de la Société d'Avant 1968…

À ceux qui se plaignent de 1968…

Avant 1968, la société française, les sociétés européennes étaient corsetées. On n'y faisait pas ce que l'on veut, on ne disait pas n'importe quoi. Tout était calibré, convenu, sous-pesé, contrôlé, normé.

Avant cette époque, le contrôle social est énorme, à tous les coins de rue, dans tous les lieux de travail. On vous forme jusqu'à ce que vous soyez ortho-normé !

Tout est organisé socialement, professionnellement, culturellement, tout individu sort d'un moule. Aucune fantaisie n'est permise sous peine de "radiation".

Pour avoir une place dans la société, il faut avoir une famille. Un homme est responsable de sa femme, de ses enfants. Une femme est à peine responsable d'elle-même. Le statut d'enfant n'existe pas.

Les gars vont ensemble dans des sorties à eux, avec des jeux à eux. Les filles restent entre elles. Celles qui côtoient les garçons gagnent une mauvaise réputation, sont qualifiés de "filles faciles" et elles ne peuvent pas faire semblant, car la pression des adolescents ou des jeunes adultes sur les (jeunes) filles sont fortes. Pour eux, c'est à qui "en lèvent" le plus. être coureur est peut-être mal vu dans les familles, mais une gloire entre les mâles.

Les garçons font leur service militaire et se marient après - normalement -. Au premier enfant le père devient responsable de famille et digne. Son épouse dépend de lui, comme elle a dépendu de son père avant de se marier. Impossible pour d'ouvrir un compte en banque sans l'autorisation du chef de famille. L'épouse n'est que sous-chef.

Une femme doit avoir les cheveux attachés, de préférence relevés, la mode des cheveux courts est un affranchissement. Jusque dans la fin des années 1950… une femme ne sort pas sans chapeau. Dans les années 1960… elle peut nouer un foulard pour se couvrir la tête. "Sortir en cheveux" c'est à dire tête nue et pas coiffée, classe une femme de mauvaise vie. Les femmes ne portent pas de pantalon (celui-ci est l"appanache des hommes "porter culotte").

Rappelez vous ce que dit un homme au boulanger dans Pagnol "tu es marié et tu ne sais pas ce que fait ta femme ?" = déconsidération.

La femme a la responsabilité de son foyer, sous tutelle de son mari. Elle est femme, ce qui est dans la langue française aussi bien le féminin d'homme que celui du mari. Elle veille à la bonne tenue du foyer. L'école primaire la forme, et le certificat d'étude primaire sanctionne son savoir-faire de bonne citoyenne. Elle doit tenir son mari, être assez attractive pour qu'il n'aille pas voir ailleurs, ne dépense pas l'argent du foyer à tort et à travers. Mais en fait, le mari fait ce qu'il veut. Toutefois son épouse doit veiller à sa santé, sa garderobe. sa présentation… Il en va de leur statut.
Une épouse qui ne tient pas son foyer propre, ses enfants soignés et son mari en bon état est déclassée.

La déconsidération sociale est vite faite. On ne vous parle plus, ne vous salue plus. Quelqu'un qui est "considéré" reçoit en revanche les saluts de nombreuses personnes. Vivre dans l'indifférence est difficile. Vous ne pouvez attendre aucune aide, aucun service.
Pour être pris au sérieux, il fallait être bien habillé, ne pas ressembler à un saltimbanque ou un râté, rester modeste à la hauteur de son statut économique… Sinon pas de place publique.

Un jeune ne contredit pas une personne plus âgée, surtout si cette dernière a "fait" la guerre, et il y en a eu à toutes les générations… Le respect est le maître mot et il est exigé, inculqué.
On ne répond pas aux adultes quand on est enfant. On subit, on suit, on obéit. Il n'existe de mode vestimentaire comme on l'entend de nos jours qu'à partir des années 1970… (?) Les enfants ne décident rien de ce qui les concerne. On est mineur jusqu'à 21 ans.

On se tient droit, en marchant, en s'essayant, en vivant. Ne marchent le dos courbé que les gens accablés par la vie, ne se vautrent dans les fauteuils que les Vaut-Rien, ne pas vivre droit, c'est être un râté, ne pas être digne de la société.

Le mot citoyen est peu revendiqué. Il faut être "quelqu'un" ; vu de notre époque, c'est linguistiquement ironique.

Alors à ceux qui regrettent 1968, faîtes un stage à remonter le temps pendant quelques semaines et redonnez-nous ensuite vos impressions !

 

 

Posté par divaguer à 15:24 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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Et Voici les Vacances d'Été

En France, les vacances d'été sont le grand et long rituel de rupture du rythme quotidien. C'est une pause dans la société : une partie du pays s'arrête et profite de la vie ou change de vie.
Regain d'activités ou suspension d'activité…
De plus en plus de Français partent à nouveau en vacances. Quels sont les points forts de cette phase ?

Certains partent 6 fois dans l'année. 70% des Français partent au moins 1 fois, quelques jours ou plusieurs semaines : il y a une grande diversité. 30% des Français participent à 50% des départs.
Mais ne nous trompons pas, tout le monde ne prend pas de vacances payantes.

Dès qu'il y a un chômeur de moins, 6 personnes en profitent.


Les étrangers sont de retour. (ils ne sont pas au courant des grèves dans la SNCF - ils  ne viennent pas avec Air-France !) : ils viennent en voiture ou en avion de lignes étrangères.

Remettons les pendules à l'heure :
89 millions de voyageurs internationaux passent en France (et non prennent leurs vacances en France comme se plait à le dire la presse qui n'est pas à une erreur près)…  On est 1° en nombre de passage (routiers, voisins, vacanciers, voyageurs, etc…), mais en chiffres d'affaires la France est le 3° ou le 5° pays de dépenses touristiques (derrière les USA 186 milliards $ de CA et l'Espagne).
Un million d'emplois lui sont consacré directement et 1 million indirect : c'est toute une économie. Les Chinois sont 2,5 millions à venir en France, mais ils sont 5 millions à aller en Russie.
Nous avons un problème d'infra-structure, le territoire est mal couvert… La concentration se fait sur Paris, la Côte d'Azur, les stations d'hiver des Alpes, les châteaux de la Loire.
La sous-traitance virtuelle a élargi l'offre. Le tourisme buissonnier se développe également, lentement !

Pour certains Français, le budget (hébergement + nourriture + dépenses annexes) est de 30€/jour et par personne (15% de la population). Le budget moyen est de 430€ par personne pour les vacances en France. Il faut dire que les vacances ne sont pas toujours marchandes. En 1°lieu on va dans la famille (70%) ; il y a les résidences secondaires qui servent de lieu de vacances. Il y a les vacances avec les amis, chez les amis, il y a encore les vacances sociales ou associatives, etc…

Le plus souvent, les vacances sont préparées, organisées par les femmes…

Avec internet, le client n'est plus seulement un consommateur, mais c'est aussi l'ambassadeur des lieux qu'il apprécie. En plus des anciennes cartes postales indispensables, les auto-portraits, les galeries-web, les blogs promeuvent les lieux de vacances. Les services de sous-traitance ont révolutionné le milieu. La 1/2 des voyageurs se passe d'agence de voyage. Le monde des professionnels du tourisme est en train de changer. Le monde des vacances s'équilibre…

 

 

avec des extraits de C'dans l'Air de F5 du 29/06/18  

 

 

Posté par divaguer à 17:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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