signa !

Dragon-4° alla même jusqu'à porter plainte contre elle au commissariat de police ! Pachyderme approuva.

En fait l'Anti-Poufiasse était atteinte d'une maladie d'Alzheimer…

 

à suivre…

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