Petites histoires de Pachyderme

Le Chat Perché de Pachyderme était au spectacle : les moineaux étaient en plein repas sur le bord de la fenêtre Ouest. Accroché à une branche du lilas banzaï, penché sur la mangeoire, caché dans le pétunia, attendant son tour sous les graminées, ils étaient là, occupés à s'alimenter. Perché était là aussi, tendu comme la corde d'un arc, les oreilles dressées, la queue actionnée comme un métronome, les yeux fascinés presque hypnotisant… Il poussait de petits cris réguliers…  Entre lui et les moineaux : la vitre. Tous les matins, les pioupioux allègres l'allertaient derrière le volet. Il était près, la vie commençait, la fraîcheur du matin incitait à se bouger : il y avait du spectacle et tous ses instincts de chasseurs étaient en éveil. Puis les moineaux s'envolaient… et il attendait qu'ils revinssent !

Puis l'heure passait, c'est à dire, la chaleur montant dans la ville, les moineaux changeaient de lieu. Perché alors changeait d'activité… il allait se promener dans les cours où d'autres aventures l'attendaient dans la journée.

Les moineaux revenaient dans l'après-midi à diverses heures selon la saison. Ils passaient, triaient les dernières graines de blé, laissaient le millet… Mais Perché à ce moment-là soit n'était pas encore là, soit avait entamé sa sieste… Couché sur le côté, les pattes sur les yeux comme pour s'isoler de la lumière, il profitait du lieu et de sa sûreté. Un chat heureux pensait Pachyderme qui n'en avait pas la capacité… 

 

à suivre…

 © = texte soumis à copyright